Dévotion est un livre à propos de l’écriture, de ce qui est impliqué par l’écriture. Mais il ne s’agit pas d’un essai général sur cette question. Patti Smith aborde celle-ci de la manière la plus subjective. Et au lieu d’un exposé portant sur ce qui, dans son cas, serait inclus dans le fait d’écrire, elle met en pratique ce qu’implique pour elle l’écriture et qui, ici, n’est pas dit mais effectué.
photographie
Aujourd’hui nous sommes à nouveau le 28 août. À nouveau je peux me souvenir de toi, aujourd’hui. Ce serait ton soixante-huitième anniversaire. Qu’aurais-tu pensé de ce que le monde est devenu ? Te souviens-tu de nous deux ? Te souviens-tu de ce que le monde était avant le SIDA ? Et qu’aurais-tu pensé de ce que le monde est devenu ?
Laurence Leblanc, lauréate du prix Niépce 2016, présente jusqu’au mois de septembre à la galerie FLAIR, à Arles, une sélection de ses photographies. L’occasion de revenir sur son parcours, les thèmes récurrents de son travail, ses partis pris esthétiques et éthiques, les fils directeurs qui traversent sa démarche et mobilisent sa créativité. Rencontre et entretien avec Laurence Leblanc.
L’exposition William Klein vient de se terminer à la galerie Polka. Demeure le livre récemment publié aux éditions Textuel, William + Klein, formidable entrée dans l’œuvre d’un artiste majeur, né en 1928 à New York. Conçu en short cuts, le volume déploie des œuvres et les commentaires de l’artiste, qu’il s’agisse d’anecdotes, de moments, mêlant sa propre biographie et ses travaux au déploiement d’un siècle et des grands noms qui l’ont (dé)construit.
Blackboard, l’exposition de Bouchra Khalili qui a lieu actuellement au Jeu de Paume, présente une série d’installations audio-visuelles (photographies et films). Chacune de ces installations articule un dispositif par lequel des histoires se disent, des mémoires se créent, des fictions s’énoncent – fictions qui sont en même temps des vérités autant que des actes politiques.
Claire est tombée. Elle est allée dans la chambre du fond, là où on range les conserves et les confitures.. . Et soudain, tu as entendu : « Laurent ! Je suis tombée ! »
Quitter Amiens est une épreuve pour les yeux ; disgrâce des faubourgs qui s’étirent piteusement : des bâtiments en tôles rouillées, des maisons isolées, des murs borgnes, toute une architecture disparate et cacophonique.
Cette pièce sert de salle à manger, de salon, de chambre. Une fenêtre donne sur la rue, une autre sur le jardin. Au milieu, une large table ronde recouverte d’une toile cirée ; au-dessus, une lampe à suspension ancienne, en forme de lyre, coiffée d’un abat-jour opaline ; elle diffuse une lumière cuivrée qui rayonne du centre vers les murs comme un astre, et dessine au plafond un cercle diaphane.
Je ne sais pas où j’étais lorsque SMITH a fait cette photographie de moi. J’étais sans doute dans l’espace de la ville, l’espace social de la rue, l’espace social, physique et psychique que l’on appelle « la réalité ».
Je ne pourrais pas prendre mes vacances ailleurs qu’au bord de la mer. J’ai besoin des embruns, de l’air iodé, j’adore découvrir du sable dans mes chaussures quand je les enlève le soir… Il y a une sensualité des grèves, une poésie du littoral qui me sont absolument nécessaires…
Je n’aurais jamais dû accepter d’encadrer cette colonie de vacances en Espagne. Tout ça pour gagner des cacahuètes.
Je suis aux anges. Luc et C. viennent d’arriver, papa et maman aussi (elle semble de bonne humeur maman en ce moment). C’était bien cette baignade, l’eau, pour une fois, n’était pas trop froide et j’en ai profité autant que j’ai pu.
Vous aviez acheté des crabes, vous alliez passer à table. Ça a éclaté comme un orage dans la chaleur de l’été : ta mère a accusé Claire de vouloir tout régenter ; Pierre, pour une fois, a osé prendre la défense de sa vieille mère, la mèche était allumée… Noms d’oiseaux, remarques perfides : dans le registre de la vulgarité et de la mauvaise foi, ta chère maman a été parfaite.
Pierre est né à la ferme. La maternité, à cette époque, n’est pas encore ce lieu incontournable.