À l’approche du 20 janvier 2025 – date épouvantail s’il en est –, un mouvement semble s’être initié avec çà et là des voix qui s’élèvent pour suggérer qu’il est temps de quitter X et Facebook… au profit d’autres plateformes qui seraient plus accueillantes, voire vivables. Sur le modèle même de la pensée d’Elon Musk qui cherche à coloniser la planète Mars avant que la Terre ne soit plus habitable, de plus en plus d’utilisateurs des réseaux dits sociaux songeraient sérieusement à décamper. Tout en se demandant : « Est-ce pour autant une bonne idée ? »

D’après la légende, désireux d’acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes, le roi Mithridate VI (132-63 av. J.C.) avait réussi à s’immuniser totalement contre leurs effets en ingérant régulièrement de petites doses tout au long de son existence. A tel point qu’au moment de se donner la mort, il se rendit à l’évidence et à pied à la caserne la plus proche afin de se faire embrocher par un de ses mercenaires pour pouvoir en finir. Moins d’une semaine après l’élection américaine, dressons un parallèle entre l’empoisonnement antique et le populisme contemporain qui a conduit successivement au Brexit et à l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

L’épidémie de Covid-19 a des conséquences inattendues sur ma personne. En parfait hypocondriaque ayant tendance à la nosophobie, j’ai plus d’une fois cru que j’avais l’intégralité des symptômes de la maladie – à l’exception de la fièvre, d’une toux persistante, de la perte de goût et d’odorat, de maux de tête et de difficulté à respirer. Mais ce n’est pas le plus grave. Au cours de mes nombreuses recherches en épidémiologie domestique entre deux prises de température rectale, j’ai constaté que si la pandémie de Covid-19 avait d’abord remplacé ma colère par une sidération compréhensible, elle m’a rendu plus grossier qu’à l’ordinaire et mené vers cette conclusion sans appel : le coronavirus rend con.

D’après la légende, désireux d’acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes, le roi Mithridate VI (132-63 av. J.C.) avait réussi à s’immuniser totalement contre leurs effets en ingérant régulièrement de petites doses tout au long de son existence. A tel point qu’au moment de se donner la mort, il se rendit à l’évidence et à pied à la caserne la plus proche afin de se faire embrocher par un de ses mercenaires pour pouvoir en finir. Moins d’une semaine après l’élection américaine, dressons un parallèle entre l’empoisonnement antique et le populisme contemporain qui a conduit successivement au Brexit et à l’accession de Donald Trump à la présidence des États-Unis.