Après Rien à cette magie, Meta Donna, Et tout soudain en rien, Suzanne Doppelt fait paraître Un beau masque prend l’air construit par une mise en dialogue avec des œuvres picturales. Entretien avec Suzanne Doppelt.
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L’effondrement, d’Édouard Louis, est un livre pluriel, la narration juxtaposant et entremêlant le commun, le plus banal, le social, et une forme d’étrangeté – étrangeté de l’autre, étrangeté de soi.
Comment écrit-on à trois ? Peut-on penser l’écriture d’un livre où se perdraient, dans l’entremêlement de l’écriture, les voix des poètes qui s’y déploient ?
Ça commence avec Voguer. Le livre passe par les mains de la libraire qui porte un masque sur la bouche et le nez. On est en 2020. Elle retourne le livre. Elle lit la quatrième de couverture : « La nuit des garçons dansent pour conjurer le sort et faire vivre un désir plus grand. » Elle dit : ah oui, on en aurait bien besoin en ce moment. C’était un livre de Marie de Quatrebarbes.
Qu’est-ce qui restera de l’art d’aujourd’hui, l’extrême contemporain, l’art en train de se faire ? Les créations des étudiants qui deviendront artistes, les productions des artistes célèbres, les méconnus d’aujourd’hui et les médiatiques de demain, que deviendront-ils ?
Avec Les sentiers de neige, Kev Lambert écrit un livre sur l’enfance, avec l’enfance, qui s’efforce d’être à l’intérieur du point de vue de l’enfance.
Susan Sontag (1933-2024), figure emblématique de la scène intellectuelle américaine, continue de fasciner par son œuvre protéiforme et la singularité de sa voix.
Avec Trash Vortex, Mathieu Larnaudie poursuit son exploration du pouvoir, en particulier d’un certain mode de celui-ci s’exerçant autrement que par la violence ou le simple fait de donner des ordres.
Du 8 au 12 octobre, se tiendra à Nantes la 24e édition du Festival MidiMinuitPoésie organisé par la Maison de la Poésie de Nantes et réunissant poésie, musiques, arts visuels.
Tout est déjà brouillé lorsque je m’empare de vaisseau instantané, aussi nommé instant shipping, petit livre-carte de Léon Pradeau, paru juste avant l’été.
Le livre de Catherine Weinzaepflen, D’ailleurs, se construit autour d’une idée du monde et de ce qui est impliqué par le fait d’y vivre : l’omniprésence, la permanence de l’ailleurs. Le monde n’est jamais entièrement ici, il implique toujours un ailleurs. Aller vers cet ailleurs, s’y trouver, revient à déplacer l’ailleurs qui persiste au-delà de l’ici.
À l’occasion de la parution du Jour de l’oraison, entretien avec Pierre de Cordova où il est question, entre autres, de Bataille, de Barthes, de poésie, de critiquer Orphée, ou encore d’Aya Nakamura.
Ça commence par deux intégrales de Copi éditées par Christian Bourgois : sur l’une, on le voit tenir une rambarde, à côté d’un lampadaire, sur l’autre, travesti, avec une hache, d’énormes sourcils, comme prêt à en découdre.
Le dernier livre de Luc Bénazet, Métamorphiques, me semble traiter de la rupture.
Nous écrivons des livres, de la critique. Nous écrivons des livres de poésie, des romans, des essais, du théâtre. Nous composons de la BD. Nous publions des livres, des revues. Nous en vendons, nous en faisons la promotion, nous en étudions.
Donc, par définition, nous vivons dans un monde pluriel, nous voulons vivre dans un monde pluriel, nous le désirons : pluralité des pensées, des êtres, des groupes, des sociétés, des cultures, des récits, des subjectivités, des vies. Nous désirons ce qui rend possible et affirme cette pluralité concrète. Nous critiquons, nous contestons, nous nous opposons à ce qui la nie – ce qui en nie la réalité, la légitimité, la possibilité.