À l’initiative de Jean-Max Colard, se déroulent régulièrement les Web-sessions de Beaubourg qui, ce soir, à 19h, dans la Petite Salle du Centre Pompidou, reçoivent le groupe musical électro-punk « Salut c’est cool ».
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Le dessin de la semaine de Rodho. Au FN, on mise sur les autoroutes de l’information… Pour se créer un boulevard ?
Rassemblement, de Judith Butler, interroge les rapports du corps et du politique, la dimension politique des foules et des manifestations. Ainsi, ce livre repense un certain nombre d’idées rattachées au corps et au politique mais aussi l’espace public et les conditions du sujet politique. Judith Butler y développe des analyses particulièrement fécondes du social et de la cohabitation selon une logique de la relation et de la vulnérabilité qui ouvre à une conception renouvelée du politique et de la vie.
Le Service de la Parole au Centre Pompidou inaugure un nouveau cycle dans sa programmation : Web-session avec pour premier invité, Thomas Hirschhorn, ce vendredi 10 février à 19h.
Malgré lui, hier soir, dans l’euphorie nue de sa victoire, Benoît Hamon a été le candidat de la coupure – l’homme politique inattendu, celui, décidément sans image, qui ne doit pas parvenir à l’image elle-même, qui doit se voir coupé de la télévision.
Sortie en poche, chez Piccolo (Liana Levi) du dernier roman de l’écrivain Iain Levison, poil à gratter du confort bien-pensant d’une certaine Amérique, Ils savent tout de vous : certains êtres peuvent lire dans la pensée des autres, un don rapidement utilisé par le gouvernement pour mieux traquer les citoyens.
Ceci est un médicament. Veuillez lire attentivement cette notice avant toute prise.
Si vous avez des doutes ou d’autres questions, demandez plus d’informations à votre libraire ou lisez la critique ci-dessous.
New York le 11 septembre 2001, Paris les 7 janvier et 13 novembre 2015, Bruxelles le 26 mars 2016, Orlando, Istanbul… Des dates et des lieux qui ont plusieurs choses en commun. L’horreur bien sûr en premier. Mais également (et plus insidieusement) une sur-médiatisation liée à la révolution numérique.
Afin d’éclairer sur l’actuel bras de fer entre les radios privées et le gouvernement, j’invite tout à le monde à (ré)écouter l’instant M du 13 juin 2016, l’émission média de France Inter, animée par Sonia Devillers. En effet depuis 22 ans, ces diffuseurs sont tenus de respecter un quota de 40 % de chansons françaises dans l’ensemble de leur programmation. Seulement voilà, seulement 10 chansons, oui 10, représentent à elles seules 70% de cette sélection. Et parmi ces 10 titres, on retrouve parfois le même interprète. Résultat, seuls Maître Gims, Louane, Soprano et consorts bénéficient d’une exposition leur permettant d’accéder mécaniquement aux meilleures ventes et aux Victoires (Universal) de la musique.
Jonathan Franzen l’écrivait en 1996 déjà, dans Perchance to Dream, un article publié dans le Harper’s : « Nous vivons dans une culture fortement binaire.»
Le mutantisme commencerait avec l’affirmation qu’il « nous faut agir pour nous-mêmes, tout de suite », puisque nous serions pris dans une « crise évolutive ». Ici et maintenant sont en crise et il nous faut en sortir – ou disparaître. L’enjeu est vital – ou plutôt il est la vie elle-même : comment non pas rester en vie dans ce monde-ci mais inventer une autre forme de vie et donc un autre monde ?
En ligne sur YouTube depuis le 13 avril dernier, la première de Recettes pompettes, émission humoristique et culinaire produite par le studio Bagel, a déjà été vue 870 295 fois et compte 123 841 abonnements à l’heure où s’écrit cet article.
« J’ai une maladie, je vois le langage ».
L’affection est partagée, et se répand sur Internet comme un virus : taper « Graffiti » dans le moteur de recherche de FlickR ou d’Instagram, ces plateformes de partage de photos sur le Net, c’est risquer la surchauffe du système, l’incendie du hashtag, tant sont nombreux les groupes constitués autour de ce centre d’intérêt. Pourquoi l’univers numérique, dont on se plaît constamment à décrire l’immatérialité supposée, recueille-t-il avec tant de soin, cette écriture à même les murs que sont les graffiti ?
Agoravox en 2005, Rue89 en 2007, Mediapart en 2008… En proposant à leurs lecteurs des contenus fournis par des rédacteurs « non professionnels » n’ayant ni carte de presse ni contrat de travail – et encore moins de rémunération – mais une simple connexion Internet (et un abonnement payant pour Mediapart), les tenants du journalisme citoyen, prompts à dénoncer aujourd’hui l’uberisation de l’économie voire de la société tout entière, ne seraient-ils pas les pionniers du phénomène ? Et de fait les médias en ligne n’ont-ils pas inventé l’uberisation du journalisme sous couvert du participatif ?