De livre en livre, Iain Levison n’a de cesse de dépeindre une Amérique brute et meurtrie, hantée par son passé et où nulle rédemption n’est possible. Dans Un voisin trop discret (aux éditions Liana Levi), l’auteur d’Un petit boulot et d’Arrêtez-moi là explore une fois de plus la psyché américaine avec acuité et une bonne dose d’humour acerbe.

Mécanique de la chute de Seth Greenland paraît en poche aujourd’hui, cinquième roman d’un auteur fidèlement publié chez Liana Levi dans des traductions de Jean Esch. L’histoire commence alors qu’Obama achève son premier mandat et, dans des pages magistrales, Seth Greenland prend le pouls d’une Amérique contemporaine en fragile équilibre sur ses conflits interne, il bâtit sa fresque narrative à mesure que s’écroule l’empire financier bâti par Harold Jay Gladstone, en une comédie humaine et sociale qui tient tout autant de Balzac que du Tom Wolfe du Bûcher des vanités.

Retour gagnant pour Abir Mukherjee avec le deuxième volet des enquêtes indiennes de Wyndham et Banerjee, duo de policiers impériaux dans l’Inde coloniale du début du XXème siècle. Les princes de Sambalpur paraît le 1er octobre en France (toujours traduit par Fanchita Gonzalez Batlle, aux éditions Liana Levi), une affaire qui mêle habilement Histoire et polar, meurtres et mœurs, poids des traditions et cultures inconciliables.

1919. L’Inde est toujours britannique et subit la loi de l’Empire via le Rowlatt Act qui donne tout pouvoir au gouvernement anglais pour enfermer les agitateurs politiques. A Calcutta, un jeune capitaine de la police de Sa Majesté enquête sur le meurtre sauvage d’un Sahib. Avec L’attaque du Calcutta-Darjeeling, Abir Mukherjee signe un premier roman policier dense et maîtrisé, sur fond d’aspiration des peuples à disposer d’eux-mêmes et de fin de l’ancien monde.

Mécanique de la chute de Seth Greenland paraît en cette rentrée littéraire, cinquième roman d’un auteur fidèlement publié chez Liana Levi dans des traductions de Jean Esch. L’histoire commence alors qu’Obama achève son premier mandat et, en 600 pages magistrales, Seth Greenland prend le pouls d’une Amérique contemporaine en fragile équilibre sur ses conflits interne, il bâtit sa fresque narrative à mesure que s’écroule l’empire financier bâti par Harold Jay Gladstone, en une comédie humaine et sociale qui tient tout autant de Balzac que du Tom Wolfe du Bûcher des vanités.

Sale temps pour l’inspecteur principal Chen Cao. En légère disgrâce après des prises de position qui ont pu froisser les instances dirigeantes du Parti, le policier, traducteur et poète à ses heures, se voit confier une mission qui fait resurgir démons du passé et jette un voile trouble sur le futur. Avec Chine, retiens ton souffle, Qiu Xiaolong livre un polar gigogne sur fond de combat pour l’écologie et de lutte entre l’intime et le collectif.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Edgar et Lucy de Victor Lodato, paru aux éditions Liana Levi.

Le joyau de Négar Djavadi, Désorientale, paraît dans la collection de poche des éditions Liana Levi, Piccolo. La narratrice, le « je » de la fiction, est Kimiâ, troisième fille de Darius Sadr et de Sara Tadjmol, intellectuels et opposants iraniens contre le Shah puis contre Khomeini. Que deviennent les enfants de militants entièrement consacrés à leur lutte au risque de leur vie personnelle et familiale ? 

De la mer et de la terre, de l’ici et de l’ailleurs, de nos désirs de bonheur et de fuite, d’îles et de continents, d’amour, de solitude et de promesses, d’amitié, de rires et de souffrances, de vie et de mort, de couleurs, d’odeurs et de saveurs, voilà quelques-uns des sujets qui nourrissent le beau et nouveau roman de Milena Agus : Terres promises.

A Peterborough, dans l’est de l’Angleterre, un homme est en fuite dans une nuit boueuse, terrorisé par des poursuivants qui n’en sont pas à leur première exaction.
Avec Les Chemins de la haine, Eva Dolan signe un premier roman policier teinté de chronique sociale brute dans une Angleterre en plein Brexit qui cherche un chemin vers son humanité.

« Révélation », « phénomène » : les termes les plus élogieux ont accompagné dans la presse la publication du premier roman d’Aura Xilonen, El Universal saluant par exemple sa « langue originale et éblouissante ».
Ces soudains emballements médiatiques peuvent souvent sembler excessifs, ils disent pourtant parfois une réelle découverte, une stupeur quand une voix se fait jour : c’est le cas avec Gabacho, qui sort en poche chez Liana Levi dans une traduction stupéfiante de Julia Chardavoine.

Oubliez ce que vous croyez savoir du Japon, oubliez les stéréotypes faits de mangas ultra-violents, de rythme de vie effréné, de travailleurs qui se pressent, que l’on pousse dans le Shikansen ou de yakuzas caricaturaux et plongez dans Six-quatre de Hidéo Yokoyama, roman policier captif et captivant paru aux éditions Liana Levi.
Un thriller obsédant qui déploie une intrigue à la poétique d’haïku et met la psychologie des personnages et le poids de la société japonaise tout entière au centre d’une affaire non résolue depuis quatorze ans.