Ils se dévoilent.
Trump, on savait.
Macron, on découvre peu à peu.
Donald Trump
Qu’il s’agisse d’une invective politicienne propre à faire se pâmer les militants de la France Insoumise ou d’une stratégie concertée et mûrement réfléchie de la part de l’ex-candidat à l’élection présidentielle, l’expression « parti médiatique » employée à tort et à travers par Jean-Luc Mélenchon ou Sophia Chikirou pose douloureusement la question du populisme érigé en pièce maîtresse de la com’ pol’, voire en ligne de conduite sinon idéologique, du moins et assez paradoxalement très médiatique…
Is it fake ? Cette question désormais récurrente que le 45è président des États-Unis a introduit de force dans la vie et le langage quotidien en rappelle une autre. Les cinéphiles ont tous en mémoire le remarquable film de John Schlesinger, Marathon Man (1976), et le célèbre harcèlement répétitif de l’ex-bourreau nazi, le terrifiant docteur Christian Szell, interprété par Laurence Olivier, qui s’attaque, roulette en main, à une dent très saine de Thomas Babington Levy (Dustin Hoffman) pour lui faire avouer ce qu’il ne sait pas de la vie de son frère agent secret, is it safe ? Toute une génération est allée chez le dentiste avec un plus d’angoisse après cela. Désormais toute une génération a tendance, en apprenant une nouvelle importante, à se poser cette question angoissante et récurrente, is it fake ?
Twitter, Facebook, la vindicte populaire et la dénonciation publique, la mise au ban numérique, ça vous évoque quelque chose ? Dans La Honte !, essai de Jon Ronson à paraître en France chez Sonatine le 8 février (traduction par Fabrice Pointeau), l’essayiste gallois fait bien plus qu’analyser le phénomène de l’humiliation organisée sur la toile, un phénomène que les utilisateurs des réseaux sociaux connaissent bien, pour en être parfois les témoins au mieux, les acteurs au pire.
Parmi les phrases que l’on attribue à Winston Churchill, il en est une que l’Amérique profonde qui a élu le sinistre clown nommé Donald Trump ferait bien de méditer : « A nation that forgets its past has no future », qui a été transposée en « Un peuple qui oublie son passé est appelé à le revivre ». En effet le message poignant, clair et fort que John Steinbeck, prix Nobel de littérature en 1962, a délivré à travers son célèbre roman, publié en 1939, The Grapes of Wrath (Les raisins de la colère) qui lui valut le prix Pulitzer, est celui de l’analyse froide sans concession de ce qui s’était passé dix ans plus tôt, la crise de 1929, également appelée The Great Depression.
Créé par Hugh Hefner à Chicago, en 1953, Playboy n’est pas qu’un magazine couchant sur ses unes comme dans ses pages intérieures des femmes dénudées, en somme dédié au seul « Entertainment for men », son sous-titre. Luttant contre le puritanisme, accompagnant la révolution sexuelle américaine, le magazine accorde aussi une large place à la culture, en particulier dans ses grands entretiens.
À la suite de la décision du président des États-Unis, Donald Trump, de retirer l’État fédéral de l’Accord de Paris pour le Climat, et afin de tenter de mieux saisir les raisons comme les effets de cette stratégie, le Centre Pompidou organise une rencontre publique, ce vendredi, autour du philosophe Bruno Latour.
Dans American psycho de Bret Easton Ellis (1991), le grand roman des années 80 aux États-Unis, telle une ombre glissant de page en page, le nom de Donald Trump apparaît trente fois.
Luke en rêvait, à la toute fin de La belle vie, « la ville pourrait servir de décor à une future rencontre avec Corrine ». Ce roman potentiel, déjà amorcé dans une nouvelle de Moi tout craché, Jay McInerney l’offre enfin à ses lecteurs avec Les Jours enfuis, qui paraît aujourd’hui en France dans une traduction de Marc Amfreville.
En 2020, l’universitaire Julian West a publié un essai devenu un best-seller, Zones de divergence, constat et prédiction de « la descente vertigineuse du monde dans le chaos », initiant un nouveau domaine de recherche, la géo-paléontologie.
Le 26 février 2017, le film Moonlight de Barry Jenkins a remporté — après un impair assez insolite — l’Oscar du meilleur film lors d’une cérémonie historique et unique à ce jour, à maints égards.
Erreur d’enveloppe mise à part, Moonlight était intrinsèquement taillé pour avoir l’Oscar et faire consensus — Oscar du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali, du meilleur scénario adapté. Il s’agit, de fait, d’une fausse surprise et surtout d’un vrai faux ami pour les LGBT qui crient aujourd’hui victoire. Joffrey Speno expliquait pourquoi le 15 février dernier, nous republions son article.
