Parmi les nombreux choix controversés du dernier jury du festival de Cannes (oubli de Toni Erdmann ou Sieranevada, présence du fadasse film de Dolan), la présence de Personal Shopper au palmarès est surement le moins défendable. Soit le Prix de la mise en scène, ex-æquo avec le Baccalauréat de Cristian Mungiu qui pouvait, lui, prétendre à la Palme d’or, pour un film au style pompeux, aux grosses ficelles et qui fait déjà partie du pire de la filmographie chaotique d’Olivier Assayas…

Ce mercredi 14 décembre se déroulera l’épisode 4 de l’histoire du vertige brossée par Camille de Toledo à la Maison de la Poésie de Paris en partenariat avec Diacritik et Remue.net. Dans ce quatrième épisode, « nous reviendrons sur la bataille du réel, entre le réel vertigineux des langues et le réel nostalgique du manifeste des écrivains voyageurs », indique Camille de Toledo.

Quelques mois après l’excellent Sieranevada de Cristi Puiu, Baccalauréat confirme l’excellente forme de la nouvelle vague roumaine comme la triste situation du pays. Au moins l’interminable crise roumaine aura-t-elle permis l’éclosion d’une génération de cinéastes brillants, nous rendant compte de l’état d’un pays qui accouche dans la douleur d’une démocratie fragile. 

Diffuser, le plus largement, le plus fort possible, la voix de celle qu’un régime autoritaire croit pouvoir étouffer. Diacritik publie aujourd’hui une lettre d’Asli Erdogan adressée aux médias et auteurs qui se sont fait l’écho de son emprisonnement. Cette lettre est publiée simultanément sur Kedistan, Nuit & Jour, ActuaLitté et Diacritik, et lue à Paris (Maison de la Poésie), Nantes, Bordeaux et à la Maison éclose en Suisse. Lire pour qu’elle soit libre.

Si vous avez manqué The Night Of lors de sa diffusion en US+24 l’été dernier, retour sur la série de Steven Zaillian dont OCS vient de reprogrammer le final ce week-end. Un TV show qui met à mal la conception idéalisée de l’Amérique et à nu des blessures encore vives nées après le 11 septembre. Une oeuvre sombre, jusque dans sa forme, une mini-série en huit épisodes qui se garde de tout manichéisme et explore les multiples facettes d’une société composite qui a longtemps rêvé son mode d’existence comme un modèle du vivre ensemble.