La création artistique d’Amel Zmerli ne se limite ni au dessin, ni à la peinture, mais à des procédés qui sans cesse se relancent, entre des taches, des empreintes, des arrachements, des dilutions d’encre, des tracés au fusain, au crayon, à la plume, au pinceau… Mais toujours la vitesse, le geste s’imposent à la matière, à la rencontre du support.
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C’est l’événement du printemps artistique et il est encore question du roi Pablo. Comme un écho de l’importance centrale de son génie et en miroir de « Calder-Picasso » jusqu’au 25 août au Musée Picasso mais aussi de « Quand Fellini rêvait de Picasso » jusqu’au 28 juillet à la Cinémathèque, voici que le Musée de l’Armée accueille aux Invalides et pour la première fois une exposition qui prend pour thème la guerre dans l’œuvre de l’espagnol.
Bouchra Khalili est sans doute une des artistes actuelles les plus pertinentes, son travail incluant en lui-même un ensemble de gestes politiques à la fois critiques et créateurs.
Blackboard, l’exposition de Bouchra Khalili qui a lieu actuellement au Jeu de Paume, présente une série d’installations audio-visuelles (photographies et films). Chacune de ces installations articule un dispositif par lequel des histoires se disent, des mémoires se créent, des fictions s’énoncent – fictions qui sont en même temps des vérités autant que des actes politiques.
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Comme souvent, un incipit surgit au sortir d’un rêve. Ce matin “une fois morts, les humains ressentent furieusement l’urgence de se pencher sur ce qu’ils ont légué, quitte à prendre aussitôt distance avec ce qui les avait fait tenir debout si longtemps” s’est étrangement gravé dans ma mémoire (je le note ici pour ne pas l’oublier). Mais comme il m’est impossible de commenter une telle proposition, je referme les yeux, songeant aux événements de la veille. J’imagine alors le fantôme de Jean Fournier (1922-2006) visitant, avec l’exquise réserve (cependant ô combien enflammée – intérieurement) qui le caractérisait, l’exposition de Bernard Moninot, qui se tient du 15 mars au 4 mai 2018 dans sa galerie au 22 rue du Bac à Paris.
La question abordée aujourd’hui est toujours délicate à traiter. Car l’actualité raidit les positionnements et la tentative de revenir à des lectures sur la longueur historique semble vouloir diluer l’urgence de réponses immédiates et noyer le poisson en quelque sorte… On sait pourtant que des rétrospectives relativement sereines et les plus objectives possibles permettent de regarder le présent autrement et de se garder des amalgames. En tout état de cause, on peut essayer de faire ce pari de l’échange, échange de savoirs, de connaissances et d’histoires. Dans la multitude des publications, ce sont deux parcours sur lesquels je voudrais m’arrêter parce qu’ils sont porteurs d’éclaircissements pour un large public. Je signalerai, en fin d’article, deux autres ouvrages plus spécialisés qui aident à aller dans la même direction, celle des croisements d’informations.
Suite au projet qui a crée la polémique dans la communauté médicale, le Docteur Sergio Canavero a déclaré le 17 novembre 2017, lors d’une conférence de presse à Vienne, qu’il avait réalisé la première greffe de tête humaine sur deux cadavres et qu’il projette prochainement de renouveler l’expérience sur des patients vivants.
La réalité dépasserait-elle la fiction et serait-il bientôt possible de transférer la tête d’un malade sur le corps d’un donneur ?
Pour sa seconde édition, le festival Colorama se tiendra à Biarritz du 1er au 22 août 2017.
Il y a deux choses, certes solidaires, mais à considérer chacune pour elle-même : l’exposition Grand trouble qui se tient à la Halle St Pierre jusqu’au 30 juillet 2017 ; et le livre au titre éponyme (Grand trouble Volume 1) publié dans la belle collection des Cahiers dessinés que Frédéric Pajak a inaugurée en octobre-novembre 2002 avec le premier numéro de la revue Le Cahier dessiné et les cinq premiers volumes de la collection, signés Copi, Gébé, Muzo, Anna Sommer et Noyau.
Le Musée archéologique de Naples a inauguré la semaine dernière une exposition intitulée Amours divins (Amori divini) qui aura cours jusqu’au 16 octobre 2017.
Du riche trésor pompéien jusqu’au répertoire de l’époque moderne, les commissaires proposent un parcours consacré au double motif de la rencontre amoureuse entre les hommes et les dieux et des multiples métamorphoses qui se produisent au confluent de ces deux mondes antagonistes.
Depuis la nuit des temps peut-être, le sexe féminin attire et terrifie les hommes, non parce qu’il est en soi attirant et terrifiant, mais parce que les hommes y ont projeté maintes visions fantasmatiques, parce qu’ils ont vu en lui la chose impossible à voir, parce que le sexe féminin demeure un grand trou noir, le grand trou noir de la création, face cachée du monde, voilée à jamais au regard.
Femme, ton corps est ma chose et m’appartient, je le découpe, je le grossis, je le cadre, je le glorifie, je le rapetisse, je le torture, je le loue, je le blâme, je l’industrialise, je le commercialise, il est objet de mes désirs, de mes phantasmes, de mes pulsions et répulsions.
Au début du siècle dernier, la découverte et le développement des produits anesthésiants sonnent la fin de la douleur physique au cours des interventions incisives. L’anesthésie participe remarquablement à l’évolution des techniques chirurgicales qui sont encore fortement imprécises et dangereuses avant la première guerre mondiale. Les méthodes d’antalgie, dont l’économie serait aujourd’hui impensable quelque soit l’intervention, sont assez récentes : c’est au XIXè siècle qu’ont lieu les premières interventions concluantes sous anesthésie générale à partir des découvertes respectives des savants : Joseph Priestley, Horace Wells, Young Simpson et James Corning.
Existe-t-il une sociologie visuelle, non pas au sens d’une sociologie des images d’art mais comme procédure analytique et argumentative dont se servirait le sociologue pour traiter les questions qu’il se pose ? C’est Daniel Vander Gucht qui se le demande avec d’autant plus d’à propos qu’il enseigne cette sociologie à l’université de Bruxelles. Et, dans Ce que regarder veut dire, il parle avec une passion entraînante de cette discipline encore mal assurée.