Bonnard est un artiste toujours trop méconnu. Si ses œuvres sont éparpillées dans les plus grands musées du monde et dans de prestigieuses collections privées, une compréhension totale de son génie pictural est encore à venir. C’est l’intérêt de la première publication scientifique des agendas intimes du peintre couvrant les vingt dernières années de sa longue vie (1867-1947) en coédition entre l’Atelier contemporain, la Bibliothèque de France et le Musée Bonnard qui propose une exposition temporaire où ils peuvent être vus jusqu’au 9 juin au Cannet.

C’est l’événement du printemps artistique et il est encore question du roi Pablo. Comme un écho de l’importance centrale de son génie et en miroir de « Calder-Picasso » jusqu’au 25 août au Musée Picasso mais aussi de « Quand Fellini rêvait de Picasso » jusqu’au 28 juillet à la Cinémathèque, voici que le Musée de l’Armée accueille aux Invalides et pour la première fois une exposition qui prend pour thème la guerre dans l’œuvre de l’espagnol.

« Je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser. » C’est ainsi qu’en 1883 Nietzsche faisait parler Zarathoustra dans une grandiloquence qui démontrait l’importance de la danse dans l’esprit du philosophe. Cent trente six ans plus tard, la danse est toujours capitale dans les arts. L’auteure réalisatrice Florence Platarets le montre brillamment dans un film documentaire diffusé sur France 5 et qui suit le géant français de la danse contemporaine Angelin Preljocaj.

La solitude Caravage qui vient de paraître chez Fayard est un livre qui fera date dans la connaissance et la portée de l’œuvre du génie italien. Comme dans ses romans, Yannick Haenel dévoile une suite prodigieuse de précisions, de scènes et d’illuminations qui se lisent par bonds. C’est un tour de force : ces toiles si connues, si commentées et qui ont quatre siècles se posent devant nos yeux comme si c’était la première fois. Voici le Caravage vivant, miraculeusement là. L’auteur nous a accordé un grand entretien.

« Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux: c’est le suicide. » Si vous connaissez votre catéchisme camusien, vous êtes familier avec l’incipit du Mythe de Sisyphe. Le chanteur du groupe électro rock anglais Prodigy s’est donné la mort ce week-end et si elle ne remet peut-être pas en cause la suite de l’aventure du groupe, elle pousse assurément à la réflexion.