Alors que son dernier livre, Nûdem Durak. Sur la terre du Kurdistan, vient de paraître aux éditions Ici-Bas, Diacritik est heureux de publier la version française d’un entretien avec Joseph Andras, mené par Wesîla Torî, paru en kurde dans Bianet, dans lequel l’écrivain revient sur la genèse de son livre et la nécessité littéraire comme politique de « faire sortir de prison la voix des prisonniers ».
Les éditions de l’Ogre publient ce 9 juin le premier titre de leur nouvelle collection « Sirènes ». Sera ainsi republié au format de poche le roman d’Éric Richer, La rouille, qui en 2019 avait reçu le Prix des Rencontres à lire et le Prix des librairies Payot.
Dans son sixième roman, Le Silence des dieux qui vient de sortir en poche, Yahia Belaskri explore avec un bonheur d’écriture maîtrisé le triptyque qu’il affectionne : en « panneau central », une évocation précise de l’Algérie dans l’espace frontalier du nord et du sud à travers les gestes les plus quotidiens des habitants ; et, de part et d’autre, bousculant cette plongée réaliste, le volet légendaire et le volet poétique. Lecture et entretien avec l’écrivain.
Sombre et magnétique : tels sont les mots qui viennent à l’esprit après avoir lu le premier roman d’Etienne Kern, Les Envolés. Kern y brosse l’histoire de Franz Reichelt, tailleur autrichien venu vivre à Paris et qui meurt un jour de 1912 en se jetant de la tour Eiffel avec le costume-parachute de son invention. Dans une langue qui traque les fantômes, le romancier cherche à mettre en lumière tous les êtres impermanents au monde qui ont, plus largement, traversé son existence, autant d’envolés qui, tragiquement, ont franchi le pas. Alors que Les Envolés paraît en poche chez Folio, Diacritik republie l’entretien qu’Etienne Kern avait accordé à Diacritik lors de la sortie du livre.
Cher Simon,
Parler à celui ou à celle qui est dedans, qui vomit ou a envie de vomir, qui est là depuis longtemps, qui ne sait pas comment faire, comment sortir, qui ne veut peut-être même pas en sortir, est un exercice un peu vertigineux. Te parler, me parler à moi-même, leur parler de telle façon qu’ils entendent, acceptent d’écouter, ce serait quoi ?
Ce 2 juin, alors que la rédaction de cette chronique est en principe achevée, j’apprends la mort de Kaija Saariaho, une des plus grandes compositrices de notre temps.
Des images de défilés en Corée du Nord, ou directement des portraits de Kim Jong-un, la tête d’Emmanuel Macron en simili-Réalisme Soviétique : quand le Président n’est pas portraituré en monarque, il se voit fréquemment associé à des figures de dictatures socialistes.
Splendide et passionnant : tels sont les deux termes qui viennent à l’esprit après avoir achevé la lecture du Scénario de la Route des Flandres de Claude Simon aux éditions du Chemin de Fer. C’est peu de dire qu’il faut saluer le travail extraordinaire de Mireille Calle-Gruber qui, notamment après Le Cheval, continue de nous faire découvrir les pans encore ignorés de l’œuvre monumentale de Claude Simon. Ici elle nous livre le scénario adapté par Simon lui-même de l’une de ses œuvres majeures, La Route des Flandres paru en 1960. Édition critique, attention génétique, éclairage iconographique : précipitez-vous sur ce livre qui ouvre de nouvelles et riches perspectives de recherche que, le temps d’un grand entretien, Diacritik ne pouvait manquer d’aller poser à Mireille Calle-Gruber.
À l’occasion de son passage à Paris, pour la sortie en France de son deuxième roman Parfois le silence est une prière, aux éditions Christian Bourgois, Billy O’Callaghan a bien voulu accorder une interview à Diacritik, au Centre Culturel Irlandais. L’entretien est à retrouver en vidéo (et en vo) ou en français dans une traduction de Carine Chichereau.
En cette année de célébration du quatre-centième anniversaire de la naissance de Blaise Pascal, on se réjouit que les éditions P.O.L aient pris l’initiative de rééditer l’ouvrage de Marianne Alphant, Pascal Tombeau pour un ordre, publié une première fois chez Hachette en 1998.
Une nouvelle collection vient d’être créée aux éditions Arléa par Anne Bourguignon : « Guide anachronique ». Si Rome ouvre la série, les sujets pourront être variés. Une phrase en exergue de Joseph Joubert en indique les directions : « Tout ce qui est beau est indéterminé ».
Gilles Jallet avait rassemblé en 2014 ses « œuvres poétiques », celles qui couvrent les années 1985 à 2011. Le titre était Contre la lumière. Chez le même éditeur, La Rumeur libre, il initie un nouveau cycle dont le titre est Les Utopiques.