Ils sont deux, les frères Turriani, Mirko 17 ans et Tommaso 11 ans, au centre du roman doux-amer de Giorgio Scanna, On inventera bien quelque chose. Leurs parents viennent de mourir dans un accident et les deux gamins doivent désormais grandir dans cette drôle de « situation », comme les adultes à la sollicitude pesante appellent ce moment, sans très bien savoir quels mots mettre dessus. C’est cette latence, ce moment suspendu et tendu que narre Giorgio Scianna, dans un Bonjour Tristesse à l’italienne, un roman singulier qui explore les contradictions propres à l’adolescence, comme le souligne la citation d’Albert Camus en exergue, « les erreurs sont joyeuses ».
Les éditions Dupuis viennent d’exhumer Le Gang Mazda, véritable trésor caché qui enchanta toute une génération de la fin des années 1980 jusqu’à un ultime album en 1995. À la lisière de l’autobiographie fantasmée et du roman d’apprentissage, la série déploie au fil des gags la fresque burlesque d’une jeunesse qui se cherche, un crayon à la main.
La série de Marc-Antoine Serra publiée dans Diacritik est composée de cinq photographies et d’une vidéo. Elle a été réalisée d’après Walter Benjamin, Sur le Haschich, éditions Christian Bourgois, à Marseille, sur les lieux qui sont ceux qu’évoque Walter Benjamin.
Panama Papers, peinture, télévision, contestation. C’est la revue de presse du chutier.
Giorgio Fontana construit un « univers narratif », comme il l’écrit dans la note finale de Mort d’un homme heureux, soulignant la complémentarité de ce livre avec Que justice soit rendue, la silhouette du premier roman devenant le personnage central du second. Mais cet univers narratif se divise en une multitude de continents : l’Italie des années de plomb, la justice, la question des filiations et des héritages, des rapports (historiques comme intimes) des fils à leurs pères et la haine et la douleur : « Au bout du compte, cela ne se ramenait en tout et pour tout qu’à la douleur ».
Après une absence momentanée pour raison de Salon du livre de Paris et autres joyeusetés, votre Diacritik globe-trotteuse revient pour la suite de son journal nantais au Festival Atlantide (le jour 1 est à lire ici).
Elle a une façon d’écrire, Claude Favre, une façon bien à elle et rien qu’à elle, Claude Favre, sa façon de nous envoyer des phrases comme des lassos qui nous amènent vers elle, tout contre sa bouche, pour nous faire entendre le monde comme elle l’entend elle, c’est-à-dire absurde, c’est-à-dire violent, c’est-à-dire désopilant, et désespérant ; nous faire entendre les bruits insupportables dans sa tête trouée par le marteau-piqueur d’une langue usuelle qui réinterprète le monde et le rend incompréhensible.
Le 42e prix du livre Inter 2016 vient de dévoiler sa première sélection. Les 24 auditeurs-jurés délibèrent cette année sous la présidence d’Agnès Desarthe. Ce prix, créé en 1975, est l’un des plus prescripteurs et ses choix sont souvent d’une grande pertinence — il a récompensé, ces dernières années et parmi d’autres, Céline Minard, Alice Zeniter, Olivia Rosenthal, Cloé Korman, Nina Bouraoui, Frédéric Boyer, Laurent Mauvignier, Mathias Enard, Nathalie Léger. Sont cette année en lice les romans suivants :
Dernière partie du photoreportage de Julian Walter en Grèce, sur l’île de Lesbos, au cœur du camp de réfugiés de Moria : Life on the Island | La vie sur l’île.
La première partie du reportage de Julian Walter est à lire ici, la seconde là.
Suite du photoreportage de Julian Walter à Lesbos, dans le camp humanitaire de Moria.
La première partie du reportage est à lire ici.
L’île de Lesbos a accueilli plus de 5600 réfugiés depuis le 20 mars dernier, date de l’entrée en vigueur de l’accord conclu entre l’Union Européenne et le gouvernement turc.
La semaine du 29 mars au 2 avril 2016 sur Diacritik, retour sur les articles, entretiens et séries publiées, cette fois sous forme d’abécédaire, quelques coulisses de la rédaction et deux ou trois annonces des papiers à suivre. Et avec tout ça, on arrive à laisser vierges quelques lettres de l’abécédaire.
Déchéance de la nationalité, religion, primaires, politique intérieure. C’est la revue de presse du chutier.
Teleman, Princess Century, Alex Beaupain ne sont pas si Loin. Ils ont Rendezvous dans Into The Groove, sixième du nom.