Une semaine diacritique sous forme d’abécédaire (27 mars-2 avril 2016)

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La semaine du 29 mars au 2 avril 2016 sur Diacritik, retour sur les articles, entretiens et séries publiées, cette fois sous forme d’abécédaire, quelques coulisses de la rédaction et deux ou trois annonces des papiers à suivre. Et avec tout ça, on arrive à laisser vierges quelques lettres de l’abécédaire.

Roland Barthes et Philippe Sollers, colloque de Cerisy, 1972
Roland Barthes et Philippe Sollers, colloque de Cerisy, 1972

B comme Barthes toujours. Diacritik poursuit son dossier fondateur, avec retour sur un livre de Philippe Sollers, L’Amitié de Roland Barthes (Seuil).

Mais aussi comme Gilles Bonnet qui fera la semaine prochaine son entrée dans la Newsroom pour nous parler de littérature, musique et sport et dont on vous livre la biographie décalée en avant-première (il peut aussi, sur demande, vous donner sa recette des tomates farcies comme dans une de ses officielles biographies universitaires) : « De son vrai nom, Gilles Bonnet, comme tout le monde. Enfant, il aurait voulu être à la fois Morrissey, Maxime Bossis et Pierre Michon. Adulte, force lui est de constater que la réussite est totale, pour lui qui écrit comme Bossis, chante comme Michon et tacle comme Morrissey… »

Ou B comme Jean-Michel Basquiat : les éditions Bourgois publient La Veuve Basquiat de Jennifer Clement, l’occasion de revenir sur deux autres romans récents ayant la figure du peintre pour centre et aimant : Le Griot de la peinture d’Ernest Pépin (Caraïbéditions) et Eroica de Pierre Ducrozet (éditions Grasset).

Capture d’écran 2016-04-02 à 16.41.06C comme Michael Cunningham que la rédaction de DK a doublement rencontré au salon du livre de Paris. En tête à têtes (le s est volontaire, il avait Dominique Bry, Christine Marcandier et une caméra face à lui) puis lors de la table ronde « Au bout du conte » animée par Sophie Quetteville où il était sur scène en compagnie de Nathalie Azoulai. En tout plus d’une heure et demie en quatre vidéos et deux articles.

mais aussi C comme programmes courges, la seule concession diacritique à l’esprit « Poisson d’avril », avec la Revue de presse du chutier, mais on était déjà samedi.

C comme l’abécédaire de Frédérique Clémençon que nous publierons la semaine prochaine.
12938239_1144595695592387_7642632301675590384_nC enfin comme Clermont-Ferrand et son festival « littérature et cuisine » auquel participe Johan Faerber. Arno Bertina, également présent, rapporte qu’il aurait prononcé cette phrase d’anthologie lui valant « la palme de la phrase la plus discrètement drôle : Si on était en 1972, je dirais qu’ici la mathesis devient diegesis. »

En direct de Clermont-Ferrand - Photographie Johan Faerber
En direct de Clermont-Ferrand – Photographie Johan Faerber

Nous devrions en savoir plus prochainement.

D comme Gilles Deleuze, deux fois parcouru : ses territoires par Anthony Poiraudeau et son siècle par Jean-Clet Martin, dans un long entretien avec Jean-Philippe Cazier.

E comme « Écrire aujourd’hui » : cette semaine Elisabeth Jacquet « passe du monde déjà dit à autre chose ».

G comme Grands-Bretons nos so british voisins que Jean-Louis Legalery excelle à croquer dans nos pages. Cette semaine, il a évoqué Churchill — oui, celui qui était à la plage dans un article de Laurence Bourgeon — mais aussi une tempête dans une tasse de thé, forcément.

H comme Harrison. Big Jim nous a quittés, il laisse une œuvre littéraire majeure. Dalva est de ces livres qui marquent à jamais une vie de lecteurs.

Jim Harrison
Jim Harrison

mais aussi H comme Haschich et la superbe série photographique de Marc-Antoine Serra qui a dévoilé deux nouveaux volets cette semaine (elle se poursuit la semaine prochaine avec une nouvelle photographie et une vidéo). Qui nous a valu ce tweet mémorable et bowiesque en diable de Johan Faerber (toujours lui) :

Capture d’écran 2016-04-02 à 16.09.31Et enfin

H comme Hors Limites. Le festival a ouvert ses portes hier soir, il se poursuit jusqu’au 16 avril et Lucie Eple a interviewé Sophie Joubert qui nous dit tout des principes culturels et politiques de l’évènement.

En complément, notre Tintin diacritique, Sophie Quetteville nous offre quelques photographies de la soirée d’ouverture :

Médiathèque de Bagnolet — Photo : Sophie Quetteville
Médiathèque de Bagnolet — Photo : Sophie Quetteville
Lecture musicale d'Emmanuelle Richard — Photo : Sophie Quetteville
Lecture musicale d’Emmanuelle Richard — Photo : Sophie Quetteville
Photo : Sophie Quetteville
Photo : Sophie Quetteville

Et notre reporter nous a donné rendez-vous à la station Patate (ex-Parmentier, la RATP ayant rebaptisé certaines de ses stations à l’occasion du 1er avril)

Photo : Sophie Quetteville
Photo : Sophie Quetteville

I comme Into the Groove d’Arnaud Rakoon qui, cette semaine, entraîne dans sa ronde (outre ses lecteurs) Teleman, Princess Century, Alex Beaupain.

Et la semaine prochaine I comme The Independant dont Jean-Louis Legalery nous narrera les Illusions perdues ou les Splendeurs et misères.

ou I comme Italie et sa littérature, autour du festival Italianissimo.

Capture d’écran 2016-04-02 à 15.58.41K comme Imre Kertész, témoin inlassable du siècle. Une œuvre immense, une claque. Et son ironie toujours, comme dans cette histoire qu’il raconte à Sabine Audrerie dans un entretien pour le journal La Croix (octobre 2010) :
Capture d’écran 2016-04-02 à 15.59.33L comme Libération et ses titres mythiques dont nous parle Dominique Bry à l’occasion de la parution du livre Libération les meilleurs titres de Hervé Marchon (qui retrousse ses manchettes).

Capture d’écran 2016-04-02 à 16.01.50M comme Margaret Atwood. Jean-Louis Legalery nous raconte pourquoi et comment elle a accepté de participer au projet insolite, futuriste et novateur de la jeune artiste écossaise, Katie Paterson, The Future Library.

et la semaine prochaine ce sera M comme Le Gang Mazda sous la plume de Nicolas Tellop.

N comme nécrologie. La nécro est un exercice de style pour tous les journalistes. Certaines rédactions tiennent à jour leur « frigo » (il n’y a pas que le terme qui est glaçant) et se préparent à enterrer les grands de ce monde. Ici on constate, avec amertume et effroi, combien de figures majeures de la scène culturelle nous avons vu disparaître depuis la mise en ligne du magazine, le 23 septembre dernier, certaines faisaient partie de notre panthéon. Cette semaine, Jim Harrison et Imre Kertész. Il est des hommages que l’on voudrait ne jamais avoir à écrire.

Mais aussi, de manière plus légère, N comme newsroom et l’arrivée de trois nouveaux diacritiques dans la rédaction : Sabine Huynh, Antonin Veyrac et Marie-Odile André.

O comme Les Ogres, magnifique film dont nous parle Jérémy Sibony.

 

P comme Prix littéraire Rive Gauche à Paris, sixième édition. Diacritik a eu la surprise (et l’immense honneur) de se trouver dans la première sélection, au côté de ses confrères Levure littéraire, Le Courage, Dissonances, Apulée, La Nouvelle Quinzaine Littéraire et Zone critique.

Mais aussi P comme poésie et la Minotaure d’Angèle Paoli ou les Élégies de Rilke. Mais aussi la fin de l’hommage à Jacques Sivan par Véronique Pittolo.

R comme Rodho et son indispensable dessin de presse du samedi. Mais aussi R comme Olivia Rosenthal dont Marie-Odile André nous présente l’univers littéraire dans ses rapports au cinéma (de nos vies) et le dernier livre Toutes les femmes sont des Aliens (Verticales). Ou Rainer-Maria Rilke et ses Élégies par Antonin Veyrac.

W comme Julian Walter. Le photographe américain a passé une semaine en février dernier sur l’île de Lesbos. Il en revient avec un magnifique reportage sur les réfugiés que Diacritik publie la semaine prochaine, textes en anglais et en français.

© Julian Walter
© Julian Walter

X comme Xavier Boissel et la cartographie d’un univers littéraire majeur de L’Autopsie des ombres à Rivières de la nuit (Inculte).

Y comme Yan Gauchard et le long entretien que l’auteur du Cas Annunziato (Minuit) a accordé à Johan Faerber et faisant suite à l’article de Laurence Bourgeon sur son livre.