Le capitalisme est-il un cancer ? Telle est la question que pose abruptement le roman de Richard Powers, Gains. Publié en 1998 aux USA, en 2012 dans sa traduction française, désormais disponible en poche chez 10/18, il est toujours d’une actualité aiguë, mieux encore : les quelques quinze années écoulées entre sa parution originale et sa traduction ont rendu toujours plus pertinente cette fresque de l’Amérique entrepreneuriale.
Avant qu’une certaine intelligentsia ne me tombe sur le râble comme les chasseur de lapins déciment impunément les lagomorphes à grands coups de 12 durant la saison officielle de la tuerie de masse de faisans, perdreaux de l’année et autres gibiers gambadant et bramant de conserve, je tiens à préciser que le vœu du titre de cette chronique à tiroirs écrite en ce premier jour de l’année 2018 est bien évidemment tiré du Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges, à la page 68 de l’édition poche de 1985. C’est vous dire si ma misanthropie ne date pas d’hier.
380 000 personnes sont actuellement piégées dans une nasse infernale en Syrie, dans la région de la Ghouta orientale, à l’est de Damas. Leur survie physique et politique s’organise grâce à des structures civiles et administratives qui, créées il y a cinq ans, résistent à la fois au régime officiel de Bachar Al-Assad et aux brigades et groupes islamistes.
Philosophe mais aussi bien reporter de guerre, s’inspirant de l’esprit d’ouverture qui caractérise certaine gauche radicale allemande, Carolin Emcke vient de nous donner un essai magnifique dont l’objet est la haine et la violence telles qu’elles se déploient dans le monde d’aujourd’hui et sur bien des fronts. Comment les interpréter ? Comment les mettre en échec là où nous sommes ?
Patrice Nganang avait été arrêté et emprisonné à Yaoundé le 6 décembre dernier. Son procès, négation de toute liberté d’expression devait avoir lieu le 19 janvier prochain (Lire ici l’article de Jeune Afrique). L’écrivain a finalement été expulsé du Cameroun vers les États-Unis la semaine dernière. Comme l’écrit Timba Bema dans une tribune publiée dans Libération, « Il n’est plus à démontrer que le Cameroun est une tyrannie à l’agonie » qui « pousse à l’exil ses meilleurs talents et veille à les y garder ». La parole y est surveillée, toute critique ou volonté de changement sévèrement réprimées.
Read to make Patrice Nganang free,
Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Le procès de l’homme révolté, négation de toute liberté d’expression aura lieu le 19 janvier prochain (Lire ici l’article de Jeune Afrique).
Une pétition en soutien de Patrice Nganang peut être signée ici.
Diacritik relaie une campagne à l’initiative de Timba Bema et de Jean-Michel Devésa, Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Aujourd’hui, .
Lire pour que Patrice Nganang soit libéré. Read to make Patrice Nganang free.
Aujourd’hui Kangni Alem lit un extrait de L’invention du beau regard.
Hier je ne te connaissais pas
Tu jouais aux voitures
Je chassais les pyrales
Sous l’œil de nos mères
Read to make Patrice Nganang free,
Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Le procès de l’homme révolté, négation de toute liberté d’expression aura lieu le 19 janvier prochain (Lire ici l’article de Jeune Afrique).
Une pétition en soutien de Patrice Nganang peut être signée ici.
Diacritik relaie une campagne à l’initiative de Timba Bema et de Jean-Michel Devésa, Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Aujourd’hui, Olivier Steiner.
Read to make Patrice Nganang free,
Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Le procès de l’homme révolté, négation de toute liberté d’expression aura lieu le 19 janvier prochain (Lire ici l’article de Jeune Afrique).
Une pétition en soutien de Patrice Nganang peut être signée ici.
Diacritik relaie une campagne à l’initiative de Timba Bema et de Jean-Michel Devésa, Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Aujourd’hui, Annabelle Roussel.
Read to make Patrice Nganang free,
Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Today, Amy Reid, Patrice’s american translator.
Read to make Patrice Nganang free,
Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Le procès de l’homme révolté, négation de toute liberté d’expression aura lieu le 19 janvier prochain (Lire ici l’article de Jeune Afrique).
Une pétition en soutien de Patrice Nganang peut être signée ici.
Diacritik relaie une campagne à l’initiative de Timba Bema et de Jean-Michel Devésa, Lire pour que Patrice Nganang soit libéré.
Aujourd’hui, un extrait de La Saison des prunes par Guillaume Cingal.
Sans doute le no man’s land est-il le lieu de l’absolue présence : désert en apparence et pourtant palimpseste tant il porte de strates et traces, tant il recèle de présences invisibles, tant il est ouvert à l’investissement fictionnel. Plus encore quand des photographies saisissent ces lieux et leur imposante nudité, comme celles de Jean-Jacques Gonzales dans le dernier livre d’Eric Marty : L’invasion du désert, récit qui est une « photofiction » comme l’explique l’écrivain dans un entretien avec Aurélie Foglia.
« Amélia avait tenté sa chance elle aussi dans ce nouveau Far West qu’étaient les Balkans à peine pacifiés. » Cette phrase de Jakuta Alikazovic dans son troublant roman L’avancée de la nuit est une très bonne entrée dans le deuxième long-métrage de fiction de Valeska Grisebach, Western. Comme dans le beau Sehnsucht (Désirs) de 2006, il y a ici aussi des personnages qui se cherchent et se perdent, et, encore davantage, ceux qui tentent leur chance : the pursuit of happiness selon la fameuse Déclaration d’Indépendance des États-Unis.
