« Du nerf. Il faut que je raconte cette histoire. Il faut que j’essaie de comprendre en mettant les choses bout à bout. En rameutant les morceaux. Parce que ça ne va pas. C’est pas bon, là, tout ça. Pas bon du tout ».
La poésie, comme tentative toujours recommencée à inviter chacun à doucement rejoindre le monde et à en étreindre l’atome : tel est le projet, comme une épopée mate, qui soulève les poèmes de Clément Beaulant que Diacritik vous invite à découvrir aujourd’hui.
Tes yeux te voient, tes oreilles t’écoutent, tes mains te touchent. Tu es cerné. Ils sont là, ils te voient, ils t’écoutent, ils te touchent. Tu ne peux pas leur échapper.
L’imaginaire de la cabane, Marielle Macé le souligne dans son petit livre, connaît un engouement frappant dans différents domaines de la pensée depuis quelques années : en littérature, en anthropologie, en philosophie, en politique. Il est paradoxal que les deux auteurs dont il est question ici, Marielle Macé donc et Lionel Ruffel, choisissent d’en décliner le motif à leur tour pour y installer l’énergie politique de re-création que tous deux professent, promeuvent, espèrent et appellent – car la cabane, après tout, évoque d’abord le repli, la sortie du monde.
L‘artiste et écrivain Anael Chadli crée une oeuvre qui ouvre un espace très singulier entre la peinture et l’écriture. Dans cet espace entre, des rencontres se produisent, des frontières se déplacent, un champ nouveau se développe par lequel l’écriture devient visible et par lequel le visible est envahi par l’écriture. Rencontre et entretien.
Jean-Philippe Cazier et Frank Smith : Silences that matter (Vingt-quatre états du corps par seconde)
« Lire un livre c’est faire un livre »
Vingt-quatre états du corps par seconde est des Champs magnétiques écrit par Jean-Philippe Cazier et Frank Smith, où le silence sert de force hypnotique pour dire ces corps disparus, tués, massacrés, oubliés.
Par où commencer, se demandait Barthes ? Et pourquoi pas ici par Legrandin, ce gandin, cet ingénieur et poète dont le patronyme est un calembour ?
Russel T. Davies a-t-il capturé l’essence de 2019 pour en faire le matériau d’une série fascinante, violente et d’une effrayante acuité ? A la fois drame familial, série d’anticipation, contre-utopie, après un pilote époustouflant d’intelligence et d’intensité dramatique et avant sa conclusion le 18 juin prochain, Years and Years s’affirme comme le TV drama à même de prétendre au titre de meilleure série de l’année.
C’est une compétition d’une joie unique qui aura lieu du 7 juin au 7 juillet 2019. Des équipes nationales féminines de football vont disputer la 8e Coupe du monde en France et les matchs seront retransmis sur plusieurs chaînes de télévision qui jusque-là ne les diffusaient pas ou peu.
Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traductrices et traducteurs. Carine Chichereau a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Il était un fleuve de Diane Setterfield tout juste paru aux éditions Plon.
Rencontre avec James C. Scott dans le Quartier Latin, le 28 mai 2019. Dans le grand entretien qu’il nous a accordé, il revient sur Homo domesticus. Histoire profonde des premiers États, paru en janvier dernier aux éditions de La Découverte mais aussi sur sa pensée de l’anarchisme, évoquant aussi bien l’architecture que les Gilets jaunes, la Mésopotamie que Dickens ou Balzac.
Deux livres viennent de paraître en mai 2019, avec Alger pour centre magnétique, deux livres pourtant très différents tant par le genre littéraire choisi que par la signature qui les identifie : Alger, capitale de la révolution. De Fanon aux Blacks Panthers d’Elaine Mokhtefi et Dernières heures avant l’aurore de Karim Amellal.