Mrs America est une série qui interroge la sororité à partir d’un personnage paradoxal, insupportable et méconnu ayant réellement existé : Phyllis Schlafly.
Mrs America est une série qui interroge la sororité à partir d’un personnage paradoxal, insupportable et méconnu ayant réellement existé : Phyllis Schlafly.
Déboulonner les statues : le geste, fort visuellement et politiquement, ne manque pas d’agiter le débat public occidental depuis quelques semaines. Peut-on relire l’histoire ? Dans quelles conditions ? Est-on fondé à le faire ? L’histoire est-elle univoque ou n’est-elle que l’histoire de quelques-uns plus nombreux et plus violents que les autres ? Autant de questions délicates qu’on ne pouvait manquer de poser à Guillaume Mazeau, historien, auteur du stimulant Histoire, essai qui vient de paraître aux éditions Anamosa.
Dans un de ses ouvrages les plus étonnants, Journal du voyage absolu, sous-titré Jeux et enjeux du grand danger (Hermann, 2003), Jean-Pierre Faye écrit en incipit : “Entrer dans un livre est le seul moyen connu pour entrer dans une tête. Ceci est une entrée. Mais que faire si cette entrée traverse dix, cent, mille entrées ? Car la tête est une Cité interdite.”
« Elle est celle qui sait que pour dire totalement oui à la vie il faut parfois être capable de dire non à l’événement et à la collectivité. Elle demeure une image essentielle et une des raisons de fierté de notre civilisation ». Henry Bauchau
« Indéboulonnable Antigone ! Elle m’oblige à revenir vers des créations récentes et à comprendre sa force d’interpellation », écrivait Christiane Chaulet Achour dans le premier volet de son exploration d’Antigone en fictions. Suite du voyage littéraire.
Reportage photo de Jean-Philippe Cazier. Pride : Nos fiertés sont politiques (Paris, Pigalle, 4 juillet 2020).
« Subir la mort, pour moi n’est pas une souffrance. C’en eût été une, au contraire, si j’avais toléré que le corps d’un fils de ma mère n’eût pas, après sa mort, obtenu un tombeau ». Sophocle
Du clin d’œil culturel à l’interrogation approfondie du deuil, la sollicitation d’Antigone ne désarme pas.
« Incarner l’un des personnages principaux de votre vie » : peut-être est-ce le « but » que se fixe Renata Adler lorsqu’elle entreprend d’écrire Speedboat, publié en 1976 qui paraît enfin en poche chez Points, dans une traduction française de Céline Leroy. Déambuler dans New York comme dans son passé, être dans l’excursion (vers des îles, d’autres lieux) pour tenter de cerner ce point mouvant, son «moi» dans le monde, face aux êtres, aux choses vues.
Maman et Marcel sont dans le train du retour.
Huitième lecture d’un extrait du « Monologue de Bassoléa », un des chapitres de Des espèces de dissolution, de Juliette Mézenc, paru en 2019 aux éditions de l’Attente.
Une lecture de Jacques Derrida par Jean-Clet Martin : La différance avec un « a ».
Au crépuscule des terribles années 60, frappé de stupeur et de fulgurance, Michel Foucault l’avait écrit à Pierre Guyotat, alors que sommeillaient déjà en lui les prémices du très bel Idiotie qui paraît cette rentrée : « L’histoire immobile comme la pluie » traverse, comme un intangible point fixe, les pages les plus terribles du romancier. Car, de Tombeau pour cinq cent mille soldats jusqu’à Idiotie, Pierre Guyotat, ce serait tout d’abord l’histoire d’un cri.
Chinelo Okparanta, née en 1981 au Nigeria, vivant aux USA depuis l’âge de dix ans, était jusqu’ici connue pour ses nouvelles (Le Bonheur comme l’eau, Zoé, 2014). Les éditions 10/18 publient en poche son premier roman, Sous les branches de l’udala, dans une traduction française de Carine Chichereau. La sortie en grand format du livre (Belfond) avait été l’occasion pour Diacritik d’un grand entretien croisant les voix de la romancière et de sa traductrice.
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, Que les gens ouvrent des tiroirs et découvrent de belles choses.