C’est en adultes et en amis que Marcel et Gilberte se retrouvent à Tansonville, qui fut le lieu de leur toute première rencontre.
Depuis le 1er janvier 2020, 31 familles sans logis occupaient l’ancien commissariat du 18 rue du Croissant (75002). Le 2 juillet, leur expulsion a été prononcée par la justice, sans proposition d’aucun logement. A la suite d’actions et de luttes, les familles ont finalement été logées mais dans des conditions indignes : en hôtel où plusieurs personnes doivent cohabiter dans une même pièce ; en foyer social sans possibilité de cuisiner ou même, parfois, avec interdiction… d’utiliser l’ascenseur ; dans des zones industrielles isolées ; aucune prise en compte du lieu de scolarisation des enfants ; etc. La possibilité d’obtenir des papiers n’est pas évoquée (la plupart des adultes qui composent ces familles travaillent…). Un rassemblement solidaire a eu lieu le 27 août devant le 18 rue du Croissant. Aucun parti de gauche n’était présent (et aucun parti de droite…). Reportage photo de Jean-Philippe Cazier.
Youssef Abdelké, peintre, graphiste et caricaturiste syrien, résidant à Damas après un exil de 24 ans à Paris, opposant de longue date au régime et ayant séjourné plusieurs fois en prison, ne livre pas vraiment un scoop dans son dernier dessin. Ce petit dessin publié sur la plateforme indépendante awanmedia a pourtant provoqué une avalanche d’injures haineuses, comme celles qui se déversent sur toute personne qui tente de décrire la réalité telle qu’elle la perçoit, sans faire allégeance à quelque parti ou groupe politique que ce soit.
Le festival Littérature en jardin a pour vocation de construire, chaque soir, de nouvelles hétérotopies, selon la définition de Foucault, soit ces « espaces concrets qui hébergent l’imaginaire ». Invitations à une immersion dans la nuit comme dans la nature et la littérature, les soirées se tiendront au château de Montaigne, au château Dassault de Saint-Emilion et à la maison Graziana de Libourne, du 28 au 30 août 2020.
Chute libre est une émission de Paul de Brancion qui s’entretient ici avec Wim Hofman.
Christian Garcin publie chez Actes Sud un nouveau roman à la croisée des précédents : Le Bon, la Brute et le Renard. On y retrouve des femmes disparues, des personnages familiers et des errances. Précise et malicieuse, l’écriture de l’auteur retrouve ses motifs privilégiés, auxquels il offre un souffle renouvelé et conclusif dans un roman qui, des États-Unis à la Chine en passant par la France, interroge la présence des personnages au monde et à la fiction. Entretien.
Incisif, percutant et indispensable : tels sont les mots qui viennent à l’esprit à la lecture du Manifeste pour une psychiatrie artisanale d’Emmanuel Venet qui vient de paraître chez Verdier. Si on connaît Emmanuel Venet pour ses superbes Rien et Marcher droit, tourner en rond, on le sait aussi psychiatre et c’est à ce titre qu’il prend dans cet essai la parole pour dresser un impitoyable constat sur la politique publique de soins psychiatrique. Le pouvoir l’abandonne pour privilégier une psychiatrie industrielle, numérisable et inégalitaire. Diacritik est parti à la rencontre du psychiatre le temps d’un grand entretien autour de cet essai énergique, l’un des plus importants de cette année.
Emmanuel a Édouard pour ami, Brune pour épouse (et Amélie en guise de maîtresse). Il croise aussi à l’occasion Marlène, Muriel, Cédric ou Benjamin, ainsi qu’un certain monsieur Denormandie, directeur d’école, ou une madame Parly, neuropsychologue de son état. Sans compter un dénommé François aux apparitions aussi fugaces qu’inopinées, avec lequel semble s’établir une sorte d’étrange télépathie.
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, Tomber dans le féminisme.
LIVRE. Dans « Continuité des parcs », Julio Cortázar raconte que j’avais commencé à lire le roman quelques jours auparavant, dans un café où j’avais rendez-vous avec un homme qui n’est jamais venu, et que je l’ai abandonné à cause d’affaires urgentes puis que je l’ai ouvert de nouveau dans le train, en retournant dans ma propriété ; ou alors je ne l’ai pas reconnu mais il était au fond de la salle, il m’observait. Il prenait des notes.
Iolanda Gigliotti, dite Dalida, est née au Caire en 1933. C’est en Égypte qu’elle a débuté sa carrière d’actrice, elle a été Miss Égypte en 1954 et lorsqu’elle remporte son premier succès en 1956 en France, avec « Bambino », elle est présentée comme « l’Italienne du Nil ». Le rappel de la naissance égyptienne de Dalida n’échappe ni aux notices biographiques ni aux documentaires la concernant mais son rapport à l’Égypte n’est pas véritablement exploré.