Devant l’abandon de l’école par le gouvernement et l’absence de mot d’ordre syndical national, nous avons décidé de publier les tribunes des lycées qui dénoncent les épouvantables conditions sanitaires de rentrée. Ces tribunes sont concrètes. Elles ne s’embarrassent pas de généralités. Elles disent, au cas par cas, pourquoi élèves et enseignants sont en danger. Ici le Lycée Paul Eluard de Saint Denis (93) en lutte, littéralement ignoré par le Rectorat.
Dominique Kalifa s’est donné la mort, le 12 septembre 2020, après un glaçant « au revoir » à celles et ceux qui le suivaient sur Twitter et Facebook, nous laissant face à son œuvre immense d’historien du crime, même s’il est difficile de réduire l’ampleur de ses recherches et publications à cette seule dimension.
Le procès des attentats de janvier 2015 a commencé le mercredi 2 septembre au Palais de justice de Paris. Un procès pour l’histoire lit-on partout. Un procès pour les vivants, pour les victimes et leurs familles ; un procès qui fait resurgir la douleur, le souvenir, l’horreur, l’injustice. Cette semaine, Diacritik vous propose de revenir sur des œuvres qui, frontalement ou en creux, parlent de Charlie avant « Je suis Charlie », des traumatismes, de l’après et de la reconstruction impossible et nécessaire. Parce que ces livres, ces albums, ces dessins, ces entretiens sont à la fois témoignages, traces, mémoire, histoire(s). Aujourd’hui : Mohicans de Denis Robert.
« Have you ever been to Electric Ladyland ? », chante Jimi Hendrix après avoir failli être aspiré par le trou noir des dieux qui font l’amour, ce court et étrange tourbillon par quoi débute son disque culte. Tout est prêt pour le voyage, le tapis volant, les dames électriques et, pour finir, les anges. « La statue d’un ange, ou plutôt d’une fée souriante – car, contrairement à la statue, les anges n’ont pas de seins », se méfie Hoyt Stapleton, héros du onzième roman de Christian Garcin, Les oiseaux morts de l’Amérique, qui vient de sortir en poches (Actes Sud Babel).
Comme Saint-Loup et Marcel se retrouvent à Tansonville, nous sommes gratifiés d’un ultime portrait de Robert, d’un Robert de plus en plus Guermantes via la sveltesse hautaine de sa mère.
Depuis son premier roman, vingt ans donc, et sans évoquer ses récits de voyage, Christian Garcin cultive le goût des contrées lointaines : entre autres le Japon, la Chine, la Mongolie, la Russie, la Patagonie, mais également les États-Unis, qui font retour en 2020.
Entretien avec Pierre Alferi à l’occasion de la parution, aux éditions P.O.L, de Divers chaos.
L’an dernier, nous avons lu et aimé La Clé USB, par laquelle Jean-Philippe Toussaint ouvrait un cycle romanesque partant du milieu des fonctionnaires européens de Bruxelles.
Les puristes seront ravis, le duo d’auteurs formé par Fabrice Tarrin et Fred Neidhardt a ressuscité un Spirou que l’on croyait disparu. Paru le 4 septembre dernier, Spirou chez les Soviets s’inscrit dans une continuité qui renvoie à Franquin, Greg et Jidéhem, avec une aventure dans laquelle les gags et les références s’enchaînent avec bonheur.
Cela fait maintenant une douzaine de fois depuis septembre 2003 (pour une émission de Surpris par la nuit sur France Culture) qu’il m’arrive de rencontrer – ou de publier quelques lignes de “critique” au sujet de, ou plutôt avec – Frédéric Pajak.
Entretien de Patrick Lowie, « bricoleur de rêves », avec Pierre Guéry, réalisé pour Diacritik par échanges de mails entre le 28 juillet et le 30 août 2020.
Parmi mes propositions de jeunesse, Roberto Bolaño relève la restauration de l’Inquisition, les châtiments corporels publics, la guerre permanente soit contre les Chiliens soit contre les Paraguayens ou les Boliviens comme une forme de gymnastique nationale, la guerre permanente contre les écrivains castristes et les écrivains sandinistes comme une gymnastique intellectuelle, la polyandrie,