Essai sur l’histoire et la littérature, Faire trace analyse les différents types de textes relatifs aux camps d’extermination nazis pour en approfondir les enjeux et implications, pour mettre en évidence leurs choix formels, stylistiques, mais aussi leur prolongement jusqu’à aujourd’hui. Entretien avec Maxime Decout.
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Entretiens filmés ou retranscrits, d’écrivains, réalisateurs, dessinateurs, etc. Parce que laisser de longues plages à des artistes et des écrivains pour s’exprimer, ça manque un peu, ailleurs…
Recommencer la psychanalyse par le féminisme en général, après #MeToo en particulier, avec deux guides au compagnonnage singulier : Jacques Lacan et Valerie Solanas – voici la tâche que se sont joyeusement assignée la psychanalyste Silvia Lippi et le philosophe Patrice Maniglier dans leur ouvrage Sœurs, pour une psychanalyse féministe. Rencontre et entretien.
Avec Pasolini, corps vu – corps nu, paru pour le centenaire de Pasolini, Justine Rabat explore la question de la représentation des corps au cinéma. S’appuyant sur la Trilogie de la vie, composée du Décaméron, des Contes de Canterbury et des Mille et Une Nuits, mais aussi sur Salò ou les 120 Journées de Sodome, l’essayiste scrute l’œuvre pasolinienne et en tire une analyse des rapports de pouvoir qui est autant une relecture du passé qu’une critique radicale du néolibéralisme. Cet entretien revient ainsi sur un cinéma iconoclaste dont la puissance de perturbation continue de mettre en crise notre présent et d’interroger la place qu’il accorde aux marges.
Depuis le 7 octobre et jusqu’au 7 janvier 2024, dans la Région des Hauts-de-France, se tient l’une des plus riches et des plus stimulantes expositions jamais conçues sur Claude Simon. Conçu par Mireille Calle-Gruber qui en assure le commissariat scientifique, ce Claude Simon « sur la route de Flandres, peintre et écrivain » ne se présente pas seulement comme une mais trois expositions : un triptyque en forme de parcours dans les aspects majeurs mais souvent méconnus du prix Nobel de littérature. Grand entretien avec la conceptrice, Mireille Calle-Gruber, .
Jørn H. Sværen est un auteur, éditeur et traducteur norvégien. Il a dirigé la maison d’édition H Press et dirige actuellement England Forlag. Il a édité Den engelske kanal, une revue annuelle dédiée à la poésie contemporaine scandinave et internationale en traduction. Figure reconnue de la poésie norvégienne contemporaine, il est aussi le traducteur en particulier d’Emmanuel Hocquard et de Claude Royet-Journoud.
À travers ses trois ouvrages – Photocall, projet d’attendrissement (Petits Matins, 2021), Récupérer (Petits matins, 2015), La langue du garçon (Al Dante / Presses du réel, 2023) – y-a-t-il un rêve de livre unique ? À l’occasion de la parution de La langue du garçon, entretien avec Vincent Broqua.
À l’occasion de la parution du surprenant Mauvaises méthodes pour bonnes lectures, Maxime Decout est allé, pour Diacritik, à la rencontre d’Eduardo Berti le temps d’un grand entretien.
« Elle ajuste la position de sa capuche. Ses bracelets tintent. Pour qui les porte-t-elle, se pare-t-elle aussi quand elle est seule ? Je ne lui ai pas connu de relation. Je suis avide de savoir si elle aime, si elle est aimée, mais je ne sais pas parler d’amour et tout ce que j’ose lui demander c’est :
-Tu ne t’ennuies pas trop à Périgueux ? » (Le Vieil Incendie).
À trente ans, en Suisse romande, maintenant en France, et pas seulement au sein de l’espace francophone puisqu’un National Book Award lui a été attribué en 2021, Elisa Shua Dusapin connaît le succès. Son quatrième roman, Le Vieil Incendie est salué par toute la presse française, depuis Le Figaro jusqu’à L’Humanité, en passant par le feuilleton littéraire de Tiphaine Samoyault dans Le Monde (déjà, en 2020, dans ces mêmes colonnes, Camille Laurens n’avait pas tari d’éloges pour Vladivostok Circus).
Quand nous nous sommes rencontrés en Dordogne, début 2023, lors de la résidence d’écriture que vous avez effectuée à La Maison du Goupillou, vous disiez à vos hôtes et à vos interlocutrices et interlocuteurs, que votre roman en chantier (c’était Le Vieil Incendie) concernait l’aphasie et deux sœurs, et que vous l’aviez situé dans la région. Pouvez-vous nous préciser comment vous est venue « l’idée » de ce livre, comment elle s’est imposée à vous ?
Une métaphore privilégiée de l’esprit moderne. C’est ainsi que l’essayiste et romancier Malek Abbou caractérise le labyrinthe dont il donne aujourd’hui une vue d’ensemble aussi extraordinaire qu’inédite à travers un ouvrage-somme paraissant aux éditions Bouquins sous sa direction. Dans un grand entretien, il nous conduit à travers les subtilités d’un symbole protéiforme puissamment humain et hautement ancien.
Soirée Coïncidences Maurice Olender : Edwy Plenel (Se tenir droit)
Mardi 17 octobre dernier, Edwy Plenel était l’invité des « soirées Coïncidences Maurice Olender » à la Maison de […]
En deux romans, Géographie d’un adultère et Ville nouvelle, tous deux parus à L’Arbalète, Agnès Riva a su faire entendre une voix singulière dans le champ contemporain. Interrogeant avec force l’espace et l’architecture qui deviennent des acteurs à part entière de nos vies, la romancière ne pouvait manquer de venir apporter sa parole lors de ces 14e Enjeux contemporains en compagnie de Bruce Bégout et sous la houlette d’Elodie Karaki. Elle livre ici à Diacritik l’amorce de ce qui, selon elle, fait encore commun dans nos villes.
Dans le cadre de la 14e édition des Enjeux contemporains organisés par la Maison des écrivains au Vieux-Colombier, Diacritik, partenaire de l’événement, est à la rencontre de la romancière Laure Gouraige. Voix majeure du contemporain, la jeune autrice a fait paraître successivement deux récits remarquables chez POL, La Fille du père (2020) et Les Idées noires (2022). L’occasion de lui demander avant sa table ronde sur la sororité avec Lamia Berrada-Berca de vendredi matin ce qu’elle entend par « Faire commun ».
Comment encore faire commun dans une démocratie attaquée de toutes parts, sans cesse remise en cause, dont les services publics font l’objet d’une destruction en coupe réglée ? C’est à cette question urgente que Barbara Stiegler et Christophe Pébarthe, qui viennent de cosigner le remarquable Démocratie ! Manifeste tenteront de répondre dans le cadre des Enjeux Contemporains à l’occasion d’une table ronde ce jeudi après-midi au Vieux-Colombier. Barbara Stiegler pose ici pour Diacritik le temps d’un entretien les pistes de cette discussion.
Quoi de mieux, quand il s’agit de faire commun en famille, que de penser aux traditionnels albums de photographies ? Le faire commun d’une famille se donne à voir et se transmet dans les poses.