La rentrée effectuée pour grand nombre d’entre nous, il suffit d’ouvrir aujourd’hui n’importe quel magazine, malheureusement surtout féminin – mais c’est un autre débat – pour voir de multiples encadrés, pages conseils, photos suggestives pour nous permettre de garder notre joli teint bronzé encore quelques temps, pour retrouver une « sveltitude » à dénoncer tant elle est imposée et nous inciter à avoir quelques remords quant à notre estivale malbouffe.

« OK, je vais vous faire quelque chose sur les OGM », a répondu Emmanuelle à Libération qui lui proposait une tribune sur le sujet de son choix.
C’est là où les choses commencent à se gâter : qu’est-ce qu’une femme de lettres peut écrire sur les OGM, à l’heure où les écrivain.e.s sont souvent relégué.e.s à un divertissement mais sans lendemain, à soigner les traumatismes individuels, et non à prendre position sur les options politiques et encore moins scientifiques ?

Evelyn McHale, ce nom ne vous dit certainement rien pourtant il suffit de naviguer sur Internet pour qu’il s’affiche rapidement et pour que vous puissiez la voir, elle, allongée sur le toit défoncé de la limousine d’un diplomate des Nations-Unies garée au pied de l’Empire State Building.

Les lecteurs d’Hélène Gaudy savent que dans ses livres le paysage n’est pas qu’un espace à arpenter : c’est dans Une île une forteresse une épaisseur d’histoire à traverser et qui vous traverse à son tour, comme des strates sédimentées, ou un feuilleté d’archives, à la manière de W. G. Sebald ; c’est aussi une force qui bouleverse la physiologie et décadre les repères familiers, comme dans Grands lieux.

Sacha, le narrateur, parvient à V., petite ville du sud de la France baignée de soleil où il s’installe pour écrire son prochain roman ; ce dernier devient rapidement toiles peintes sur lesquelles il couche ses mots en jaune sur fond blanc. Là il rencontre l’autostoppeur, qui fut il y a vingt ans son colocataire et avec qui le narrateur a rompu, sans que l’on sache pourquoi.

Le 24 juin, Cyril Delhay, professeur d’art oratoire à Sciences Po Paris, remettait à Jean-Michel Blanquer un rapport intitulé « Faire du grand oral un levier de l’égalité des chances ». Et il faut au moins un professeur d’art oratoire de Sciences Po Paris pour avoir l’audace de parler de baccalauréat et d’égalité des chances quand la « réforme » du baccalauréat menée par M. Blanquer achève de liquider ce que cet examen pouvait encore avoir de caractère égalitaire.

Ripley: When I sleep, I dream about it. Them. Every night. All around me, in me. I used to be afraid to dream, but I’m not anymore.
Call: Why?
Ripley: Because no matter how bad the dreams get… when I wake up it’s always worse.

Neuf épisodes à ce jour, pour cette série que j’ai la chance de pouvoir développer avec l’aide enthousiaste de Johan Faerber et le concours de Diacritik, autour du personnage d’Ellen Ripley, neuf épisodes qui ont, en parallèle, suivi son évolution dans les trois premiers films de la saga — Alien, Ridley Scott (1979) ; Aliens, James Cameron (1986) ; Alien3, David Fincher (1992) — et l’ont prolongé, entre fiction et autofiction (qui est un peu ma marque de fabrique).