La rentrée effectuée pour grand nombre d’entre nous, il suffit d’ouvrir aujourd’hui n’importe quel magazine, malheureusement surtout féminin – mais c’est un autre débat – pour voir de multiples encadrés, pages conseils, photos suggestives pour nous permettre de garder notre joli teint bronzé encore quelques temps, pour retrouver une « sveltitude » à dénoncer tant elle est imposée et nous inciter à avoir quelques remords quant à notre estivale malbouffe.
Auteur : Dominique Pietri
Avertissement
Les datations comprises dans ce texte (notamment les dates de naissance et de mort d’Ellen Ripley, mais également de certains événements ultérieurs) sont susceptibles d’être remises en question.
Quinze ans après La Horde du Contrevent, Les Furtifs signe le grand retour d’Alain Damasio au genre romanesque, qu’il avait délaissé au profit de formes narratives courtes, d’exercices radiophoniques et vidéoludiques et de ses engagements militants.
« OK, je vais vous faire quelque chose sur les OGM », a répondu Emmanuelle à Libération qui lui proposait une tribune sur le sujet de son choix.
C’est là où les choses commencent à se gâter : qu’est-ce qu’une femme de lettres peut écrire sur les OGM, à l’heure où les écrivain.e.s sont souvent relégué.e.s à un divertissement mais sans lendemain, à soigner les traumatismes individuels, et non à prendre position sur les options politiques et encore moins scientifiques ?
Lundi : tout seul
Cette année encore, mais plus que d’habitude on a voulu couper : le portable, les mails, les photos, le travail, les amis. On a voulu disparaitre des radars, revenir bronzé et sec comme un pruneau, les bras plein de cadeaux faits à la main par quelqu’un là-bas.
Parfois, le ronronnement cesse. La machine à enquiller les films, de mercredi en mercredi, s’enraye, et un film est là qui s’impose, impose silence au bavardage distrayant du cinéma comme il va. Ne croyez surtout pas que je hurle est de cette teneur-là.
Evelyn McHale, ce nom ne vous dit certainement rien pourtant il suffit de naviguer sur Internet pour qu’il s’affiche rapidement et pour que vous puissiez la voir, elle, allongée sur le toit défoncé de la limousine d’un diplomate des Nations-Unies garée au pied de l’Empire State Building.
« À moi, le récit de ces années » : c’est résolument sous le signe de Rimbaud que Jérôme Meizoz place cet appel à la mémoire et brosse dans Absolument modernes ! une chronique à la fois intime et collective de la modernisation du XXe siècle.
Retour en cette rentrée sur l’expression « preneur d’otage » employé par les médias, Jean-Michel Blanquer et Emmanuel Macron dans leur sillage pour désigner, lors du chaotique bac 2019, les professeurs grévistes.
Les lecteurs d’Hélène Gaudy savent que dans ses livres le paysage n’est pas qu’un espace à arpenter : c’est dans Une île une forteresse une épaisseur d’histoire à traverser et qui vous traverse à son tour, comme des strates sédimentées, ou un feuilleté d’archives, à la manière de W. G. Sebald ; c’est aussi une force qui bouleverse la physiologie et décadre les repères familiers, comme dans Grands lieux.
« Par la folie qui l’interrompt, une œuvre ouvre un vide, un temps de silence, une question sans réponse, elle provoque un déchirement sans réconciliation où le monde est bien contraint de s’interroger », écrivait Michel Foucault dans Histoire de la folie.
Sacha, le narrateur, parvient à V., petite ville du sud de la France baignée de soleil où il s’installe pour écrire son prochain roman ; ce dernier devient rapidement toiles peintes sur lesquelles il couche ses mots en jaune sur fond blanc. Là il rencontre l’autostoppeur, qui fut il y a vingt ans son colocataire et avec qui le narrateur a rompu, sans que l’on sache pourquoi.
Le 24 juin, Cyril Delhay, professeur d’art oratoire à Sciences Po Paris, remettait à Jean-Michel Blanquer un rapport intitulé « Faire du grand oral un levier de l’égalité des chances ». Et il faut au moins un professeur d’art oratoire de Sciences Po Paris pour avoir l’audace de parler de baccalauréat et d’égalité des chances quand la « réforme » du baccalauréat menée par M. Blanquer achève de liquider ce que cet examen pouvait encore avoir de caractère égalitaire.
Dans son dernier ouvrage, Nietzsche poèmes complets, Guillaume Métayer accomplit un immense travail de chercheur et de traducteur, comblant une lacune dans le paysage éditorial francophone et au-delà, en rassemblant les œuvres poétiques complètes du philosophe.
Ripley: When I sleep, I dream about it. Them. Every night. All around me, in me. I used to be afraid to dream, but I’m not anymore.
Call: Why?
Ripley: Because no matter how bad the dreams get… when I wake up it’s always worse.
Neuf épisodes à ce jour, pour cette série que j’ai la chance de pouvoir développer avec l’aide enthousiaste de Johan Faerber et le concours de Diacritik, autour du personnage d’Ellen Ripley, neuf épisodes qui ont, en parallèle, suivi son évolution dans les trois premiers films de la saga — Alien, Ridley Scott (1979) ; Aliens, James Cameron (1986) ; Alien3, David Fincher (1992) — et l’ont prolongé, entre fiction et autofiction (qui est un peu ma marque de fabrique).