J’avais une trentaine d’années, c’était en 1995. Je fréquentais un coiffeur niçois, qui avait deux places pour aller voir Céline Dion à l’Acropolis, salle Apollon, un Palais des Congrès au centre de la ville. La personne qui devait l’accompagner avait un empêchement, et l’homme m’avait proposé de le remplacer.
Auteur : Laurent Herrou
Cavalier d’épée constituerait une sorte de suite, ou de complément, de supplément, à Enfant de perdition (P.O.L, 2020). Le livre commencerait là où l’autre s’arrêtait, au seuil de la vie adulte, d’un voyage dans les Balkans que s’apprête à faire le narrateur. Dans Enfant de perdition, nous étions dans les méandres de la vie d’avant, jusqu’à la décision finale de « trahir » les siens, le pays d’où nous venons. L’Enfant devait se perdre pour renaître, différent.
Écrivain et critique, Guy Lelong poursuit une œuvre très singulière, imprégnée de musique, élaborée à partir de processus de transformation continue. Entretien avec l’auteur, à l’occasion de la publication de La Poursuite.
À toutes les lauréates et tous les lauréats de #mondesnouveaux
Les faits : « Dans le cadre du Plan de Relance, le gouvernement a souhaité consacrer 30 millions d’euros à un programme de soutien à la conception et à la réalisation de projets artistiques, qui portera une attention particulière aux jeunes créateurs » (source : ministère de la Culture). 264 projets artistiques et littéraires ont été sélectionnés.
Récit politique, enquête, affolement de la narration et de sa possibilité, Des îles, de Marie Cosnay, est également un témoignage fondamental : témoignage pluriel de celles et ceux qui, du fait d’être immigré.e.s, exilé.e.s, « clandestin.e.s », du fait de chercher une vie ailleurs que là où les traités internationaux et les politiques racistes leur assignent une place, subissent un traitement indigne, inhumain ; témoignage de celle qui, écrivant, écoutant, regardant, est emportée dans un mouvement général qui la dépasse : mouvement de mort, mouvement de vie. Rencontre et entretien entre Mathieu Potte-Bonneville et Marie Cosnay.
Un appartement sur Uranus est notamment construit autour de l’analogie entre la transition de genre et la migration. Mais se dire « migrant », alors que l’on possède un passeport européen, pourrait relever d’une ignorance de ses propres privilèges en tant que citoyen européen et personne blanche.
Mais comment en viens-je à écrire sur « le phénomène woke » comme on aime à le qualifier ? Est-ce ce que je n’aurais pas mieux à faire, surtout si j’estime que justement il constitue un détournement stérile d’énergie, un lâcher de passions tristes vite confirmé par un détour sur les réseaux ou en compulsant un énième ouvrage avec son petit chapitre sur les identités ?
Dirigée par Carole Aurouet, la collection « Le cinéma des poètes » (Nouvelles Éditions Place) réunit des études brèves et stimulantes consacrées à de nombreux auteurs et à leurs rapports au cinéma. Desnos, Picabia, Duchamp, Roussel, Duras ou encore Michaux ou Aragon (liste largement non exhaustive) figurent au catalogue du « Cinéma des poètes ». Christelle Reggiani, à laquelle on doit de nombreuses études sur Perec et la direction de ses Œuvres en Pléiade, signe un Perec et le cinéma dans cette foisonnante collection.
Le biopic est-il un genre en soi, un genre intéressant ? Chaque rentrée littéraire propose la biographie revisitée d’une princesse méconnue ou d’un sportif célèbre, d’un écrivain, d’un personnage de roman, d’un empereur romain.
(i)
Je commence par poser deux axiomes.
Axiome n° 1 : l’ennemi principal de toute politique d’émancipation est le capitalisme.
Amorces rassemble les derniers « carnets » d’Henri Thomas et constitue peut-être une bonne entrée en matière pour découvrir une œuvre qui occupe une place singulière dans le paysage de la littérature française de la seconde moitié du XXe siècle.
Thomas Clerc dans le cadre du Festival de la littérature vivante, EXTRA! du Centre Pompidou, a donné chaque soir du 9 au 19 septembre un « toast » à un livre et un auteur qu’il aimait. Le vendredi 17 septembre, c’était mon tour pour mon Sexe des Modernes, Pensée du Neutre et théorie du genre. Un toast appelle une réponse, voici qu’elle fut la mienne après l’avoir entendu.
Sur Illusions perdues par Balzac & Giannoli (1837-2021)
Actuellement sur les écrans, l’œuvre repose de tous temps sur les rayonnages des bibliothèques et librairies.
Quand les vagues ne remuaient pas les claquettes et les vélos électriques comme le tambour de la machine à laver, elles ne s’échouaient sur rien. Tout l’été la mer n’a rien donné et le soleil a brillé sans aider personne.
Olivier Sécardin s’entretient avec Ryōko Sekiguchi au sujet de ses années d’apprentissage – entre le Japon et la France – et de son métier de traductrice, d’une langue à l’autre.