C’est dans la collection l’Arpenteur de Gallimard que paraît le deuxième roman de l’écrivain, traductrice et scénariste Georgina Tacou. Cet évangile d’un genre particulier s’ouvre dans toutes les acceptions du terme par la fascination de Flora la narratrice pour Mars, l’œuvre unique de l’écrivain suisse Fritz Zorn (1944-1976), immense succès littéraire de la fin des années 70.
Auteur : Arnaud Jamin
Le nouveau roman de Solveig Vialle qui paraît aux éditions Léo Scheer est un sublime éloge de la crise métaphysique sur fond de danse brésilienne.
La collection « La librairie de Guy Debord » des éditions de l’Échappée s’agrandit. Après Stratégie en 2018, voici la parution de Poésie etc., deuxième tome des fiches de lecture de l’immense penseur disparu il y a 25 ans, le 30 novembre 1994. Une plongée inouïe juste au dessus de l’épaule d’un classique plus extraordinairement juste que jamais.
« Mais qu’est-ce qu’ils ont tous en ce moment avec Velasquez ? Je préfère mille fois Le Greco. Lui était un peintre. » En 1966, Picasso est formel quand il parle du génie de Doménikos Theotokópoulos (1541-1614). La véritable première rétrospective que lui consacre le Grand Palais jusqu’au 10 février en réunissant soixante-quinze œuvres ouvre en très grand l’histoire de la peinture.
L’imitation de Bartleby, premier roman de Julien Battesti qui vient de paraître dans la collection l’Infini aux éditions Gallimard est une immense et réjouissante vibration littéraire.
L’écoute de « Closer to grey », nouvel album des américains Chromatics qui se produiront à la fin du mois à Paris en tête d’affiche du festival Pitchfork mène à l’inverse de son titre vers l’illumination. C’est un disque pop parfait pour sortir de la réalité, pour la contrer. Voici les conditions dans lesquelles j’en ai fait l’expérience précise.
Avec l’anthologie Écrits stupéfiants qui rassemble aux éditions Robert Laffont dans la collection « Bouquins » des textes croisant littérature et drogues, Cécile Guilbert dévoile une somme mondialement inédite. Lumineusement érudite, l’écrivaine qui est aussi essayiste, critique et préfacière donne à lire une histoire fascinante et quasi secrète de la littérature. La description précise des substances, les textes et notices de grands comme d’inconnus auteurs forment un kaléidoscope littéraire original et incroyablement précieux. Elle nous a accordé un grand entretien.
Mythe pop, mastodonte gothique, icône occidentale : tout semble dit sur The Cure qui vient de faire l’unanimité au festival Rock en Seine vendredi 23 août 2019. Pourtant, en se promenant dans les immenses espaces du domaine national de Saint-Cloud, le sens d’un groupe qui a déjà traversé quatre décennies se révèle toujours plus profond.
Quand un livre n’a pas d’intérêt, on part du principe qu’il ne mérite pas une critique. On peut juste le laisser en l’ignorant et cela arrive à tout le monde tous les jours. Nous voilà à la FNAC frôlant ce qui nous inspire l’ennui puis passant sciemment à côté. Du point de vue médiatique, tout ce dont on nous parle est bon, a priori. Le temps actuel est lisse et nous propose sans cesse de glisser sur lui. Mais à l’approche de l’anniversaire des 50 ans de l’évènement musical américain cet été, la réédition de l’ouvrage révérencieux de Michka Assayas sur Woodstock aux éditions GM mérite une petite analyse. Histoire de révéler la passion mortifère pour le passé qu’elle engage.
La sortie de ce fabuleux livre à trois mains et trois têtes intervient dans un moment précis de ce que l’on nomme actualité.
Il nage à contre-courant, mais en rythme. Thomas A. Ravier, né en 1969, est un écrivain éblouissant qui depuis 1994 publie essais et romans dans lesquels une formidable verve cavale.
Bonnard est un artiste toujours trop méconnu. Si ses œuvres sont éparpillées dans les plus grands musées du monde et dans de prestigieuses collections privées, une compréhension totale de son génie pictural est encore à venir. C’est l’intérêt de la première publication scientifique des agendas intimes du peintre couvrant les vingt dernières années de sa longue vie (1867-1947) en coédition entre l’Atelier contemporain, la Bibliothèque de France et le Musée Bonnard qui propose une exposition temporaire où ils peuvent être vus jusqu’au 9 juin au Cannet.
C’est l’événement du printemps artistique et il est encore question du roi Pablo. Comme un écho de l’importance centrale de son génie et en miroir de « Calder-Picasso » jusqu’au 25 août au Musée Picasso mais aussi de « Quand Fellini rêvait de Picasso » jusqu’au 28 juillet à la Cinémathèque, voici que le Musée de l’Armée accueille aux Invalides et pour la première fois une exposition qui prend pour thème la guerre dans l’œuvre de l’espagnol.
« Je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser. » C’est ainsi qu’en 1883 Nietzsche faisait parler Zarathoustra dans une grandiloquence qui démontrait l’importance de la danse dans l’esprit du philosophe. Cent trente six ans plus tard, la danse est toujours capitale dans les arts. L’auteure réalisatrice Florence Platarets le montre brillamment dans un film documentaire diffusé sur France 5 et qui suit le géant français de la danse contemporaine Angelin Preljocaj.
Il y a de la littérature dans le premier roman de Louise Chennevière. Plusieurs blocs de voix féminines donnent leurs positions fictives dans un flux plein de force. C’est P.O.L qui sort Comme la chienne, un livre violent et intelligent, moderne et polyphonique. Il est écrit par une jeune femme de 26 ans. Rencontre.