Une rentrée littéraire en poches (2)

Diacritik a évoqué ces livres lors de leur parution en grand format. Mais les poches font aussi leur rentrée littéraire.
Revue des sorties, par ordre alphabétique d’auteurs, 2.

Prix Médicis 2016, catégorie Roman à la surprise générale (cette enquête d’un historien bouleversant les frontières génériques), Laëtitia d’Ivan Jablonka paraît en poche, chez Points, le 7 septembre prochain.
Diacritik avait consacré deux articles à ce livre : le premier, signé Laurent Demanze, accompagnait sa sortie, soulignant combien Laëtitia rend au fait divers, « à l’événement minuscule et souvent relégué aux marges de l’histoire sa force de retentissement et sa puissance d’ébranlement (A lire ici). Christine Marcandier, quant à elle, analysait le brouillage des catégories fiction/non fiction, extension du domaine de la littérature, au moment de l’annonce du prix Medicis, évoquant Laëtitia mais aussi Boxe de Jacques Henric (primé catégorie Essais), qui sort également chez Points (Lire son article ici)

Ivan Jablonka, Laëtitia, Points, 456 p., 8 € 20 — Parution le 7 septembre

Jacques Henric, Boxe, Points, 240 p., 7 € 20 — Parution le 31 août

Cannibales de Régis Jauffret a longtemps été en lice pour le Goncourt 2016 mais le jury lui a préféré un insipide récit de fait divers, signé Leïla Slimani. La puissance subversive de l’auteur de Claustria aurait sans doute été trop forte pour les salons feutrés.
On ne peut que le regretter, en témoignent le choix de Sophie Quetteville (Lire ici) — ou leur rencontre aux Correspondances de Manosque (voir ici) — et l’article de Christine Marcandier (à retrouver là).
Mais la sortie en poche du roman, le 31 août prochain, permettra à de nouveaux lecteurs de le mesurer.

Régis Jauffret, Cannibales, Points, 192 p., 6 € 50, parution le 31 août

Laura Kasischke est de ces écrivains américains dont la France est la patrie d’élection, tant leur lectorat les suit, les aime, accompagne chacune de leurs publications. Pourtant, jusqu’ici, seule l’œuvre romanesque de Laura Kasischke était disponible en traduction. Les éditions Page à Page ont eu la formidable idée, l’an dernier, de combler ce manque, en publiant Mariées rebelles, son premier recueil de poésie, en édition bilingue — et dans une traduction magistrale de Céline Leroy (Lire ici).
Le trio magique réitère cette année avec la publication de l’unique recueil de (15) nouvelles de l’auteure (If A Stranger Approaches You, 2013), à paraître le 25 août prochain, sous le titre Si un inconnu vous aborde (lire ici l’article de Christine Marcandier)

Laura Kasischke, Mariées rebelles, édition bilingue, trad. de l’anglais (USA) par Céline Leroy, éditions Points, 192 p., 7 € 50, parution le 24 août

(Laura Kasischke, Si un inconnu vous aborde, trad. de l’anglais (USA) par Céline Leroy, éd. Page à Page, 200 p., 18 €, à paraître le 25 août).

A noter : Laura Kasischke sera présente en France et rencontrera ses lecteurs le 18 septembre au Comptoir des mots (Paris), le 19 au Théâtre de Vienne, elle sera le 20 aux Correspondances de Manosque, le 21 à la Librairie de Paris, le 22 à la librairie Millepages de Vincennes et le 23 à la bibliothèque Marguerite Audoux.

Lucie Eple avait souhaité revenir sur ce roman en octobre 2015, dès les premières semaines de création de Diacritik : Le Voleur de voitures de Theodore Weesner est de ces livres hors actualité tant ils sont devenus des « classiques », non par leur manière mais dans leur évidence.
Édité pour la première fois aux États-Unis en 1972 (The Car Thief), le roman avait enfin trouvé un public français dans son édition grand format aux éditions Tusitala, traduit par Charles Recoursé (Lire ici l’article de Lucie). Il sera prochainement disponible au Livre de poche

Theodore Weesner, Le voleur de voitures, Le Livre de poche, 544 p., 8 € 10 — Parution le 13 septembre

Retrouvez ici la première partie de la sélection