Lauréat du Pulitzer pour The Underground Railroad, Colson Whitehead a été couronné une nouvelle fois pour The Nickel Boys, devenant après Booth Tarkington, William Faulkner et John Updike le quatrième romancier à recevoir à deux reprises la plus prestigieuse des récompenses littéraires américaines. Nickel Boys qui décrit la Floride ségrégationniste des années 1960 et dialogue avec l’héritage du Dr. Martin Luther King vient de paraître chez Albin Michel dans une traduction signée Charles Recoursé.

Les éditions du Seuil ont décidé de quotidiennement mettre en accès libre, le temps du confinement, un grand titre de leur catalogue, sous le titre « Le Seuil du jour« , en accord avec leurs auteurs et leurs traducteurs. Aujourd’hui La Douleur porte un costume de plumes, dans une traduction de Charles Recoursé, premier texte singulier de l’écrivain anglais Max Porter, fable et conte du deuil.

Nous avons découvert Max Porter avec La Douleur porte un costume de plume, fabuleux livre, d’une poésie dense et rare, plus qu’une histoire une atmosphère et un ton. Et voici Lanny qui, tout en s’installant dans le même espace noir et poétique, ajoute une pierre singulière à l’œuvre, de celles qui promettent de beaucoup compter.

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Tao Lin : Écrivain américain vivant, né à Alexandria en 1983. Auteur de 2 romans, 1 poème et 1 novella (pour l’œuvre traduite, car il est bien plus prolifique !).
S’il n’aime pas forcément qu’on lui rappelle que Bret Easton Ellis l’a qualifié de « styliste le plus doué de sa génération », Tao Lin n’en reste pas moins fidèle à cette description élogieuse. Quand BEE photographiait la fin du siècle avec l’emphase et la violence qu’on lui connait, Tao Lin décrit la génération Y et le début du 21e siècle d’une façon presque durassienne : il parle de ce qui n’est pas tout en essayant d’être. Marguerite qui aurait gobé trop d’ecstasy et acheté un iPhone.

Il y a aussi peu de trémolos dans Le Voleur de voitures que dans Le Vin de la jeunesse de John Fante. Et les larmes montent aux yeux avec la même douceur, provoquées par une émotion simple, je dirais presque suffisante, essentielle. J’aime les livres des éditions Tusitala en ce qu’ils sont — pour ceux de la veine que je dirais « sociale » du catalogue — un vrai baromètre de ma sensibilité.

Dandy, roman de Richard Krawiec édité aux États-Unis en 1986 sous le titre Time sharing, est le récit d’une rencontre de deux solitudes, celle d’Artie et de Jolene,  deux errances dans l’Amérique libérale des années 80. Né dans le Massachusetts, enseignant et travailleur social, l’auteur a plongé sa plume dans l’acier trempé du réel. Dandy est un livre nécessairement violent, publié par les jeunes éditions Tusitala, en 2013 et, depuis la mi-septembre, disponible en poche, aux éditions Points.