Abandonnez toute affaire cessante les livres que vous lisiez pour vous précipiter sur Nino dans la nuit de Capucine et Simon Johannin qui vient de paraître en poche aux éditions Points et s’impose comme l’un des récits les plus vifs et remarquables de nos années 10. Le roman s’offre, à travers la figure incandescente de Nino, comme un grand récit sur la nuit du contemporain, la folie de ses corps à la recherche de la grande vie du monde. À l’occasion de cette sortie en poche, Diacritik republie le grand entretien de Johan Faerber avec les auteurs de ce puissant roman à quatre mains.

Laurent Mauvignier signe indubitablement avec Histoires de la nuit l’un des très grands livres de ces dernières années. Indéniable exploit romanesque à l’architecture admirable, puissance narrative d’exception, intrigue palpitante et sans cesse relancée, Histoires de la nuit est un époustouflant page turner qui ne cesse de s’interroger sur ce qu’est l’écriture et le récit aujourd’hui. A travers l’histoire de Bergogne, sa femme et sa fille, perdus dans un hameau et bientôt cernés par des hommes à la rare violence, Histoires de la nuit se lit comme un film dont il n’existerait aucune copie. Autant de raisons pour Diacritik de partir à la rencontre du romancier le temps d’un grand entretien autour de ce chef-d’œuvre de notre contemporain.

Avec Le Scribe, Célia Houdart livre sans doute son plus beau roman, le plus magnétique, le plus sensible et le plus sensuel. A travers l’histoire d’un jeune chercheur en mathématiques, Chandra, venu d’Inde en France, la romancière déploie un puissant roman d’apprentissage entre Paris et Calcutta, où les destins ne cessent de se croiser, au gré de la Seine ou du Gange. L’occasion pour Diacritik d’aller à la rencontre de la romancière qui, par ce récit qui porte les vibrantes marques des inquiétudes politiques et écologiques, confirme combien elle est l’une des écritures contemporaines parmi les plus remarquables.

On s’était habitué, avec Maylis de Kerangal, aux tambours et aux trompettes, aux incipits de parade, à ces œuvres aux frontispices vibrants, de l’odyssée de Georges Diderot, héros de Naissance d’un pont, à la vague mythique venue du fond des âges lançant le compte à rebours poignant de Réparer les vivants.

Sans doute Pâture de vent de Christophe Manon qui vient de paraître chez Verdier est-il un des plus beaux livres de cette rentrée d’hiver. Fulgurant, déchiré de violence et d’une extrême douceur à la fois, le récit de Manon s’impose par la force figurative de son écriture et par le chant d’amour dont il caresse les personnages qui figuraient déjà dans Extrêmes et lumineux, son premier récit.

Abandonnez toute affaire cessante les livres que vous lisiez pour vous précipiter sur Nino dans la nuit de Capucine et Simon Johannin qui vient de paraître aux éditions Allia. Deux ans après L’Été des charognes, ce roman s’impose incontestablement comme un des récits les plus vifs et remarquables de nos années 10. Loin des clichés réactionnaires bourgeois d’un Houellebecq, Nino dans la nuit est le grand roman de cette rentrée, celui qui s’offre, à travers la figure incandescente de Nino, comme un grand récit sur la nuit du contemporain, la folie de ses corps à la recherche de la grande vie du monde. Rencontre le temps d’un grand entretien avec les auteurs de ce puissant roman à quatre mains.

En écho à la deuxième saison de son cycle « Histoire du Vertige » à la Maison de la Poésie de Paris, Camille de Toledo s’est livré le temps d’un grand entretien pour Diacritik sur les grandes lignes critiques et poétiques de son travail. Avant de se consacrer mardi dès 19 h lors du second épisode au Livre de l’intranquillité de Pessoa, Camille de Toledo évoque les généalogies brisées, la littérature comme puissance de savoir et la mort comme intime frontière entre vérité et fiction.