Ça commence par une rencontre, à l’automne 2022. Je suis invité au festival Littératures, etc. à Lille pour présenter mon dernier roman. Aurélie Olivier me présente Lucien Fradin : c’est lui qui va lire des extraits de mon texte avant une rencontre croisée pour parler de nos travaux respectifs. Il est comédien ; j’apprends qu’il a sorti un livre, aussi. Portraits détaillés.
Littérature
L’an dernier, les grands commémorateurs de tout poil et de toute brosse se sont enquis de célébrer la naissance du surréalisme. Pour en déterminer la date, instant lustral où l’étincelle doit allumer l’incendie, on a retenu celle de la parution du premier Manifeste, soit 1924.
Dans la librairie l’autre jour, sans crier gare, cet étrange sentiment de fraternité. Je feuillette le dernier ouvrage de Philippe Forest, écrivain que je lis de façon décousue, infidèle, de loin en loin.
Il y a quelques semaines, Olivier Martinelli m’a contacté sur Facebook. Il voulait m’envoyer son livre, même si je ne suis pas journaliste littéraire, même si je n’écris pas sur les livres et qu’aujourd’hui je fais une exception.
C’est sous le signe de la tristesse que se place ce court roman, sous l’égide d’une exergue de Dante.
Poète, critique et traducteur, David Lespiau a fait paraître récemment, aux éditions Héros-Limite, Une danse pour les doigts humains. Entretien avec l’auteur.
Il faudrait rester pour voir. Demeurer là, dans l’attente de voir ce que l’on sait déjà : le film, hantés que nous serions du commentaire du film lui-même, c’est-à-dire des images déjà-là du film que nous n’aurions que trop vu, même si nous ne l’avons pas vraiment ou pas encore vu.
Le titre renvoie à la deuxième Épître aux Corinthiens : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles ». La citation choisie par Nathan Trantraal contraste avec le contenu des textes : ce qu’elle affirme est contredit par la réalité, le livre étant structuré par cette contradiction entre un discours et un autre, entre la promesse et la réalité sociale, politique, culturelle, économique.
Dans son œuvre, Guy Bennett s’intéresse aux marges du livre, à ce qui est habituellement situé hors du texte considéré comme le centre du livre, comme ce qui dans celui-ci est l’œuvre, le reste étant jugé secondaire, un supplément.
Il pourrait s’agir d’un livre d’Euclide mais il est signé Marie de Quatrebarbes. Ça pourrait être un livre d’un physicien-philosophe de l’Antiquité, mais c’est un livre de poésie. Ce serait un livre de grammaire autant qu’une poétique, une écriture autant qu’un rapport au monde – un nouveau monde, un monde nouveau dans ce monde.
La mère est la mère et une poule, autre chose qu’elle-même. Toute chose est autre chose, est et n’est pas. Chez Hélène Cixous, « Être ou ne pas être » serait moins une alternative, une disjonction exclusive, qu’une affirmation, l’expression d’une synthèse disjonctive, celle-ci impliquant un mouvement incessant de connexions, de relations instables, d’agencements impossibles.
Le livre d’Ariane Jousse est étrange par sa narration, sa construction, par les relations qui y sont tissées et le constituent. L’objet central du livre serait d’abord, peut-être, cette étrangeté, Terreur créant un monde défini par cette étrangeté.
Comment raconter l’histoire quand la plupart des éléments manquent ? Comment dire ce que l’on ne sait pas ? Non pas écrire ce que l’on sait mais ce que l’on ne sait pas, parce que l’on ne sait pas, parce que l’on ne peut alors pas écrire.
Sous l’influence des crônicas de Clarice Lispector, une série de textes du poète américain Guy Bennett, publiés dans Diacritik tout au long de l’année 2024.
S’inscrivant dans le sillage du spectacle Le Vertige Marilyn, le livre Du côté de chez Marilyn a été écrit à quatre mains, par Isabelle Adjani et Olivier Steiner. À six mains plus exactement, dès lors que la voix de Marilyn Monroe compose la basse continue, la basso ostinato de la rencontre.