Le livre de Catherine Weinzaepflen, D’ailleurs, se construit autour d’une idée du monde et de ce qui est impliqué par le fait d’y vivre : l’omniprésence, la permanence de l’ailleurs. Le monde n’est jamais entièrement ici, il implique toujours un ailleurs. Aller vers cet ailleurs, s’y trouver, revient à déplacer l’ailleurs qui persiste au-delà de l’ici.

Entretien avec Laure Gauthier au sujet de son dernier livre, mélusine reoladed, où il est question, entre autres, de politique, d’écologie, de contes et de dystopies, d’imaginaire, de poésie, ou encore de Jean-Luc Nancy. Quand l’imaginaire littéraire devient un des points de vue à partir duquel penser notre monde et peut-être l’habiter.

Avec la parution de Trois éveils, Lionel Ruffel poursuit une histoire littéraire personnelle portée par des évènements collectifs et politiques (Nuit debout, confinement, élections, grèves…). La réflexion se fonde sur les rapports entre littérature et politique au prisme en particulier de la lecture du philologue Victor Klemperer et de son livre LTI, La langue du IIIe Reich. Trois éveils questionne la langue, les langues de pouvoir au regard également d’un capitalisme néolibéral, dans la constitution d’une cartographie personnelle des livres, traversée par le cinéma. Entretien avec Lionel Ruffel.

Les crises, les guerres, les périodes de grande incertitude génèrent des œuvres, des romans, des questions. Si le Covid n’a pas encore eu son Guernica (mais est-ce nécessaire qu’il l’ait un jour ?), une littérature abondante (essais, articles, etc.), témoigne de l’effet gueule-de-bois de la pandémie sur nos vies, de la manière dont les politiques ont géré, souvent approximativement, cette période si particulière.