Tandis qu’on commémore les quinze ans de l’accident nucléaire de Fukushima, Véronique Brindeau fait paraître Les arbres de Nagasaki. Dès le début, tout est dit : « Les arbres sont d’un autre temps. Ceux de Nagasaki, d’un autre temps encore ». Raison pour laquelle, sans doute, ces arbres ont tant à nous dire.
Littérature
Tout le monde connaît Théophile Gautier. Personne ne connaît Théophile Gautier.
Dialoguant avec les Lumières – dialogue qui est aussi critique, reprise, déplacement, rejet –, Nos lueurs construit des perspectives philosophiques, politiques, éthiques qui, à la fois, réfutent les positions « antiwokistes » et appellent de nouvelles alliances, pratiques, des concepts nouveaux. Entretien avec Pierre Niedergang.
Alors que l’actualité médiatique est saturée de propos de Donald Trump, un auteur dramaturge, Stefano Massini conte une histoire de l’actuel président des États-Unis.
On avait laissé Sébastien Berlendis sur les rives de la Méditerranée, entre vieux palais décatis et archéologie familiale. Deux ans après Lungomare, 24 fois l’Amérique s’éloigne pour un temps de l’Italie afin d’explorer le nord-est des États-Unis. Sur la route, le narrateur est en quête de Marianne, une femme avec qui il avait déjà fait le voyage une décennie auparavant.
L’année 2025 a été l’occasion de multiples publications de et sur Emmanuelle Pireyre : La performance narrative, livre issu d’une thèse soutenue à Paris 8 ; Double titre, en collaboration avec Valérie Mréjen ; l’ouvrage collectif qui lui est consacré et auquel elle a participé : Écrire, enquêter, performer ; Emmanuelle part en live. Et, fin 2024, il y avait eu Machine anti-machine.
Créée en 1989 par Jean-Michel Espitallier et Jacques Sivan, rejoints par Vaninna Maestri, Java est, par sa singularité, son engagement, sa nouveauté, une revue indissociable de la poésie contemporaine française, emblématique de ce que peut être une revue de création.
Dans chacun des livres de Gérard Haller, il y a de l’universel, du temps depuis toujours, à tout jamais. Une histoire qui nous concerne tous, nous lecteurs. La force de cette écriture est le fruit d’une langue propre à l’auteur, reconnaissable entre toutes. Syntaxe et ponctuation, découpage du poème aussi.
Il suffit de prononcer le titre du nouveau livre d’Éric Arlix devant des étudiants et des étudiantes pour immédiatement susciter un début d’intérêt.
Quatorze ans après Adrien de la vallée de Thurroch, avec Aux chiens de me revenir l’artiste et écrivain Denis Tellier revient sur la période de la Grande Guerre, dans la campagne ardennaise et ses paysans devenus chair à canon.
Avec les éditions 49 pages, Pierre Poligone fait le pari de la brièveté comme intensité. Nourrie de la critique littéraire et d’une quête d’originalité, cette jeune maison indépendante défend des textes courts, exigeants et incarnés, à l’endroit précis où la vie bascule et appelle l’écriture. À travers la collection Départ de feu, conçue comme un manifeste collectif, les éditions 49 pages affirment une certaine idée de la littérature contemporaine : vivante, polyphonique et poreuse, attentive aux voix émergentes comme aux formes qui réinventent la langue.
L’objectif est énoncé dès le début : « Ce livre est un livre de vérité. La jeunesse la plus étrange qui ait jamais été vécue y parlera son propre langage ».
Après Notes de la rédaction, Julie Sas fait paraître Le grand soir est-il qui, à partir d’une recherche dans certaines archives, déploie le récit d’une insurrection, questionnant le langage du pouvoir, dans un texte associant documents et proses poétiques. Entretien avec Julie Sas.
Il est des rencontres dont on ne se remet pas, des pertes que l’on n’admet pas davantage. France Huser le dit d’emblée : « Longtemps je n’ai pas pardonné à René Char d’être mort ». Elle signe aujourd’hui un portrait sublime du poète.
Les écritures de la disparition sont nombreuses. Elles renvoient le plus souvent à la mélancolie romantique, au désastre du néant, ou encore à la combinaison oulipienne jubilatoire.