Depuis plus de 30 ans, les éditions de l’Attente publient des livres qui se sont imposés dans le champ de la poésie contemporaine en investissant celui-ci de formes, de questions, de propositions plurielles qui ont participé et participent à son renouvellement, à sa réinvention, à son débordement. Entretien avec Françoise Valéry et Franck Pruja.
Littérature
La mémoire ensevelie se soulève, fissurant le silence : dans Décharge, Séverine fait jaillir, à travers un long poème, les strates enfouies d’une enfance traumatique.
Tout commence par un titre : Trust. Dans la littérature de Pavel Hak, le titre revêt une importance et requiert immédiatement l’attention et la réflexion du lectorat.
Avec L’homme est une fiction, Carmela Chergui mène l’enquête pour retrouver les traces d’un artiste oublié : l’occasion de remettre en lumière un parcours singulier, marqué par la solitude et la folie, autant que de rappeler à la mémoire un membre de sa propre famille. Ce récit de quête interroge les raisons d’une disparition mais aussi celles d’une biographie.
Il y a dans Croûtes, le dernier livre de Thomas Clerc, quelque chose d’Un homme qui dort, de Perec, au moins dans les premières pages : la scène est statique — table, lit monoplace, lavabo —, une chambre est décrite, dans laquelle « on distingue mal l’homme qui dort ».
Ça commence par deux lectures successives, un peu au hasard, deux livres qu’a priori rien n’aurait pu réunir : J’ai fait un vœu, de Dennis Cooper et Le Livre de Frank, de CAConrad — si ce n’est qu’ils sont publiés chez P.O.L et qu’Elsa Boyer les a tous deux traduits (Le Livre de Frank, avec Camille Pageard).
Récemment paru aux éditions du Bunker, Hiver Chute Vie, de Wonwoo Kim associe l’espace et l’écriture pour créer un recueil qui est aussi un livre-objet, un ensemble de textes autant lisibles que visibles. Entretien avec l’auteur.
On ne connaît que trop ce tronçon de phrase d’Adorno : « Écrire un poème après Auschwitz est barbare ».
Il est possible que le plus beau livre de la rentrée littéraire soit bulgare.
Est-il possible de ne pas se ruer sur un livre de Pierre Michon ?
Peu de guerres auront autant nourri la fiction que celle d’Algérie (1954-1962). Elle continue de hanter l’imaginaire français et algérien, tant les zones d’ombre et les blessures qu’elle a laissées restent béantes.
Tu as lu le dernier livre de Daniel Foucard ?
À la rentrée de septembre 2024, Flammarion a inauguré une collection dans laquelle « universitaires et écrivains des nouvelles générations » proposeront « des enquêtes variées abordant la politique, la terre, le social et l’intime ».
Si Arnaud des Pallières a adapté Michael Kohlhaas au cinéma il y a une dizaine d’années, avec Mads Mikkelsen dans le rôle-titre, de Heinrich von Kleist on connaît surtout en France Le Prince de Hombourg, Penthésilée ou La Marquise d’O. Pour le reste, de ce côté du Rhin, on ignore presque tout de lui et de ses tentatives éditoriales avortées.
Depuis ses débuts dans le champ littéraire, Paloma Hermina Hidalgo s’est distinguée par ce que l’on nomme communément une plume : un style, une écriture absolument singulière et hors-norme qui constellent le ciel de la poésie contemporaine.