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je regarde l’heure sur mon téléphone, 4h11, c’est l’heure des phrases fantômes

c’est une bonne nuit

(les moins bonnes, plus nombreuses (ce qui ne cesse de me contrarier), me donnent des listes de trucs à faire) (je ne parlerai pas ici des nuits où je tourne et retourne sans savoir pourquoi, de celles où je tourne et retourne pour tenter de trouver la position qui enfin me calmera, celles-là même où je suis infoutue de formuler quoi que ce soit, toutes celles où je tourne et retourne sans qu’il n’en sorte rien, pas même une liste de courses)

mecc81zenc3Elles en chambre, de Juliette Mézenc, interroge les conditions, les processus et les finalités de l’écriture. Mais il ne s’agit pas d’un essai, puisque le livre se situe dans une sorte d’espace nomade et multiple où la réflexion, la rêverie, la fiction, la poésie se rencontrent pour créer un livre et un discours atypiques qui déplacent et débordent les frontières, les limites des êtres, des genres, des langages.

« Vision d’orage », non dans les « ruines du vieux Rome », mais en Louisiane, sur l’Isle de Jean Charles et à La Nouvelle-Orléans, dans New York et sur les côtés du New Jersey, avec Laurent Gaudé, Frank Smith, Nathaniel Rich et Richard Ford, ouragans littéraires. Dans chacun de leurs textes, « le tonnerre résonne », « tourbillonne ». « Comme un ouragan », la tempête en nous, en somme.