Gus, « plus qu’un nom, une légende ». Les connaisseurs de l’œuvre de Christophe Blain, laissés dans l’expectative depuis Ernest, attendaient avec impatience le retour du hors-la-loi littéraire le plus attachant à l’ouest du Pécos. Cela faisait huit ans que l’on n’avait plus de nouvelles de Clem, Grat, Ava et Jamie ; que l’on n’avait pas chevauché avec Gus ; que l’on n’avait pas goûté le talent hors norme de Christophe Blain depuis son Quai d’Orsay magnifique.
Dominique Bry
Résistons d’emblée à l’envie de citer OSS117 expliquant que «le Soviet éponge» et évacuons la polémique et les questions de la trahison, du blasphème voire de l’hérésie pour ne pas avoir à nous demander s’il fallait ou non coloriser la première aventure de Tintin dessinée par Hergé : ce mercredi 11 janvier paraît en librairie le légendaire Tintin au pays des Soviets en couleur(s).
Le samedi 7 janvier 2017, l’Institut Médico-Educatif Amalthée de l’association ARISSE et le cinéma Le Chaplin de Mantes la Jolie organisent une projection-rencontre de Dernières nouvelles du Cosmos, documentaire éclairant et sensible réalisé par Julie Bertuccelli. Sorti en salle le 9 novembre dernier et salué par la critique, le film de l’auteur de La cour de Babel et de Depuis qu’Otar est parti… raconte le parcours d’Hélène Nicolas, autiste déficitaire qui n’a pas accès à la parole et dont l’habilité motrice est insuffisante pour écrire. Mais, alors qu’elle n’a jamais appris à lire, la jeune femme se révèle l’auteur d’œuvres d’une grande poésie sous le nom de plume de Babouillec SP (pour « sans paroles »).
Le critique a beau être sériephile voire sérievore tendance binge watcher, il possède ses tropismes, ses rejets de principe, sa zone de confort, ses visionnages honteux, qui le poussent à établir régulièrement un top 10 (forcément mouvant) de ses TV shows préférés. Alors, quand une série qu’il était sûr de détester par avance fait son entrée en bonne place dans un classement qui n’avait pas évolué depuis l’épisode 12 de la saison 6 de Friends (le critique est conservateur), la surprise est de taille… Une sensation intitulée This is Us, qui combine le meilleur du drame et de la comédie pour notre plus grand bonheur.
Sortie en poche, chez Piccolo (Liana Levi) du dernier roman de l’écrivain Iain Levison, poil à gratter du confort bien-pensant d’une certaine Amérique, Ils savent tout de vous : certains êtres peuvent lire dans la pensée des autres, un don rapidement utilisé par le gouvernement pour mieux traquer les citoyens.
D comme Druillet. La monographie du maître est le beau livre de cette fin d’année 2016.
Le récent épisode médiatico-idéologique autour du film Sausage Party a mis en lumière un phénomène pas si nouveau sur les réseaux sociaux : la montée en puissance des fâcheux et de la « fâcheux-sphère » que l’on pourrait définir comme le comportement des imbéciles pratiquants qui croient devoir et pouvoir gouverner la pensée d’autrui pour d’obscurantistes raisons.
Un miroir nous renvoie toujours deux images : la première, inversée, de celui ou celle qui se regarde, se voit, se contemple ; et la seconde, déformée, diffractée, d’une perception, à la fois tout autre et familière. Alors, Black Mirror, série d’anticipation ou série qui twiste la réalité ? La question se pose à chaque épisode glaçant – sans jeu de mot – par avance.
Si vous avez manqué The Night Of lors de sa diffusion en US+24 l’été dernier, retour sur la série de Steven Zaillian dont OCS vient de reprogrammer le final ce week-end. Un TV show qui met à mal la conception idéalisée de l’Amérique et à nu des blessures encore vives nées après le 11 septembre. Une oeuvre sombre, jusque dans sa forme, une mini-série en huit épisodes qui se garde de tout manichéisme et explore les multiples facettes d’une société composite qui a longtemps rêvé son mode d’existence comme un modèle du vivre ensemble.
Il est le père éternel de Gai-Luron, de Super Dupont, de Pervers pépère, de Bougret et Charolles ou Hamster Jovial et tant d’autres. Pratiquant de l’Umour fin et racé, glacial et sophistiqué, Gotlib était un maître ès vis comica, caricaturiste, dessinateur, dialoguiste, auteur de génie. Emblématique adepte du comique de répétition, inventeur du rire dans les marges et au trente-sixième degré, adorateur de l’absurde et tenant absolu de l’irrévérence, Gotlib vient de mourir. Il avait 82 ans.
Adapté de la bande dessinée éponyme, Seuls (le film) sortira en salles le 8 février 2017 et un premier trailer vient d’être dévoilé par les éditions Dupuis. Née il y a dix ans sous la plume de Fabien Vehlmann et les pinceaux de Bruno Gazzotti, Seuls (la BD) raconte l’histoire de cinq enfants qui se réveillent un matin dans une ville dont toute la population a disparu. Estampillé « tous publics », Seuls a rencontré le succès dès le premier album avec un ton, un propos tour à tour sérieux et enfantin, grave et ironique. Retour sur les origines de la BD avec ses auteurs, Fabien Vehlmann et Bruno Gazzotti.
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Jusqu’au 3 décembre 2016, l’artwork de Charles Burns est une nouvelle fois exposé à Paris à la galerie Martel. Dessins, vraies-fausses couvertures de teenage comics, illustrations, planches originales, le travail du plus hergéen des auteurs de comics emplit les murs de la petite galerie ; la noirceur du trait et les couleurs explosives, pop et presque saturées se côtoient avec intensité.
En fait, pour que la presse française parle des révélations de Ziad Takieddine faites à Mediapart, il faudrait que Nicolas Sarkozy monte à bord de Soyouz en compagnie de Thomas Pesquet et s’envole en direction de la station spatiale internationale…