Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Diacritik
31 août 2025. Father, Mother, Sister Brother de Jim Jarmusch, recalé à Cannes, est projeté à Venise avec succès. Sur la lagune, le cinéaste a annoncé qu’il a déposé une demande de visa de résidence de longue durée en France pour y tourner son prochain film – mais pas seulement. Bienvenue ! En espérant que la critique hexagonale se montrera plus fine qu’elle ne l’avait été pour son opus précédent, The Dead Don’t Die, auquel à peu près seul Aki Kaurismäki a su rendre hommage dans son dernier opus, Les feuilles mortes.
Le film Sept jours, sorti le 6 août en salle, est réalisé par Ali Samadi Ahadi, cinéaste iranien exilé en Allemagne.
Du 18 au 20 septembre 2025 à Guéret, dans la Creuse, trois ans après les célébrations du centenaire de sa naissance, Les Rencontres de Chaminadour rendent hommage à Pier Paolo Pasolini, assassiné près d’Ostie dans la nuit du 1er au 2 novembre 1975.
Après Mon corps de ferme (2023), Aurélie Olivier publie Cordon Tombe. Entretien de l’autrice avec Liliane Giraudon.
Justine Arnal écrit à la surface, elle écrit la surface non pour ignorer son envers, ce qui existe et vit au-dessous, mais pour ne pas lui ôter sa nature souterraine, pour ne pas l’exposer – le réduire, l’effacer – à la lumière du langage, pour le laisser à son obscurité, au fait d’être pressenti.
Le 9 octobre 2023, deux jours après l’attaque terroriste du Hamas, M. Yoav Gallant, alors ministre de la défense israélien, annonçait « imposer un siège complet de Gaza ». Il ajoutait : « Pas d’électricité, pas d’eau, pas de nourriture, pas de carburant. Tout sera coupé. Nous combattons des animaux humains et nous agissons en conséquence ».
Pour ceux qui ne sont pas familiers des rencontres d’Arles, le principe est simple : la ville est transformée en un lieu d’expositions géant où églises, palais, jardins et même la fameuse tour Luma (Franck Gherry ) accueillent artistes et photographes.
Le Treize est le récit détaillé des attentats du 13 novembre 2015 (préparatifs, déroulement), dans l’esprit du « récit documentaire » ou du « document poétique » inspirés notamment des objectivistes américains.
Avec Un jour d’avril, retrouvons le meilleur de Michael Cunningham en un roman : le récit se déploie sur trois journées entre 2019 et 2021, chaque fois le 5 avril, d’une matinée à Brooklyn à un crépuscule dans une campagne américaine, en passant par un zénith islandais. En 2020 tout aura basculé pour le monde (le confinement) comme pour une famille… Chacune des trois journées est le concentré d’une année comme d’une vie et le roman se déploie comme un panneau peint, les ellipses entre les années venant concentrer les bascules dramatiques. Du grand art romanesque et un page-turner redoutable et bouleversant, qui vient de paraître en poche, chez Points.
23 août 2005. Je trouve dans une boîte à livres à côté de chez moi un exemplaire flambant neuf de J’écris l’Illiade de Pierre Michon. Une étiquette masquant le prix laisse entendre que ce livre a été offert. A-t-il été ne serait-ce qu’ouvert avant d’être abandonné ? Je le prends pour l’offrir à une amie. Mon atelier est encombré d’ouvrages ainsi récupérés que je lis dans les pauses du travail, surtout quand il s’agit de catalogues d’exposition, d’écrits d’artistes jamais réédités, de romans oubliés, ou de livres de poche du temps de ma jeunesse, avec une couverture signée Pierre Faucheux ou un dessin de Jean-Claude Forest ou de Siné.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
La pulpe et le jus est un premier roman qui ne ressemble à rien de ce qui se publie aujourd’hui.
Véronique Bergen n’écrit pas une biographie de Zoë Lund, pas plus qu’elle ne s’inspire de celle-ci pour un « personnage ». Voyage avec Zoë Lund construit une « figure », met en évidence une forme de puissance pour l’écriture d’un discours poétique et éthique.
À l’Ouest, surnaturel comme l’a écrit Paul Louis Rossi, les pages se tournent sans précipitation ; les journées se suivent, à peu près semblables, sinon pour qui se montre sensible aux plus infimes nuances ; la chaleur reste modérée et la pluie se fait rare. Au réveil, marcher deux ou trois kilomètres avant de reprendre le chemin de la lecture, faisant irrégulièrement des pauses pour marquer d’un post-it déchiré en fines lamelles tel ou tel passage : prudence élémentaire, sachant qu’une fois rentré au bercail, une partie de ce que la mémoire aurait dû enregistrer se sera évaporée.