Le nouveau roman de Don de Lillo, le 17ème, Zero K, vient de sortir aux États-Unis et Au Royaume-Uni. La version française sera disponible en novembre en France. Son prénom complet est Donald, mais par les temps qui courent, mieux vaut en rester à l’abréviation, Don. Il est un peu tout à la fois Don, témoin de son temps, peintre et photographe d’une société qui le fascine et l’agace en même temps, une sorte de John Updike sombre, en ce sens que ses fictions ne se contentent pas des aventures sentimentales et sexuelles de ses personnages. 

Après les scandales suscités par les enquêtes révélées par l’association L214 sur les abattoirs d’Alès et du Vigan, les images de l’abattoir de Mauléon-Licharre, diffusées le 29 mars dernier, ont soulevé l’émoi et l’indignation de l’opinion publique. Aussitôt, dans les médias, les chantres de la « viande heureuse » et des « bons abattoirs » sont montés au créneau.

Le temps a passé et tu t’es retournée pour voir ce qu’il en était. Tu m’as dit : Viens voir, regarde, l’érable pousse et la vigne bourgeonne… Le temps a passé et nous sommes en avril… Mai. Le printemps que l’on espérait est arrivé, du moins dans le calendrier, les jours étirent leur bras du matin au soir, la bise laisse place à la brise, parfois, mais le soleil est encore frais. Alors oui, le temps a passé et sur nos corps, au taquet, s’apprêtent d’importantes collections d’impressions : des feuilles des fleurs des bois, de la verdure pour le futur.

Tu regardes les défilés de mars en pensant que ce sera un nouvel automne, un nouvel hiver, tu me dis : déjà !  Parfois il arrive que celui-ci ne nous a pas encore vraiment lâchés.

Autrefois —  « Quand tu penses qu’autrefois c’était hier » (Claro) —, les archives de nos vies étaient personnelles (photographies, journaux intimes, transmissions de récits) ou plus collectives, quand artistes et écrivains s’en emparaient. Aujourd’hui, toutes les vies sont surveillées, archivées, quasi en temps réel, via réseaux sociaux, traçages d’algorithmes et espionnage de masse.

La Fête de l’insurrection gitane se tiendra ce dimanche 15 mai sur le parvis de la Basilique de Saint-Denis. Si elle est l’occasion de commémorer un événement peu connu de l’histoire, elle est aussi l’expression d’une forme de résistance politique autant qu’un lieu de rencontre, de réflexion, de découverte – et d’amusement. Entretien avec Pierre Chopinaud, de l’association La voix des Rroms.