Les Cahiers dessinés publient Résurrection permanente d’un cinéaste amoureux, magnifique ouvrage de Damien Odoul, illustré par le dessinateur Noyau et préfacé par André S. Labarthe. Un livre qui éclaire singulièrement la filmographie de Damien Odoul, réalisateur plutôt confidentiel alors même qu’il est l’auteur de onze courts métrages, d’un téléfilm et de sept longs métrages dont Moirassex, qu’il réalise à 24 ans, et La peur, avec lequel il obtient le prix Jean Vigo en 2015.
Avec deux épisodes diffusés depuis le 24 octobre dernier, The Young Pope peut d’ores et déjà s’enorgueillir du titre de série la plus immédiatement addictive du moment. Bénéficiant d’une couverture médiatique plutôt intense sur les chaînes du groupe Canal+ (et ailleurs, ne réduisons pas bêtement la nouvelle création originale au seul opérateur bolloréen), la série de Paolo Sorrentino possède tous les ingrédients d’un « hit » télévisuel, de son postulat et son casting à sa réalisation, en passant par sa photographie, ses dialogues, son sous-texte et son surréalisme assumés.
8 heures du matin
dans une réserve indienne
Du verbe « mixer »
De Sylvia Plath (1932-1963), on connaît bien sûr l’œuvre et le destin tragique, poèmes, romans, La Cloche de détresse (The Bell Jar). On connaît moins sans doute ses dessins, d’Angleterre, de France, d’Espagne et d’Italie, qui viennent de paraître aux éditions de la Table Ronde.
Dans le monde anglo-saxon, on parle de shortlist, celle qui regroupe les finalistes d’un grand prix littéraire. Sur la dernière liste du Goncourt 2016, quatre romans et le fameux « Galligrasseuil » raillé en son temps par Bernard Frank : deux titres dans la fameuse « blanche » (L’Autre qu’on adorait de Catherine Cusset et Chanson douce de Leïla Slimani), un sous la bannière Grasset (mais avec jaquette bleue, Petit Pays de Gaël Faye) et couverture blanche liseré rouge du Seuil, Cannibales de Régis Jauffret.
9 heures du matin
Dans une réserve indienne
Ces moments que nous partagions, Gabriel et moi, étaient toujours incertains et précaires car menacés par le couperet de notre future séparation. Crainte de le quitter, crainte de lui manquer et donc de le faire souffrir, crainte de ne pas supporter le manque.
Amandine André et A.C. Hello font partie des nouvelles écritures du champ poétique contemporain, un champ où elles s’inscrivent et qu’elles redéfinissent de manière singulière – quitte à s’interroger sur leur appartenance à quelque chose qui serait la poésie.
Rencontre et entretien fait de croisements entre la littérature, la politique, la performance, la langue et ses dehors, la danse, la lecture, Danielle Collobert, la bibliothèque verte, Deleuze ou Bukowski.
Durant deux étés, nous avons passé une partie de nos vacances dans la maison de la mère de ma compagne, en Isère. J’étais sauvage et ombrageux ; je m’y sentais comme un étranger mais la gentillesse de V., la beauté de l’endroit, la présence bienfaisante de la nature contribuaient à me civiliser un peu.
10 heures du matin
Haut dans les montagnes, près de la frontière avec l’Oregon
Avec le livre Fetish Ballad, tu signes – ou plutôt vous signez, puisque MagLau est une entité à deux personnages – un éblouissant voyage photographique dans le monde du fétichisme.
Tout commence par un Avertissement, ce qu’est d’une certaine manière l’ensemble du Monde libre d’Aude Lancelin : une mise en garde adressée à une presse toujours plus muselée — par le poids des annonceurs sur le contenu éditorial, par les financiers qui possèdent les principaux titres, par la pusillanimité de quelques directeurs de publication et autres rédacteurs en chef aux ordres, par un pouvoir politique qui s’immisce lui aussi dans les colonnes du supposé quatrième pouvoir.
