Une lecture de Jacques Derrida par Jean-Clet Martin : Trace et Architrace.
Cela n’aura pas échappé aux lecteurs de Diacritik : le patron de Tesla, SpaceX et Neuralink a récemment émis l’hypothèse que le langage humain pourrait bien devenir obsolète dans les cinq années à venir. Dans le même temps, des robots envahissent le quotidien et tendent à militariser l’espace public. Nous avons souhaité recueillir dans un grand entretien la pensée de Valentin Retz, écrivain et co-animateur de la revue Ligne de risque, pour sereinement discuter de ces symptômes modernes et de tenter de les dissoudre grâce à la littérature.
Une lecture de Gilles Deleuze par Jean-Clet Martin. « Je crois que j’ai toujours rêvé de faire une philosophie linéaire, c’est-à-dire une philosophie qui soit faite de lignes« , affirmait Gilles Deleuze.
Le 19 août 1991, à Crown Heights (Brooklyn), un enfant joue avec sa cousine devant le 1677 President Street lorsqu’il est fauché par une voiture. La scène terrible ouvre Nuits d’été à Brooklyn de Colombe Schneck, ample mise en perspective romanesque des tensions raciales aux États-Unis, à travers les émeutes qui vont opposer communauté noire et communauté juive après la mort de Gavin Gato, cet enfant noir écrasé par le conducteur de l’escorte d’un rabbin, comme à travers l’histoire d’amour d’un professeur de NYU et d’une jeune journaliste française qui vient d’arriver à New York. Dans un grand entretien, Colombe Schneck revient pour nous sur la manière dont son récit articule fait et fiction comme sur sa pratique singulière, le temps du confinement, d’une « fabrique » de son roman sur Instagram.
Albertine vient de se tuer dans une chute de cheval.
Notre croisière d’écriture se poursuit. Rappelons que quiconque peut réserver une cabine sur Pandémonium, Péan pour les morts de ce printemps et pour l’agonie du monde, et y confiner un texte comme une capsule de temps. Chacun.e est invité.e à faire toute une histoire de ce silencieux printemps. Le confinement est notre condition, le récit le seul remède.
Diacritik, partenaire de cette expérience d’écriture collective, vous propose aujourd’hui de (re)découvrir le texte de Vivianne Perelmuter.
Troisième lecture d’un extrait du « Monologue de Bassoléa », un des chapitres de Des espèces de dissolution, de Juliette Mézenc, paru en 2019 aux éditions de l’Attente.
Tous les mercredis, Joffrey Speno nous offre l’un des films de sa collection de portraits documentaires « La parole aux morts ». Aujourd’hui, Un jour, quelqu’un éteint la lumière.
Anti-sportif et anti-culturel : tels sont les deux qualificatifs qui viennent à l’esprit et que convoquent Michel Jullien pour évoquer ses très beaux Intervalles de Loire parus chez Verdier juste avant le confinement.
Dans L’âge de la première passe, Arno Bertina ne se fait pas ethnologue : il n’est pas question de transformer des individus en objet d’étude, de les réduire aux catégories d’une langue préexistante, mais de les inscrire dans la langue en tant que sujets.