En août 2024, traumatisée par la disparition de mon chat, je me suis interrogée sur ma relation aux animaux : l’idée que la mort d’un mammifère familier puisse susciter autant de désastre que celle d’un humain (émotionnel, sensible, sentimental), que peut-être s’agitent dans mon cerveau les mêmes neurones de désolation, m’interroge.
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L’an dernier, les grands commémorateurs de tout poil et de toute brosse se sont enquis de célébrer la naissance du surréalisme. Pour en déterminer la date, instant lustral où l’étincelle doit allumer l’incendie, on a retenu celle de la parution du premier Manifeste, soit 1924.
Poète, critique et traducteur, David Lespiau a fait paraître récemment, aux éditions Héros-Limite, Une danse pour les doigts humains. Entretien avec l’auteur.
Il faudrait rester pour voir. Demeurer là, dans l’attente de voir ce que l’on sait déjà : le film, hantés que nous serions du commentaire du film lui-même, c’est-à-dire des images déjà-là du film que nous n’aurions que trop vu, même si nous ne l’avons pas vraiment ou pas encore vu.
Le titre renvoie à la deuxième Épître aux Corinthiens : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles ». La citation choisie par Nathan Trantraal contraste avec le contenu des textes : ce qu’elle affirme est contredit par la réalité, le livre étant structuré par cette contradiction entre un discours et un autre, entre la promesse et la réalité sociale, politique, culturelle, économique.
Dans son œuvre, Guy Bennett s’intéresse aux marges du livre, à ce qui est habituellement situé hors du texte considéré comme le centre du livre, comme ce qui dans celui-ci est l’œuvre, le reste étant jugé secondaire, un supplément.
Il pourrait s’agir d’un livre d’Euclide mais il est signé Marie de Quatrebarbes. Ça pourrait être un livre d’un physicien-philosophe de l’Antiquité, mais c’est un livre de poésie. Ce serait un livre de grammaire autant qu’une poétique, une écriture autant qu’un rapport au monde – un nouveau monde, un monde nouveau dans ce monde.
Dans Poésies critiques, Jean-Philippe Cazier réunit des articles qu’il a écrits depuis plusieurs années autour de trois auteurs contemporains : Jean-Michel Espitallier, Liliane, Giraudon et Frank Smith.
Elsa Boyer a publié des récits et des essais traversés en particulier par un questionnement sur notre environnement numérique. Elle est également traductrice. Laminaire est son premier livre de poésie. À l’occasion de sa parution, entretien avec Elsa Boyer.
Vous qui n’êtes pas mythologue, vous pouvez entrer dans les Nues de Louise Guillemot.
Vient de sortir, dans l’étonnante « petite maison d’édition » marseillaise Fidel Anthelme X, dirigée par la poétesse Frédérique Guetat-Liviani, Un poète d’Ukraine, de Pavlo Grigorievitch Tytchina, traduit de l’ukrainien en russe par Sergueï Zavialov et du russe en français par Yvan Mignot. Ce livre, qu’on pourrait qualifier de circonstance, sonne dans le temps de la mémoire du poème comme un tocsin… Cette conversation avec Yvan Mignot, grand traducteur de Khlebnikov et de Harms, éclaire ce livre qui devrait circuler comme un brulot.
Le 22 novembre dernier, la librairie EXC recevait Jean-Philippe Cazier et Frank Smith pour une soirée animée par Rodolphe Perez et consacrée à leur écriture commune.
Texte-collage, texte-chimère, Le lac [fac-similé], de Ludovic Bernhardt, défie les catégories et les classements.
Après Rien à cette magie, Meta Donna, Et tout soudain en rien, Suzanne Doppelt fait paraître Un beau masque prend l’air construit par une mise en dialogue avec des œuvres picturales. Entretien avec Suzanne Doppelt.
La gaieté me sidère, de Clarisse Michaux, rassemble une suite de poèmes en dialogue avec le film Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles, de Chantal Akerman, réalisé en 1975. Entretien avec Clarisse Michaux.