La danse de la pizzica et le tarentisme sont de vieilles traditions en Italie du sud ; les vignes donnent leurs couleurs au nouveau livre de Juliette Manel, Pizzica.
Category Archive: Livres
L’actualité des publications françaises et étrangères ; fiction et non fiction. Sans exhaustivité, parce qu’elle est impossible et sans contrefaçon (mais pas que par des garçons). Des choix, des passions, de grosses colères aussi. La lecture des têtes de gondole que nous mettrons parfois au carré. Des portraits des acteurs du monde du livre. De longs entretiens parce qu’un livre ou une collection, ce ne sont pas deux ou trois phrases choc. Et parce que l’actu est trop souvent un diktat (et une course contre la montre perdue d’avance), de grands livres publiés dans les mois ou les années, voire les décennies et même siècles qui précèdent, parce que les grands livres n’ont pas de date de péremption.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
« Fatal*e et Arthure Rimbaud constatent que le langage est épuisé. Il n’y a pas de riposte possible puisqu’il n’y a plus d’accroche. Alors, elles entrent en résistance ». À l’occasion de la parution de Fatal*e, entretien entre Gorge et Liliane Giraudon.
La Grande Conspiration Affective de Romain Noël est un ouvrage singulier qui ne se lit pas mais qui se vit. Le récit se dessine comme un voyage à travers un dédale de questionnements sur l’amour, l’écologie, la destruction, les larmes. On y trouve des réflexions, des partages de récits de vie, des rencontres et des poèmes. Qu’est ce qui fait société ? Qu’est ce qui nous permet d’être ensemble ? L’aventure livresque est donc différente pour chacun.e d’entre nous. Nous devenons, comme le narrateur du livre, un être à la quête de notre unité dans la multitude. Entretien avec l’auteur de cet étonnant « thriller théorique ».
La romancière Hélène Gaudy quitte dans son récent livre Archipels le domaine de la fiction pour interroger la figure de son père. Paru à l’automne 2024 aux éditions d’Olivier, son récit retrace l’enquête qu’elle a menée plusieurs années durant, au fil d’entretiens avec ses parents, de collectes d’objets et de documents, d’arpentages sur les lieux susceptibles d’éclairer l’existence d’un père aimé et côtoyé toute sa vie durant, mais dont elle interroge l’irréductible part d’inconnu. (Entretien).
Dans Bassoléa, le récit s’appuie sur un dispositif optique. Le texte dépend d’un changement de point de vue, d’un déplacement du regard, rendus possibles par l’invention d’une machine à voir et à voir autrement, autre chose – à voir la vie à l’œuvre.
S’il est un poète dont je lis les livres dès qu’ils me parviennent, c’est bien Dominique Fourcade. Ne me demandez pas pourquoi – mais c’est ainsi. Les lectures en retard ne manquent pourtant pas ; les piles d’ouvrages en attente de recension s’accumulent dans l’atelier – de quoi culpabiliser de ne pas pouvoir se montrer plus rapide, même si se précipiter n’est pas d’usage au Terrain vague qui est un espace où le temps – non monnayé – ne doit être compté.
Hybridité des personnages, des genres littéraires, de la langue… La dimension d’hybridité est résolument au centre de mélusine reloaded, le premier roman de Laure Gauthier, poétesse et performeuse. Paru dans le Domaine français des éditions Corti, il a reçu le Prix du Premier Roman Français 2024. Dans ce récit, à la fois fable féministe, dystopie écologique et conte futuriste, l’autrice réinvente la légende de la fée mi-femme, mi-serpent, pour en faire un personnage politique, (éco)féministe, qui œuvre à la reconstruction d’un pays post-démocratique. Écrit dans une prose poétique, mélusine reloaded est une critique écopoétique de notre société et de ses dérives, la quête d’une autre voie, prônant la force de la transformation en même temps qu’un lâcher prise nécessaire. Je crois au pouvoir de transformation de l’être humain », nous a confié Laure Gauthier. En l’acceptation de notre propre hybridité, donc.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Après Simurgh & Simorgh, Speed et Space, Gabriel Gauthier fait paraître La Vallée du Test. Entretien avec l’auteur.
Deux ans après L’usure d’un monde. Une traversée de l’Iran, François-Henri Désérable publie Chagrin d’un chant inachevé. Sur la route de Che Guevara, un récit somptueux. François-Henri Désérable s’est fixé une règle de vie : passer la moitié de ses jours dans ce monde à le voir, et l’autre à l’écrire.
Le 2 avril 2025, la librairie Les mots à la bouche reçoit Antoine Idier pour son dernier livre : Réprimer et réparer, une histoire effacée de l’homosexualité. Je dois animer la rencontre. Je récupère mes services de presse deux semaines plus tôt directement à la librairie. Jimmy, le libraire, me dit en riant : alors, on vient chercher son courrier ? Je repars avec une grosse enveloppe que je ne décachète pas avant le lendemain.
À l’horizon 2100, la Terre est fragile. Cinq astronautes trié·es sur le volet sont en partance vers Titan, le plus imposant des satellites naturels de Saturne. Dans les soutes de leur vaisseau, des cuves d’azote liquide contiennent le génome de plus d’un million d’espèces. Récit d’une échappée, suspendu entre vraisemblance et questions éthiques, anticipation, poésie et rigueur scientifique, Sister-ship saisit, questionne, et nous ramène à notre condition de Terriens. Entretien avec l’autrice, Élisabeth Filhol.
Je ne sais pas si les fleurs repousseront à Gaza ni si Gaza aura son Paul Celan un jour, dans dix ou vingt ans, pour rendre compte de sa destruction. Dans dix ou vingt ans, si Gaza existe encore. Mais elle a son anthologie aujourd’hui, des poèmes, des poètes, certains très jeunes, nés à l’aube des années 2000.
« Tu parles d’un merdier, fit Brady. Bon Dieu d’bon Dieu. Sacré nom de Dieu. Non mais r’garde moi ça. Il a plus ses couilles !
— Je vois ça.
— J’crois bien qu’elles sont dans la main du négro, fit Brady.
— Tu as raison. » Delroy se pencha pour regarder de plus près.
(Percival Everett, Châtiment)