À l’heure des réécriture(s) permanente(s) de l’Histoire, à l’ère des fake-news, de la post-vérité trumpiste et des exubérances de la doxa bolloréenne, il convient de remettre sinon l’église 2.0 au milieu du village numérique du moins un peu de fantaisie dans le morose. Fort de son savoir d’autodidacte diplômé, Boris-Hubert Loyer vous propose un petit précis d’histoire-géo pour les pas trop nuls qui sauront séparer le vrai grain du faux livresque. Sixième épisode du PPHA : l’Ersatz.

Vendredi 31 janvier 2025. Selon la tradition (qui m’indiffère au demeurant), on a encore toute la journée pour souhaiter une bonne année à celles et ceux qu’on croise, qui nous sont chers, qu’on aime d’amour ou d’amitié non feinte, que l’on salue par obligation, qui étaient loin quand minuit a sonné il y a un mois et à qui on n’a pas envoyé de sms expéditif à l’heure fatidique… D’ailleurs, pourquoi se contenter à adresser des vœux à un cercle parfois restreint ? Quelle sorte d’être humain est-on si on élude d’emblée des personnes qui ne demanderaient pourtant qu’un petit geste, une attention généreuse pour égayer une fois l’an leur existence méprisable ? Par altruisme (ou par désœuvrement), on se doit de ne pas exclure ceux qu’on apprécie guère ou que l’on déteste simplement.

En ces temps de réécriture(s) permanente(s) de l’Histoire, à l’ère des fake-news, de la post-vérité et des exubérances érigées en nouvelle doxa bolloréenne, il convient de remettre sinon l’église 2.0 au milieu du village numérique du moins un peu de fantaisie dans le morose. Fort de son savoir d’autodidacte diplômé, Boris-Hubert Loyer vous propose un petit précis d’histoire-géo pour les pas trop nuls qui sauront séparer le vrai grain du faux livresque. Cinquième épisode du PPHA : Pavlov.

Cher Simon,

Parler à celui ou à celle qui est dedans, qui vomit ou a envie de vomir, qui est là depuis longtemps, qui ne sait pas comment faire, comment sortir, qui ne veut peut-être même pas en sortir, est un exercice un peu vertigineux. Te parler, me parler à moi-même, leur parler de telle façon qu’ils entendent, acceptent d’écouter, ce serait quoi ?

Pour le cas très probable où je mourrais un jour, j’ai décidé qu’il fallait que je réfléchisse très sérieusement à mes obsèques futures de sorte que ceux qui me survivraient n’aient pas à se préoccuper de ce qu’il faut bien appeler une corvée dont on se passerait bien, un pensum très comparable à la descente hebdomadaire en chaussons dans le local à poubelles ou au remplissage annuel de la déclaration d’impôt en ligne quelques minutes avant la date limite.