Festival-colloque Qu’est-ce qu’une femme* poète ? — « Faire de la place à l’université pour des voix non-masculines, non-blanches, non-hétérosexuelles »

Depuis lundi 3 mai et jusqu’au 12 mai se tient un festival mais aussi un colloque aussi neuf que remarquable dans ses visées : « Qu’est-ce qu’une femme* poète ? » A l’initiative d’un collectif d’une dizaine de doctorant.es, chercheur.euses et de poètes, il s’agit de s’interroger sur l’histoire, la création et la politique de ce qu’on nomme une femme* poète. Devant ce si riche déploiement de lectures, interventions au cœur d’une résidence poétique, Diacritik ne pouvait manquer d’interroger ce collectif aux perspectives si enthousiasmantes et nécessaires.

Ma première question voudrait porter sur la genèse de votre colloque festival que vous avez choisi d’intituler « Qu’est-ce qu’une femme* poète ? Histoire, création, politique ». À l’initiative de qui cet événement d’ampleur est-il né ? Vous indiquez qu’il s’agit d’un groupe de doctorant.es et de chercheur.euses mais aussi de poètes : pourriez-vous nous dire davantage ? Quel manque dans la saisie critique de la poésie votre événement cherche-t-il à combler ou à scruter ? En quoi s’agissait-il pour vous de repousser les murs, notamment de l’université ?

Ce festival est l’aboutissement d’un projet collectif de doctorantes sensibles aux questions d’écriture, de poésie et de genre. Pour les prendre à bras le corps, nous avons imaginé des « états généraux » de la poésie des femmes*, d’abord sous la forme d’un colloque, devenu au fil de nos échanges un festival. Nous sommes parties de qui nous étions : doctorantes, mais aussi poètes, lectrices, revuistes, éditrices, animant des groupes de travail autour des questions de genre dans la littérature, faisant parties des milieux féministes, queer ou militants. Nous partagions certaines évidences, celle d’une perspective anti-essentialiste pour commencer. Nous ne voulions surtout pas confondre ces états généraux avec une quête du féminin.

Nous partagions également le constat d’une invisibilisation et d’une minorisation puissante : celui  de la production poétique des femmes* poètes, mais aussi des personnes queer, des personnes racisées. La production poétique des femmes est bien souvent réduite à quelques noms jalonnant les siècles de l’histoire littéraire : Sappho, Marie de France, Louise Labé, Sor Juana Inés de la Cruz, Marceline Desbordes-Valmore, Emily Dickinson, Gertrude Stein, etc. Cette invisibilisation a été notamment mise en lumière par les travaux de la critique littéraire féministe, qui a pointé du doigt ce qu’Hélène Cixous, en France, a nommé « le refoulement de la femme ». Ces travaux ont permis à de nouvelles voix de porter dans ces cinquante dernières années. Pourtant, le problème demeure : Liliane Giraudon, en 1994, réitère ce constat dans la préface de son anthologie Poésie en France depuis 1960, 29 femmes ; et le volume de l’anthologie poétique parue en 2000 chez Gallimard consacrée au XXe siècle ne comprend que 15 femmes pour 173 hommes, pour ne donner que deux exemples.

Aujourd’hui encore, les femmes qui écrivent de la poésie sont nombreuses, mais la plupart du temps mal visibilisées par les milieux éditoriaux et les médias. Sans politiser le champ de la poésie, sans aborder frontalement sa matérialité et les politiques de genre qui le traverse, ce constat reste lettre morte. Il s’agit en somme de faire de la place au sein de l’université pour des voix non-masculines, mais aussi non-blanches, non-hétérosexuelles ; mais aussi de tenter de penser différemment nos pratiques de recherches ; par exemple en mettant en œuvre des formes d’élaboration collective. En cela peut-être, nous tentons de repousser les murs de l’université.

Repousser les murs, c’est aussi proposer un événement pluriel, à savoir un colloque mais aussi un festival. Une telle initiative ne manque pas de frapper par son originalité mais aussi par son ambition qui se marque par l’invitation de plus d’une vingtaine de poètes. Vous citez une de vos invitées Liliane Giraudon pour qui « nos théories sont des filles entrelacées ». Est-ce à dire que pour vous la théorie est inséparable de la pratique même de la poésie ?

Il était évident pour nous que nous ne voulions pas consacrer un colloque à la poésie écrite par les femmes* sans donner à entendre des textes et des voix. Prévoir des temps de rencontre, des soirées de lectures et de performances, à la Maison de la poésie entre autres, s’imposait. Nous importait également que la réflexion universitaire ne se déploie pas indépendamment de la création et qu’elle ne soit pas en surplomb. Ceci étant dit, comment instaurer un jeu, un tissage entre ces différents discours de même qu’avec la pratique ? Il nous fallait repenser la forme du colloque à la lumière de ce souci : en ouvrant par exemple les journées par des présentations de poètes (Marilyn Hacker, Luisa Ballesteros Rosas et Kiyémis inaugurent les trois journées du colloque), en mêlant les lectures (Rim Battal, Sophie Loizeau,…) aux communications scientifiques, voire en proposant des communications conjointes alliant chercheur.euses et poètes (Marie-Dominique Garnier/Lucy Ives) . Que ce parti pris fasse place dans un colloque à un autre type d’écoute, à la joie du partage d’un texte, nous plaisait bien. Par ailleurs, les poètes, bien sûr, pensent leur pratique. Les tables rondes permettent de discuter avec elleux des matérialités de l’écriture, des conditions de leur pratique, par exemple les enjeux des supports fragiles pour Elodie Petit, Mia Brion, Marion Renauld, ou encore la manière dont l’écriture de Yarrow Woods est affectée par les politiques de genre. Les liens entre théorie et pratique sont sans cesse à réimaginer, à redéfinir. Il faut s’atteler à créer les conditions pour qu’ils se pensent et s’énoncent.

Cet entrelacement de discours pose néanmoins des questions très matérielles. On est rarement rémunéré⋅es lorsque l’on s’exprime pour un colloque ou une journée d’étude parce que les universitaires ont souvent derrière elles et eux une institution qui les soutient et leur permet de contribuer gratuitement. Ainsi les financements universitaires accordés aux événements scientifiques ne prévoient pas la rémunération des participations. Ce principe fragilise les intervenant⋅es indépendant⋅es ou précaires. or c’est le cas de bon nombre des poètes qui prennent part à notre colloque. Pour pallier ce manque, et parce qu’une volonté de redéfinir le champ poétique dominé par des hommes blancs hétérosexuels passe par un refus du travail gratuit des femmes*, nous avons pris le parti, très tôt dans l’organisation de cet événement – et malgré les difficultés posées par les cadres des financements universitaires –  de rémunérer les poètes pour leurs lectures et performances.

Comment avez-vous choisi les femmes poètes invitées ? Quelles sont-elles ? Pourriez-vous nous donner un aperçu de leurs pratiques poétiques ? 

Le choix des poètes invité.es s’est fait graduellement, par affinités réciproques, et par volonté de présenter une pluralité d’artistes et de pratiques. Le but était de rendre compte de l’étendue et du foisonnement d’un champ qui malgré tout demeure en grande partie ignoré, tant par le public que par la critique, universitaire notamment. Cela impliquait de sortir des quelques noms canonisés par l’université et les grandes maisons d’édition, pour aller chercher également des poètes dont la sphère d’influence n’est pas nécessairement institutionnelle, ou qui sont à leurs débuts.

La prise de conscience d’une exception française dans le champ poétique mondial pour ce qui est de l’inclusion des femmes* — une exception malheureusement négative, puisque les femmes y sont encore plus exclues du canon poétique qu’ailleurs, et que leurs consœurs nord-américaines, par exemple – nous a également amenées à ouvrir la programmation du festival à des poètes non-francophones et non-françaises, afin d’enrichir la diversité des pratiques poétiques représentées, et les mettre au regard de ce qui se fait dans d’autres pays : Caroline Bergvall, Yarrow Woods, Anne Waldman, Cole Swensen, Luisa Ballesteros Rosas, Zebulon Hurst, par exemple. Aussi parce que les échanges poétiques transnationaux sont de plus en plus denses et de plus en plus nombreux, et qu’il nous paraît de plus en plus caduc de maintenir des frontières à cet égard. Comme les organisatrices, les participant⋅es portent plusieurs casquettes, il n’y a pas une scission très nette entre critiques d’un côté et poètes de l’autre. Il n’y a une porosité entre les textes poétiques, théoriques et critiques. Le prendre en compte, plutôt qu’assigner chacun.e à un rôle donné, ne peut que rendre les échanges d’autant plus riches.

Quoi qu’il en soit, la programmation du festival cette année essaie de rendre compte d’un horizon possible de la poésie des femmes* et personnes queer aujourd’hui, et a le désir de ne pas présenter ou représenter une vision exclusive ou figée du champ. Au fur et à mesure que l’organisation avançait, nous recevions des critiques sur les manques « flagrants » de notre programmation, ses aberrations, et des propositions d’autres poètes qui souhaitaient y participer. Cela signale que les demandes et les attentes en la matière étaient énormes. Il n’est évidemment pas question de régler la question des femmes* poètes et personnes queer en un seul événement, et nous voulons bien plutôt nous inscrire dans une généalogie, qui a commencé et continuera après celui-ci.

Une des questions qui est intervenue dans le choix des poètes est également celle de la définition du champ « poésie ». C’est une question très à la mode à l’université, depuis des années déjà. Alors que beaucoup d’entre nous sommes très au fait des débats théoriques qui animent le microcosme poésie à l’université sur ces questions, nous avons paradoxalement rapidement évacué cette question. Il s’agissait de rendre compte d’une grande diversité de pratiques qui se rattachaient, de près ou de loin, au terme poésie (du recueil à l’écriture expérimentale, en passant par la performance). Nous avons donc décidé de conserver une acception très large et inclusive du terme.

Les pratiques des poètes invitées sont très variées : la poète franco-norvégienne Caroline Bergvall développe une poésie qui navigue entre les genres et les langues, alternant recueils de poésie visuelle, performances sonores et dessins ; Marion Renauld s’installe avec sa machine à écrire sur des places publiques et produits des rouleaux poétiques éphémères, produits de longues heures d’écriture ; Suzanne Doppelt, qui a commencé par la photographie avant de devenir poète, propose des livres de poésie où l’image se mêle aux textes ; Élodie Petit performe dans les milieux queer avec le collectif d’autrix RER Q ; Cole Swensen écrit des livres de poésie feutrés, hantés par le souvenir d’oeuvres d’art visuelle et du landart ; Natacha Guiller s’inscrit dans un lieu hybride entre dessin, performance, « postpoésie » et médecine ; le premier recueil de Kiyémis est un cri de révolte… Nous avons essayé de considérer la pratique de chacun.e dans sa singularité, afin de l’intégrer au mieux dans notre programme.

Qu’est-ce que le lieu de résidence poétique et en quoi est-il une respiration ? La résidence se divise en plusieurs ateliers : quels sont-ils ?

Le colloque est précédé par trois jours de résidence, des ateliers de traduction, d’écriture et de fanzine, mettant en pratique des questions qui seront discutées la semaine suivante. En premier lieu, celle de la traduction des poètes femmes, qui représente un enjeu éditorial très important. Faisant le constat que les textes que nous lisons en langues étrangères ne circulent pas en français, que le marché de la l’édition, la médiatisation de la littérature ne créent pas les conditions de la réception d’énormément d’auteur⋅ices, contraignent et limitent leurs possibilités d’être traduite, la résidence nous permet d’ouvrir un espace d’intervention qui est à la fois non-professionnel, collectif et marqué par l’urgence. De la même façon, les ateliers d’écriture et de fanzine engageront en pratique des formes d’écriture à plusieurs et d’auto-édition. Ces trois jours font place à d’autres formes de transmissions de savoir, à la réflexion collective. Etant donné les conditions sanitaires actuelles, comme la résidence seule aura lieu en présence, c’est également l’occasion de créer du commun, de tisser des liens, d’échanger dans un cadre moins institutionnel.

Venons-en à présent au colloque lui-même qui fournit la colonne vertébrale de votre approche. « Qu’est-ce qu’une femme poète ? » s’interroge-t-on d’emblée : comment avez-vous choisi d’y répondre ? Quelles sont les différentes demi-journées qui vous permettent d’articuler votre approche ?

Nous avons choisi, de manière faussement naïve et volontiers polémique, de poser la question plutôt que d’y répondre. Bien sûr, le colloque apportera des réponses, multiples, polyphoniques, variées. Peut-être qu’une des raisons qui nous a amenées à poser cette question était la volonté de définir avant tout ce qu’une femme poète n’était pas, c’est à dire de contrer l’hypothèse essentialisante et réductrice.

Pour y répondre, nous avons choisi avec soin les voix qui prendraient la parole, des voix féminines pour la plupart, qui pourraient apporter des réponses novatrices à cette question, et n’hésiterait pas à prendre leurs distances vis-à-vis d’une pensée académique dominante et canonique. Le colloque donnera la parole tant à de jeunes chercheuses qu’à des chercheur⋅euses de longues dates. Et comme nous le disions plus haut, il s’agit avant tout de faire se rencontrer des voix diverses : celles de chercheur⋅euses, de poètes, d’éditrices, de programmatrices, etc. Au sein même des intervenant.es universitaires, nous avons également fait appel à des chercheur.euses de multiples horizons : sociologues, littéraires, spécialistes d’études de genre, linguistes…

Un des partis pris de notre approche, pour ce colloque, a été de déployer une démarche interséculaire, et qui s’intéresse à des aires géographiques diverses. L’idée de départ, de créer des états généraux de la poésie des femmes*, nous a conduites à concevoir une sorte d’évenement laboratoire, où l’on pourrait se retrouver et prendre des forces ensemble, pour élaborer des projets futurs comme des stratégies collectives.

La colloque abordera donc des questions aussi diverses que celles de la terminologie adoptée pour désigner les femmes poètes (question que nous avons abordée également dans une séance préparatoire au festival, où nous avions été invitées par Christine Planté à présenter notre projet), les stratégies de dissimulation (pseudonymes masculins, usage du neutre, etc) adoptées par les poètes des siècles derniers pour écrire, la place des femmes* poètes dans les groupes d’avant-garde (Joyce Mansour et les surréalistes), le déplacement contemporain de la question des femmes* grâce aux acquis des queer studies, notamment.

Non sans humour, vous comparez votre démarche à celle de Jodie Foster dans Contact qui entend un signal lointain venu du fond de l’espace. Comment envisagez-vous après ce premier événement d’en prolonger le nécessaire geste ?

Nous avons chipé cette image à la poète Mia Brion qui s’est définie ainsi lors d’une séance du séminaire animé par Christine Planté, qui portait sur les questions de terminologie.

La dématérialisation de l’événement, à laquelle nous avons dû nous résoudre, a évidemment douché nombre de nos envies. Les rencontres, discussions, débats qui se font habituellement en marges des interventions n’auront pas lieu. Nous imaginons qu’il puisse y avoir plus tard de vrais temps de rencontre, quand les conditions seront plus favorables, réunissant autrement les poètes, traductrices, éditrices, chercheurses, programmatrices invités,  peut-être sous la forme de veillées de lecture.

Ce premier événement donnera, nous l’espérons, le départ à d’autres, et pourquoi pas à une deuxième édition ! De nombreux.ses poètes dont l’œuvre nous tient beaucoup à cœur n’ont pas pu prendre place dans cette édition, et nous avons très envie de travailler à l’avenir avec elleux…

 

Tout le détail de la manifestation, du colloque à la résidence en passant par les soirées à la Maison de la Poésie de Paris :

Ici le riche programme du colloque en ligne :

Lundi 10 mai 2021

 9h-9h45 :  « I crave uncomplicated quiet, and the sky »
Une poète, une pratique Marilyn Hacker
Présentation de Claire Finch
10h – 11h : Questions de catégorisation
Modération : Delphine Naudier
Christine Planté : « Quel compte donc fait-on des femmes poètes ? Les devenirs d’une « violente contradiction ». »
Audrey Lasserre, « La « poésie féminine »: histoire d’une catégorie critique (et de ses enjeux) au XXe siècle. »

11h30 – 12h30 : Autour du neutre
Modération : Abigail Lang
Benoît Auclerc : « Persistance du neutre. »
Alpheratz : « « Parce que les outils du maître ne détruiront jamais la maison du maître » (Audrey Lorde, 1979). Le français inclusif et le genre grammatical neutre comme outils linguistiques dans la traduction française de la pensée et de la poésie d’Audre Lorde. »

14h – 14h30 : « Espoir : que chaque rencontre soit poème/Et que chaque poème soit rencontre »
Lecture : Michèle FinckConnaissance par les larmes (Arfuyen, 2017), Poésie Shéhé Résistance (Le Ballet Royal, 2019), Sur un piano de paille/Variations Goldberg avec cri (Arfuyen, 2020).
14h30 – 15h30 : Faire école ?
Modération : Lénaïg Cariou
Jeanne Bacharach : « Joyce Mansour : « le poète-femme du groupe surréaliste » (A. Breton) ? »
Vincent Broqua : « Anne Waldman : Fast Speaking Woman. »
15h45 – 16h45 : Intégration et/ou dissidence
Modération : Solène Méhat
Aurore Sasportes : « Être une poeta, une poetisa ou ne pas être ? Dissidence, intégration et redéfinition du canon. L’exemple de trois poétesses espagnoles : Ernestina de Champourcín, Carmen Conde et Concha Méndez (1926-1936). »
Clarissa Charles-Charlery : « Le discours poétique de Suzanne Dracius et de Gerty Dambury: quels regards féminins sur la quête identitaire ?»
17h00 – 18h00 : Table ronde : quelles pratiques poétiques ?
Modération : Claire Finch
Mia Brion, Marilyn Hacker, Zebulon Hearst, Marion Renauld.
Soirée
Lectures de Cole Swensen, Suzanne Doppelt, Liliane Giraudon, Anne Portugal [avec Vincent Broqua].

Mardi 11 mai 2021

9h-9h45 : «  En el vaivén del viento/atada a mis raices »
Une poète, une pratique : Luisa Ballesteros Rosas
Présentation de Camille Islert
10h-11h00 : La marge ou le centre ?
Modération : Martine Créac’h
Anne Debrosse : « « La poésie est un amusement propre a leur besoin : c’est un art follastre, et subtil, desguise, parlier, tout en plaisir, tout en montre, comme [les femmes] ». La poésie, un genre pour le beau sexe ? »
Chloé Thomas : « Une femme qui chante : ne pas se dire poète. »
11h30 -12h30 : Ripostes
Modération : Nessrine Naccach
Mounira Chatti : « Fadwâ Touqân, une poète palestinienne. »
Camille Back : « Gloria Anzaldúa/Pat Parker et la riposte queer, ou Revolution : It’s Not Neat or Pretty or Quick. »

14h – 14h30 : « Vous désarticulées »
Lecture, Aurélie FogliaComment dépeindre, dernière « saison » (Corti, 2020).
14h30 – 15h30 : Poésie hors du livre
Modération : Lionel Ruffel
Francesca Maffioli, « Canto et poésie sonore. En dialogue avec Ida Travi et Laura Vazquez. »
Marie-Anaïs Guegan : « Devenir poétesses. Trajectoire collective d’un corpus de poétesses numériques. »
15h45 – 16h45 : Hybride(s)
Modération : Mathilde Leïchlé
Éléonore Berger : « Le Gang du roman poétique : édition et mélange des genres. »
Marie-Dominique Garnier & Lucy Ives : « Chem text. Lire-écrire-éditer Word rain de Madeline Gins (1941-2014). »
17h– 18h   Table ronde : stratégies de visibilisation
Modération : Lucile Dumont & Elvina Le Poul
Charlotte Blanchard (traductrice), Isabella Checcaglini (Éd. Ypsilon), Marie Fabre (traductrice, revuiste), Élodie Petit (poète, Éd. Douteuses), Aurélie Olivier (programmatrice).
Soirée performance
Lectures et performances de Zebulon Hurst, Lucy Ives, Anne Waldman, Yarrow Woods.

Mercredi 12 mai 2021

 9h – 9h45 : « Réquisitionnée pour révolter »
Une poète, une pratique : Kiyémis
Présentation de Mathilde Leïchlé
10h-11h : Stratégie(s) de contournement
Modération : Camille Islert
Nupur Patel : « L’art de déconstruire la pudeur selon les femmes poètes du XVIe siècle. »
Dinah Ribard : « « À une dame, ou soi-disant telle ». La femme poète comme révélateur. »
11h30-12h30 : Histoire et réception(s)
Modération : Khadija Benfarah
Cécile Dolisane-Ebosse : « Les voix poétiques féminines camerounaises : une réception et portion congrues. »
Nicole G Albert : « Edith Södergran et Karin Boye, re-création du lyrisme suédois et détournement des codes. »

14h – 15h
« Est un loup quiconque de la nature et par/nécessité à elle »
Lecture, Sophie Loizeau, Les Loups (Corti, 2019).
« Le nombril du neuvième mois est une nudité totale »
Lecture : Rim Battal, L’eau du bain (Supernova, 2019).
Présentation de Elvina Le Poul
15h15 – 16h15 : Entrelacs
Modération : Zsófia Szatmári
Luigi Magno : « Ajustements de mécanique : Notes autour du travail de Suzanne Doppelt. »
Abigail Lang : « Dire la poésie au féminin. »
16h30 – 17h30 : Rouvrir le futur
Modération : Françoise Simasotchi-Brones
Anna Tje : « For Colored Girlsde Ntozake Shange, une oeuvre poétique marronne. »
Héloïse Thomas : « « There is a dawn between my legs » : la poésie de Natalie Diaz. »
Soirée
Lectures et performances de Caroline Bergvall, Camille Bloomfield, Mia Brion, Kyiémis.