Vendredi la nouvelle, terrible, est tombée : Pierre Guyotat venait de nous quitter. Avec lui, c’est l’une des voix majeures de la littérature des 20e et 21e siècles qui disparait. Pour en évoquer la puissance si singulière, Diacritik a désiré donner la parole aujourd’hui à l’écrivaine Marianne Alphant qui, en 2000, fit paraître Explications, remarquable série d’entretiens qu’elle mena avec l’écrivain. Nous vous invitons à lire son précieux témoignage d’amitié où se donnent à lire quelques réflexions inédites de l’écrivain. Que Marianne Alphant en soit ici remerciée.

Le premier roman de Pierre Chopinaud, Enfant de perdition, est indubitablement un des grands événements de cette rentrée d’hiver. Roman somme, épopée fulgurante des désastres et récit d’une éducation négative, Enfant de perdition se donne comme la traversée noire et hallucinée de notre temps, de la guerre en Ex-Yougoslavie jusqu’aux attentats de 2015. A la croisée de Jean Genet, Pasolini et Claude Simon, la langue de Chopinaud invente un phrasé du sensible inédit. Autant de raisons pour Diacritik d’aller le temps d’un grand entretien à la rencontre du remarquable et déjà indispensable jeune romancier.

Cette rentrée d’hiver 2020 voit paraître le second et très beau roman d’Agnès Riva, Ville nouvelle à L’Arbalète Gallimard. Après le très remarqué Géographie d’un adultère, la romancière déploie ici un récit cristallin, tracé comme une ligne droite et neuve, d’un jeune couple qui s’installe dans une ville nouvelle, en banlieue de Paris. Dans le sillage d’Annie Ernaux qui ne refuserait pas les interrogations formelles de Perec, Riva dévoile la détresse sèche et hagarde d’une jeune femme au début de sa vie. Autant de raisons pour Diacritik d’aller à la rencontre de la romancière dont l’œuvre naissante nous enthousiasme.

Depuis bientôt une vingtaine d’années, recueil après recueil, Sandra Moussempès s’est imposée comme une des figures majeures de la poésie contemporaine. Les années 20 s’ouvrent avec bonheur sur l’un de ses textes les plus remarquables, le spectral et puissant Cinéma de l’affect qui paraît aux éditions de l’Attente. Dans cet opéra-poème, phonographe capteur de voix diffuses et profuses, Sandra Moussempès convoque à partir d’Angelica Pandolfini, célèbre cantatrice qui fut son ancêtre, un véritable atlas à la Warburg des voix disparues mais présentes. Autant de raisons pour Diacritik d’aller interroger la poète à l’occasion de la parution de ce recueil, véritable événement de ce début d’année.

En lien avec le 29e Salon de la Revue qui se tient le 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Baptiste Jopeck et Pauline Rigal autour de leur splendide revue Les Saisons.

En prélude au 29e Salon de la Revue qui se tiendra les 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Réginald Gaillard autour de sa belle revue NUNC.

En prélude au 29e Salon de la Revue qui se tiendra le 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec Chantal Boiron, rédactrice en chef de la stimuante revue UBU Scènes d’Europe/European Stages.

En prélude au 29e Salon de la Revue qui se tiendra le 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec l’une des meilleurs revues du moment : Jef Klak.

En prélude au 29e Salon de la Revue qui se tiendra le 11, 12 et 13 octobre, Diacritik, partenaire de l’événement, est allé à la rencontre de revues qui y seront présentes et qui, aussi vives que puissantes, innervent en profondeur le paysage littéraire. Aujourd’hui, entretien avec la dynamique et passionnante revue Gros Gris.

Indubitablement, Icebergs de Tanguy Viel, qui paraît aujourd’hui aux éditions de Minuit, s’impose comme un livre clef des années 10. Après la splendide Disparition de Jim Sullivan et le fulgurant Article 353 du code pénal, Tanguy Viel interroge ici l’écriture elle-même et enquête sur cette puissance qui tourne incessamment en lui, entre vide et mélancolie, et qui ne cesse de l’habiter entre deux romans.