Le cours de Pise rassemble les notes préparatoires d’un enseignement dispensé par Emmanuel Hocquard aux étudiants de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux entre 1993 et 2005. Dans un premier temps intitulé l’A.R.C Langage & Écriture, les enseignements auront lieu par la suite sous l’appellation de p.i.s.e : Procédures, image, son, écriture, l’activité d’Emmanuel Hocquard se rapportant à la dernière lettre de l’appellation.

Avec Herzl : une histoire européenne, qui paraît ces jours-ci aux éditions Denoël, Camille de Toledo livre, avec l’inventive compagnie d’Alexandre Pavlenko, son premier roman graphique. Plus que jamais attentif aux formes les plus contemporaines d’expression, Camille de Toledo choisit ici, de manière aussi inattendue que neuve, de déployer le sombre récit d’une figure historique du judaïsme, Theodor Herzl, en la donnant littéralement à voir par les noires illustrations de Pavlenko dans toute sa puissance tragique.

Si August Sander est évidemment un des grands photographes du XXe siècle, c’est aussi par la façon dont ses photographies s’insèrent dans ce siècle, par ce qu’elles en disent et en montrent, par ce qu’elles y font et en font. L’exposition visible actuellement à Paris, au Mémorial de la Shoah, est un concentré du travail de Sander, un ensemble de documents sur le XXe siècle, mais aussi un « discours » sur ce siècle qui produit sur celui-ci un certain effet.

Pour la 4e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour des liens entre littérature et villes. Après avoir questionné les années précédentes le cinéma, la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture aux représentations de la ville selon que la ville accueille ou rejette, dessine des architectures qui tressent nos vies ou encore déploie comme jamais l’imaginaire romanesque. Écrivains, architectes et sociologues dialogueront ainsi chaque jour autour de la ville.

La mise en scène ne peut être évoquée dans le cadre d’une interrogation sur le roman sans poser tout d’abord cette loi fondatrice : la mise en scène porte une empreinte générique. Elle est liée à l’intime histoire du théâtre, et désigne, comme une violence, le permanent excès du texte de théâtre sur ce qu’il n’est pas : comme si la mise en scène était un théâtre moins le théâtre, l’instance critique d’une théâtralité qui se sait organisatrice de formes sans pour autant parfois vouloir toujours se montrer.

Pour la 4e édition de ses rencontres, « Littérature au centre », en partenariat avec Diacritik, organise à Clermont-Ferrand tout au long de la semaine un festival autour des liens entre littérature et villes. Après avoir questionné les années précédentes le cinéma, la musique puis la cuisine, cette année, les rencontres LAC confrontent l’écriture aux représentations de la ville selon que la ville accueille ou rejette, dessine des architectures qui tressent nos vies ou encore déploie comme jamais l’imaginaire romanesque. Écrivains, architectes et sociologues dialogueront ainsi chaque jour autour de la ville.

La mise en scène est une question qui a toujours excédé le théâtre – comme si son accomplissement devait se dire au théâtre à la fois comme son absolu, son accident et son impermanence. C’est pourquoi il n’est guère étonnant de venir tout d’abord, en ce premier soir, interroger la mise en scène dans ce qui est hors du théâtre, souvent vécu comme son concurrent mais aussi bien comme son dédoublement : le cinéma.

Fabrice Bensimon, enseignant-chercheur à l’université Paris-Sorbonne, spécialiste de la Grande-Bretagne au XIXe siècle, Research Fellow au London University College, et Sabine Reungoat, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Paris-Est Créteil, ont uni leurs efforts — le premier pour ce qui concerne la recherche, la seconde pour la traduction des textes ainsi trouvés — pour faire découvrir un pan méconnu et commun à l’histoire de la France, du Royaume-Uni et de Paris : le résultat est un ouvrage tout à fait édifiant et inattendu de 136 pages, publié aux éditions de la Sorbonne en novembre 2017.

« Chaque année, lors de la journée du 20 mars, on est ainsi sommé de se souvenir que l’on  » partage » une langue avec d’autres nations et d’autres peuples. On danse, on chante, on récite de la poésie, on révise sa grammaire et on recompte ses pays membres, tout en retraçant avec fierté la géographie des pays de la planète où la langue dite de Molière a laissé sa marque postcoloniale ».