A l’instar des étrangers, les Français sont nuls.
Hommage, chronique d’une haine malheureusement devenue ordinaire, conséquence d’une époque dans laquelle il est de plus en plus incertain de pouvoir vivre heureux en attendant la guerre.
A l’instar des étrangers, les Français sont nuls.
Hommage, chronique d’une haine malheureusement devenue ordinaire, conséquence d’une époque dans laquelle il est de plus en plus incertain de pouvoir vivre heureux en attendant la guerre.
Derrière l’inclassable revue Edwarda, revue à la croisée de la littérature et de l’érotisme, se tient Sam Guelimi, une jeune femme qui appose la singularité de sa signature à une aventure éditoriale se tenant à l’écart de l’échiquier actuel. Les revues de facture végétale, de nature animale ne peuvent que muer, évoluer, chercher des devenirs, subir des métamorphoses. Les premiers numéros d’Edwarda conçus par Sam Guelimi et John Jefferson Selve s’aventurent dans l’exploration des corps, des femmes sous l’angle de l’écriture et de l’image.
Nombre de romans américains parus ces dernières semaines rappellent l’essor et l’âge d’or français de ce genre (XVIIIè-XIXè siècles), un avènement lié à sa capacité à absorber le chaos, à classer un réel qui dépasse tout entendement et à tenter, sinon de le comprendre, du moins de le penser. Deux microgenres romanesques semblent dominants dans ces publications récentes : les physiologies et les dystopies qui mêlent science et fiction pour mieux pour embrasser, classer et dépasser le réel. Tour d’horizon avec Garth Risk Hallberg, Lionel Shriver, Wednesday Martin et John Feffer.
Ce que Ginevra Bompiani dit à ses lecteurs dans Pomme Z, c’est que l’humanité et le vivant valent plus que toute langue, plus que toute littérature, plus que toute autre idée d’absolu. La langue est loin pour elle d’être un outil conceptuel, la langue est une émotion, un moyen pour ressentir les autres, pour les approcher. Le mot est un mot surtout parce qu’il fait l’expérience de la voix et parce qu’il va à la rencontre du monde. Dès lors écrire pour Ginevra Bompiani, signifie porter à la connaissance du lecteur ces rencontres qui ont percé, nourri, accru sa vie mais qui auraient pu être comme « transcendées » si elle n’était pas un peu restée en deçà, si elle avait su faire taire cette forme d’émoi, de délicatesse de discrétion qui l’a inévitablement séparée des chemins de personnes rencontrées.

Le dessin de la semaine de Rodho. Choix du premier ministre d’Emmanuel Macron : Coqs en stock…
A l’occasion de son exposition à Paris, A backroom is a backroom is a backroom, à la Galerie Arnaud Deschin, rencontre avec le photographe et vidéaste Marc-Antoine Serra pour un entretien où il est question, entre autres, d’images et de littérature, de désir, de Walter Benjamin et de Roland Barthes, de Marseille, de Cézanne, de BD, d’imaginaire, d’Instagram, de jeunesse ou de solitude.
Six ans qu’ils t’ont tué.
Du 23 au 28 mai prochain, Marseille battra au rythme d’un nouveau festival, Oh les beaux jours !, dont le titre se veut « cri de ralliement ».
dansé au-delà de la nuit
discuté vrillé
qu’aucune chance pour le parti fasciste
il y a de l’histoire
ça veut dire des morts dans les plus atroces souffrances
Construire un livre comme un infini palais des glaces, miroitements et jeux de réflexions, démultiplication des regards, des décors : c’est sur le seuil de cette représentation que s’ouvre la Petite histoire du spectacle industriel de Patrick Bouvet, lecture de notre époque en tant que société généralisée du spectacle de masse, selon un « rythme industriel », « un mouvement qui enregistre le monde / le mécanise / et le projette ».
La démultiplication est aussi accélération, infinie, « du temps et de l’espace ». Et « le spectateur doit suivre ».
Hier soir, lors du débat télévisé de l’entre-deux tours, Le Pen a été mauvaise – très mauvaise, épouvantablement mauvaise. Cela n’a été une nouvelle pour personne : nous le savions déjà tous. Menteuse, imprécise, réfugiée derrière des dossiers de couleurs (conseillée par l’accessoiriste d’Hélène et les garçons ou de Vivement Lundi !), Le Pen a prouvé une fois de plus combien elle répondait d’une France du fantasme et de la tautologie.