
Les aventures de Perlimtintin : épisode 8 (milliards).
Ce que le sida m’a fait, d’Elisabeth Lebovici, est très riche d’informations, convoquant un grand nombre de noms, d’événements, d’œuvres qui, d’être ainsi réunis, forment la trame d’une mémoire de l’art, d’une mémoire politique, d’une mémoire personnelle.
Dans l’avant-texte de La Vie matérielle, Duras écrit : « Ce livre n’a ni commencement ni fin, il n’a pas de milieu. Du moment qu’il n’y a pas de livre sans raison d’être, ce livre n’en est pas un.
Le compagnonnage du Président élu avec la démarche philosophique, en particulier celle de Paul Ricoeur n’a pas manqué de produire une interprétation hâtive de ses potentialités.
La séquence électorale qui s’est terminée avec le second tour des législatives aura vu l’émergence forte de deux partis dont les noms semblent tout droit sortis d’un brainstorming marketing : En Marche et La France Insoumise. Des deux côtés en effet, la connotation, c’est-à-dire les associations mentales possibles, est beaucoup plus forte que la dénotation, l’identification univoque de la place sur l’échiquier politique.
Pourquoi la littérature se limiterait-elle à la saisie d’un monde, pourquoi cette barrière du singulier, comme dans ces rédactions que nous avons tous rédigées, enfants, sur ces livres qui nous permettraient de nous identifier à une autre existence ? Ce sont bien des mondes et des vies parallèles que nous proposent un roman et un essai, signés Andrew Sean Greer et Pierre Bayard. Croisons-les pour multiplier ces possibles, ce « pop-up de vies éventuelles ».
En reliant rêve et forme, l’exposition organisée au Palais de Tokyo montre en quoi le rêve défait les formes mais aussi génère des formes. Dans « Le rêve des formes », il s’agit également de montrer que la forme est porteuse de rêve, génératrice de rêve et de rêverie.
Comment finir ? Comment s’achève l’œuvre d’un écrivain ? Comment son écriture vieillit-elle ? En un mot : existe-t-il un âge littéraire des écrivains ? Ce sont à ces questions délicates et rarement posées que s’est récemment attaqué un essai aussi neuf que stimulant de Marie-Odile André, Pour une sociopoétique du vieillissement littéraire, paru chez Honoré Champion.
Ce pourraient être des mémoires d’Outre-Tombe sous la plume de Woody Allen : Sheila Levine est morte et vit à New York, dans ce sens-là, oui, soit la mort puis la vie d’une femme de trente ans. Puisque « c’est décidé : je me suicide », plus rien ne retient Sheila Levine du côté de la pudeur ou des convenances. Elle n’a plus peur de rien.
Vendredi 23 juin 2017, Eugène Savitzkaya nous a fait l’honneur de sa présence lors de la quatrième soirée Diacritik/Atout livre. Après la lecture de Sister (éditions L’œil d’or), il a répondu aux questions de Johan Faerber, évoquant les figures du fou et du fraudeur en littérature mais aussi la pêche à la ligne, déroulé magique d’un rapport esthétique et politique au monde, celui d’un « jouisseur de gouttes d’eau ».
J’ai la nausée en commençant ce texte. De la tristesse, de la colère mais surtout un fond de nausée qui ne part pas.