À l’heure de la victoire de Trump, icône anti-moderne absolue, deux considérations s’imposent au-delà de l’hébétude et de la stupéfaction folles.
À l’heure de la victoire de Trump, icône anti-moderne absolue, deux considérations s’imposent au-delà de l’hébétude et de la stupéfaction folles.
Au Musée Rodin, il y a comme une chambre d’amis pour les œuvres de Camille Claudel. Dans cette chambre, il y a un portrait d’enfant, un portrait de petite fille plus exactement, connu sous le nom de « La petite châtelaine ». Ce buste en marbre a l’intensité d’un instantané photographique.
La littérature du réel a le vent en poupe, en ce mois de novembre, comme l’a mis en lumière le double prix Medicis 2016 : or les éditions du Sous-Sol sont un passeur inlassable de la narrative non-fiction et viennent justement fait paraître le dernier livre de l’un des papes américains du genre, Gay Talese, Le Motel du voyeur. Gay Talese est considéré comme le fondateur du Nouveau Journalisme, avec des livres comme Sinatra a un rhume ou Ton père honoreras. Le Motel du voyeur (2016) est sans doute l’entreprise limite du genre, interrogeant l’éthique et la moralité journalistiques, au point de provoquer un scandale aux États-Unis, une forme de couronnement paradoxal pour l’auteur de 84 ans.
Retour en Iran pour Aasghar Farhadi, après le succès retentissant d’Une séparation puis l’escapade française réussie du Passé. Prix du scénario et d’interprétation à Cannes, Le Client confirme la position du cinéaste iranien, celle d’un cinéaste majeur.
Depuis bientôt une quinzaine d’années, Stéphane Bouquet a su s’imposer, recueil après recueil, comme l’une des figures parmi les plus remarquables de la poésie française contemporaine. De Dans l’année de cet âge jusqu’à Nos Amériques en passant par Le Mot frère et Les Amours suivants, la poésie de Bouquet déploie la quête sans trêve d’une vie vivante qui voudrait faire surgir un peuple, œuvrer à habiter le monde et à recueillir les instants épars dont les hommes sont faits. C’est à l’occasion de la parution de Vie commune que Diacritik a rencontré le poète pour un grand entretien où il revient sur son œuvre et en particulier sur son nouveau recueil qui s’offre comme l’un des textes les plus importants de cette année.
Sortir le grand jeu – ce jeu de mot sur le titre du dernier roman de Céline Minard est facile, voire un peu vain au regard de la radicalité de son œuvre, pensée comme une exploration que l’on pourrait imaginer systématique des genres, ce qui serait méconnaître sa portée véritable :
Josyane Savigneau publie un recueil de rencontres et portraits, sous le signe de La Passion des écrivains, quand bien même tous les textes ici rassemblés ne concernent pas des auteurs stricto sensu : 29 articles donc, présentés comme des « exercices d’admiration », dessinant la cartographie d’« un paysage qui aujourd’hui commence à s’éloigner », une vue en coupe du champ littéraire de ces trois dernières décennies, Robbe-Grillet, Patricia Highsmith, Simone de Beauvoir, Toni Morrison, Dominique Rolin, Jérôme Lindon, Joyce Carol Oates, etc.
Atticus Lish vient de recevoir le Grand Prix de littérature américaine 2016 pour son exceptionnel premier roman, Parmi les loups et les bandits (Buchet-Chastel). Dans son communiqué, le jury salue non seulement le roman mais la traduction de Céline Leroy qui est en effet un tour de force. Diacritik republie à cette occasion sa critique et son entretien avec l’écrivain, réalisé en septembre à Paris.
7h30 du matin
Rancheria indienne
Du verbe « grandir »

Le dessin de la semaine de Rodho. La campagne pestilentielle américaine s’achève, telle est la réalité…

Comme tous les matins, lorsque je vais au travail, mon train s’arrête immanquablement devant le restaurant « La dolce vita » : un vaste espace de baies vitrées qui se trouve à côté de cette station RER à vingt minutes de Paris, où je m’apprête à descendre. Comme tous les matins, guettant des yeux la grande et discrète terrasse qui donne sur la Seine, immanquablement, je me dis : pourquoi ? Pourquoi La dolce vita ? Pourquoi on donne à certains lieux des noms de films ? Les films seraient-ils aussi des lieux ?
Les jeudi 17 et vendredi 18 novembre prochains aura lieu à Paris un colloque international sur un de nos contemporains capitaux : Jean Rolin, figure discrète à l’œuvre majeure dont la géographie se tient comme la quête neuve et toujours tenue d’un intense suspense tellurique.