Confusions est extrait du prochain album des Psychotic Monks, dont la sortie est annoncée pour le 29 mars. Après un premier album très réussi et une série de concerts qui ont suscité de nombreux enthousiasmes en France et à l’étranger, The Psychotic Monks apparaît aujourd’hui comme un groupe dont on attend les productions. Confusions confirme que cette attente n’est pas infondée.

Le titre original du premier roman d’Aja Gabel, qui vient de paraître en France chez Rivages, dans une traduction de Cyrielle Ayakatsikos, pourrait être son art poétique : The Ensemble, au sens le plus musical du terme, puisque le récit suit quatre amis et leur destin, professionnel, amical, amoureux, sur deux décennies. Le roman se déploie en quatre parties et une coda, comme le mouvement d’un morceau de musique ou une série, en plusieurs saisons, un This is us romanesque.

Pour fêter le trou noir provoqué par notre spécialiste du genre, Aurélien Barrau, avec sa tribune publiée jeudi dernier (plusieurs centaines de milliers de nouveaux lecteurs en quelques heures ou le test grandeur nature des capacités d’accueil de notre serveur, on reconnaît là le scientifique), retour sur les enjeux de notre magazine, trois ans après sa création.

Le deuxième album des Johnny Mafia est particulièrement réussi. Princes de l’Amour prolonge Michel Michel Michel, sorti il y a deux ans, poursuivant dans la veine punk-rock-garage qui était déjà parfaitement maîtrisée. Pour ce nouvel album, les Johnnny Mafia ont été rejoints par le légendaire producteur américain Jim Diamond, connu, entre autres, pour ses collaborations avec les White Stripes.

Sorti le 30 mars dernier, on ne peut pas dire que l’album du nouveau duo formé par le multi-instrumentiste Ben Harper et l’harmoniciste Charlie Musselwhite – et consacré par tout ce que le Blues compte de figures saintes, soit resté coincé très longtemps dans les limbes d’une réception confinée. Ben Harper et Charlie Musselwhite, respectivement âgés de 49 et 74 ans, semblent changer tout ce qu’ils touchent en or, et ce nouvel album ne fait pas exception à la règle. Après une tournée mondiale à guichets fermés, menée tambour battant sur plus d’une centaine de dates, on a voulu passer le disque-évènement au révélateur de la critique.

The Gypsy Faerie Queen s’ouvre sur quelques notes fragiles, au piano d’abord, auquel s’adjoint l’esquisse d’une mélodie très simple au violon. Cette ouverture semble nostalgique, étrangement belle – une possibilité naissante, une existence nouvelle qui se décide à être. Ou le retour d’un souvenir lointain comme une voix d’enfant. La musique a été composée par Nick Cave, le texte est écrit par Marianne Faithfull.

S’il est dur de vivre à l’ombre du frère, le songwriter californien Peter Harper semble savoir comment s’affranchir des figures tutélaires. À l’occasion de la parution de son deuxième album, intitulé « Break the Cycle », nous nous sommes longuement entretenus avec l’artiste, jadis plasticien et sculpteur, sur sa relation à la création et aux arcanes du mythe familial, tandis que son frère Ben Harper s’apprêtait à faire paraître l’opus  » No Mercy in This Land », en duo avec le légendaire harmoniciste Charlie Musselwhite.