Qu’est-ce que traduire, par quelle opération passe-t-on d’une langue à une autre et transmet-on non seulement le sens mais le rythme, la tonalité et la peau du texte source ? Là est sans doute le point de départ de Par instants, le sol penche bizarrement qui vient de paraître, livre dans lequel Nicolas Richard explicite cette drôle d’activité qui fait du traducteur tout à la fois un écrivain, un artisan et parfois même un jongleur.

Diacritik a toujours eu à cœur de défendre la littérature étrangère et ceux sans lesquels elle demeurerait inaccessible à une grande partie du lectorat français : les traducteurs. Carine Chichereau, traductrice de très nombreux auteurs anglo-saxons, a accepté de tenir une rubrique régulière dans nos colonnes, pour évoquer, en vidéo, un texte dont nous lui devons la version française. Aujourd’hui, Et si le cheval se mettait à parler de Elliot Perlman qui paraît aux éditions Robert Laffont.

Avec l’anthologie Écrits stupéfiants qui rassemble aux éditions Robert Laffont dans la collection « Bouquins » des textes croisant littérature et drogues, Cécile Guilbert dévoile une somme mondialement inédite. Lumineusement érudite, l’écrivaine qui est aussi essayiste, critique et préfacière donne à lire une histoire fascinante et quasi secrète de la littérature. La description précise des substances, les textes et notices de grands comme d’inconnus auteurs forment un kaléidoscope littéraire original et incroyablement précieux. Elle nous a accordé un grand entretien.

Il était attendu en librairie depuis 9 ans : Bret Easton Ellis publie White, un essai ou plutôt un laboratoire, le commentaire de son œuvre comme de son époque rongée par un politiquement correct devenu une forme de totalitarisme. Bien-pensance, puritanisme, instrumentalisation idéologique de l’art, tout passe au white spirit de BEE.

C’est le livre-séisme qui met à nu l’homosexualisation massive du Vatican et de l’Église depuis des décennies et dans le monde entier. Entretien avec Frédéric Martel qui signe ce livre proprement sidérant, brillant, respectueux qui pourrait obliger l’Église à réévaluer son discours et sa doctrine.

En quatrième de couverture du livre de Martin Page, une citation de Milan Kundera, « le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont les relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux ». En écho, une phrase de Martin Page, à la page 155 de Les animaux ne sont pas comestibles, « les animaux sont tués et partout niés, invisibilisés et disséminés ».
Martin Page rappelle un certain nombre d’éléments éthiques, d’analyses et faits patents dans ce texte qui est aussi, et surtout, le récit de son chemin vers le véganisme et s’offre comme un véritable guide pratique au quotidien, un discours de la méthode, alimentaire, social, amical.

Belle entreprise que celle de raconter Georges Remi confidentiel, mondialement connu sous le pseudonyme Hergé, créateur de Tintin, Quick et Fluckpe, Jo, Zette et Jocko et d’une galerie de personnages qui ont marqué l’histoire de la bande dessinée. Les éditions Robert Laffont ont réédité l’ouvrage de Benoît Mouchart et François Rivière paru en 2011, dans une version augmentée et révisée à l’occasion de la grande exposition Hergé au Grand Palais du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017.