La critique abuse parfois du terme « jubilatoire » pour exprimer la joie expansive procurée par la lecture d’une œuvre ou pour décrire l’atmosphère régnant dans celle-ci. On n’osera donc pas recourir à cet adjectif souvent galvaudé (mais pourtant bien pratique) pour parler de La fin du monde en trinquant de Jean-Paul Krassinsky. Même si ce n’est pas l’envie qui manque…
Dominique Bry
La déferlante Marvel n’a pas fait que des heureux : entre les cinéphiles lassés de voir débouler des super-héros en collants tous les deux mois dans les salles obscures et les fans exigeants discutant la qualité aléatoire des blockbusters ou sequels à répétition, les justiciers semblaient s’être ligués pour envahir les écrans jusqu’à l’overdose (voire l’ennui).
Quelle bonne idée d’avoir confié les clés de la maison Blake & Mortimer à Jaco Van Dormael, Thomas Gunzig et François Schuiten ! Le Dernier Pharaon, paru le 29 mai dernier, est une œuvre majeure, hybride, qui rend hommage aux héros créés par Edgar P. Jacobs tout en convoquant des thématiques sociologiques, économiques et écologiques très actuelles. Un album magistral qui combine puissance narrative et perfection graphique.
Séance d’attrapage, volume 3 : City on a Hill. Où il est question de corruption et de justice entre raison et arrangements divers dans le Boston des années 90.
Séance d’attrapage, épisode 2 : JETT. Ou les aventures de Daisy ‘Jett’ Kowalski, braqueuse de haut-vol tout juste sortie de prison qui doit retomber dans le crime…
On pourrait appeler ça une séance d’attrapage : bilan d’entrées en matière(s) après avoir visionné à la chaîne les pilotes de trois séries fraîchement débarquées sur les écrans.
Premier épisode : Euphoria, créé par Sam Levinson, produit par HBO et diffusé en France sur OCS City.
Se (re)plonger dans King Kong de Christophe Blain et Michel Piquemal, c’est faire un beau voyage. Publié il y a quinze ans dans la collection « Les grandes aventures racontées aux enfants » chez Albin Michel, le livre reparaît aux éditions Robinson en 2019, auréolé d’une réputation de livre culte, au genre (presque) indéfinissable.
Depuis sa diffusion, Chernobyl, la mini-série de HBO signée Craig Mazin, avec Jared Harris, Emily Watson et Stellan Skarsgård dans les rôles principaux, a quitté le terrain de la critique pure pour celui du fact-checking et des sujets dérivés : nombre d’articles fleurissent ça et là, qui pour donner raison ou tort aux auteurs, qui pour apporter un éclairage scientifique, donner la vision russophile de la tragédie ou relater l’explosion du tourisme à la suite de la diffusion de la série… Retour en 1986, en Ukraine avec Chernobyl, série à l’esthétique fascinante, au manichéisme discutable mais à la puissance indéniable.
Russel T. Davies a-t-il capturé l’essence de 2019 pour en faire le matériau d’une série fascinante, violente et d’une effrayante acuité ? A la fois drame familial, série d’anticipation, contre-utopie, après un pilote époustouflant d’intelligence et d’intensité dramatique et avant sa conclusion le 18 juin prochain, Years and Years s’affirme comme le TV drama à même de prétendre au titre de meilleure série de l’année.
C’est une publicité dite institutionnelle, un court film dans lequel le principal distributeur d’énergie français revient sur plus de 45 ans d’histoire en 45 secondes. Le spot passe à la télévision, souvent en prime time, dans les créneaux plutôt assurés d’être vus, juste avant la météo, quelques secondes avant les JT de 13 ou 20 heures, ou au milieu d’un écran pub d’une émission à forte audience… Avec une phrase répétée, martelée : « on voulait tout changer ».
C’était pourtant une bonne idée de la part de TF1 qui en a acheté les droits et a teasé plus que de raison l’atterrissage dans le PAF de la série de Jeff Rake produite par Robert Zemeckis et mettant même le pilote en ligne à disposition des plus impatients (en VF et jeu de mot inclus dans le prix du billet). Tandis que trois nouveaux épisodes sont en approche sur nos écrans ce mardi, verdict du comité de visionnage qui va tenter de ne pas épuiser son quota de métaphores aéronautiques dès les premières lignes de sa critique.
Unité 8200 (prononcez Huit Deux Zéro Zéro), une branche très secrète du renseignement militaire israélien, dirigée par intérim par le lieutenant Oriana Talmor, va se retrouver au coeur d’un maelström politique sur fond de terrorisme international. Unité 8200, c’est le titre d’un thriller rythmé, réaliste et tout en ironie signé Dov Alfon, paru chez Liana Levi.
Les quatre saisons (Le quattro stagioni en pizzaiolo dans le texte), est le nom donné aux quatre concertos pour violon composés par Antonio Vivaldi, célèbre compositeur vénitien passé à la postérité avec cette œuvre légendaire qui a fait le bonheur et la fortune des marchands de compilations musicales autoroutières, faisant régulièrement entrer le mouvement Allegro non molto dans le Top 50 des musiques d’attente au téléphone. Mais ce n’est pas le sujet.
Il y a deux manières d’aborder la lecture des Écœurés de Gérard Delteil qui paraît au Seuil le 9 mai : en réprimant un mouvement de recul devant le bandeau promotionnel jaune qui proclame qu’un gilet de la même couleur est mort ou, piqué par la curiosité, en espérant que ce roman noir n’est pas que le fruit d’un opportunisme éditorial en 25 actes de manifestations hebdomadaires en chasubles de haute visibilité.
Aujourd’hui, ma batterie est morte. Ou peut-être cette nuit, je ne sais pas. Ce matin, j’ai reçu un mail de mon opérateur : « s’offrir un nouveau smartphone n’a jamais été aussi simple. Passez nous voir en magasin. A bientôt. » Cela veut tout dire.