Diacritik fait une pause estivale. Avant de nous retrouver à la rentrée prochaine, nous relançons une campagne d’appel à la générosité des lectrices et lecteurs, amies et amis du journal qui auraient à cœur de soutenir un journal indépendant. Depuis bientôt dix ans, Diacritik publie quotidiennement des critiques culturelles (livres, cinéma, bande dessinée, peinture, expos, musique…), des tribunes et des partis pris, des inédits littéraires, des entretiens, des séries et reportages photographiques. Avec une spécificité revendiquée comme un manifeste : l’exigence critique en accès libre.
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Diacritik fait une pause estivale. Avant de nous retrouver à la rentrée prochaine, nous relançons une campagne d’appel à la générosité des lectrices et lecteurs, amies et amis du journal qui auraient à cœur de soutenir un journal indépendant. Depuis bientôt dix ans, Diacritik publie quotidiennement des critiques culturelles (livres, cinéma, bande dessinée, peinture, expos, musique…), des tribunes et des partis pris, des inédits littéraires, des entretiens, des séries et reportages photographiques. Avec une spécificité revendiquée comme un manifeste : l’exigence critique en accès libre.
Le 17 mai prochain se tiendra la deuxième édition du festival PLS à Montreuil, au sein de La Parole Errante, un lieu auto-organisé d’expérimentation politique, culturelle et sociale. Hangar et ancienne usine, la Parole Errante voit le jour en 1997, lorsque le conseil départemental confie la gestion autonome de cet espace au poète et dramaturge Armand Gatti, qui, avec ses compères, en fait à la fois un lieu de répétitions théâtrales et un espace d’accueil pour des assemblées politiques et des fêtes de soutien. Aujourd’hui cette idée d’un lieu culturel avec un ancrage dans les luttes politiques en dehors des logiques politiciennes continue d’exister grâce au collectif bénévole La Parole Errante Demain qui organise des soirées de soutien autour des questions décoloniales, des luttes minorisées, des colères internationales, des fêtes de soutien face à la police et la justice.
Il y a quelques semaines, Christelle Morançais (élue Horizons), présidente de la région des Pays de la Loire, annonçait que les prévisions pour le budget 2025 incluaient une diminution très importante, voire une suppression pure et simple de certaines subventions et aides pour un montant de cent millions d’euros. En ce qui concerne le domaine de la culture, cette suppression équivaut à la disparition de 73% de son budget de fonctionnement.
Nous écrivons des livres, de la critique. Nous écrivons des livres de poésie, des romans, des essais, du théâtre. Nous composons de la BD. Nous publions des livres, des revues. Nous en vendons, nous en faisons la promotion, nous en étudions.
Donc, par définition, nous vivons dans un monde pluriel, nous voulons vivre dans un monde pluriel, nous le désirons : pluralité des pensées, des êtres, des groupes, des sociétés, des cultures, des récits, des subjectivités, des vies. Nous désirons ce qui rend possible et affirme cette pluralité concrète. Nous critiquons, nous contestons, nous nous opposons à ce qui la nie – ce qui en nie la réalité, la légitimité, la possibilité.
La pétition souhaitant que Rimbaud intègre le Panthéon en compagnie de Verlaine est un non-sens qui démontre la profonde incapacité de ses signataires à comprendre et protéger le souvenir d’une oeuvre-vie placée avec application sur l’orbe d’une absolue liberté.
Soyons bref et clair, si possible. À quoi sert la culture ? Question mal posée. La culture ne sert à rien (elle n’a pas d’utilité spécifique et n’entre pas dans le processus de production-consommation, comme Arendt l’a facilement montré). Alors, quelle est sa valeur, sa fonction ? Et pourquoi une œuvre d’art, objet par essence inutile, est-elle parfois vendue à des prix si exorbitants ?
À l’origine, le genre romanesque reposait sur un principe simple : à un individu (le lecteur) qui s’abîme dans le monde (dont il aime les histoires d’amour et les intrigues), une expérience fictive est proposée.
Ce soir, 5 avril 2017, l’émission Le téléphone sonne, sur France Inter, s’interrogeait sur la place de la culture dans la campagne présidentielle, avec une question en guise de titre : « La culture, grande absente de cette campagne présidentielle ? » Je ne parlerai que d’un point, mais d’un point majeur, comme l’ont admis les trois invités de l’émission : l’éducation artistique. L’importance de la chose fait tellement consensus qu’il importe peu de préciser qui, de Jean-Jacques Aillagon, Patrick Bloche et Hervé Gaymard, soutient quel candidat.
Le 26 février 2017, le film Moonlight de Barry Jenkins a remporté — après un impair assez insolite — l’Oscar du meilleur film lors d’une cérémonie historique et unique à ce jour, à maints égards.
Erreur d’enveloppe mise à part, Moonlight était intrinsèquement taillé pour avoir l’Oscar et faire consensus — Oscar du meilleur film, du meilleur acteur dans un second rôle pour Mahershala Ali, du meilleur scénario adapté. Il s’agit, de fait, d’une fausse surprise et surtout d’un vrai faux ami pour les LGBT qui crient aujourd’hui victoire. Joffrey Speno expliquait pourquoi le 15 février dernier, nous republions son article.
Mais quelle mouche a donc piqué Diacritik de publier dans la nuit de samedi à dimanche (à minuit trente, pour être précis), un article signé Johan Faerber, révélant que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon s’étaient longuement vus, la veille, au Moai Bleu, restaurant chilien en plein Paris ? Retour sur le premier scoop d’un jeune journal culturel, fondé en septembre 2015, et explications sous forme de notes à la volée, pour répondre à quelques commentaires.
Vendu comme un évènement de ce début d’année, Moonlight, réalisé par Barry Jenkins, promet de dessiner le portrait d’un jeune homme gay afro-américain grandissant dans un ghetto pauvre où la violence est quotidienne.
Samedi 28 janvier, Diacritik a eu l’honneur et le plaisir d’être invité à participer aux 10è Enjeux de la Maison des écrivains et de la littérature, pour dialoguer avec En attendant Nadeau et Vacarme de la place de nos publications dans le champ contemporain, de ce « désir de revue », « né d’un désaccord ou d’une envie de le créer », comme le disait Alain Nicolas qui animait le débat.