Dans le prolongement du riche Banquet d’automne de Lagrasse, Yves Ravey a accepté pour Diacritik, partenaire de l’événement, de revenir sur le très bel échange qu’il avait eu avec Paul Audi sur leurs œuvres respectives à partir de cinq questions.
La quatrième de couverture le dit : on peut entrer dans le livre comme on l’entend, « on peut lire ce livre dans le désordre ». Ce livre de Liliane Giraudon, le travail de la viande (sans aucune majuscule, donc), n’est pas un livre fléché, ordonné selon les attendus habituels : sans début ni fin, pourrait-on dire, mais un ensemble de morceaux, de pièces juxtaposées, cousues ensemble comme un patchwork sans haut ni bas ni centre.
Bret Stephens entitles his article: « The scandal of a Nobel laureate » (NYT, Oct. 19-20, 2019). « Surely”, he says, “Handke is considered a fascist ». With high, low or, maybe honestly, no degree of certainty?
Un vol d’étourneaux donne de la voix dans les arbres encore en feuilles de la Place de l’Estrapade. Un bruit de boules de loto moulinées dans leur tambour, ponctué de brefs coups de sifflet. Si on ferme les yeux et qu’on les écoute, il est évident qu’ils discutent.
« Maintenant tu es miedka, celle qui vit entre les mondes » : miedka, c’est-à-dire marquée, moitié ours, moitié femme. Car ce qui ouvre ce saisissant récit, c’est la rencontre en août 2015 avec un ours, qui a failli tuer la narratrice, Natassja Martin, anthropologue spécialiste de l’animisme dans le Kamtchatka.
David King est à la tête d’un empire : les camions bleus de son entreprise de déménagement vous font des queues de poisson sur les routes, vous ne pouvez pas rater ses pubs sur les chaînes câblées, à la radio ou en 4×3 sur les murs : King’s Moving, déménageurs depuis 1948 pour les 5 boroughs de New York et 3 États voisins, sans compter les six entrepôts de stockage télésurveillés, climatisés et accessibles 24/7. Cet empire, Joshua Cohen en fait le biais d’une saisie caustique de notre époque, dans un roman qualifié par le New Yorker de « Soprano à la juive ».
Figure de proue du nouveau service de vidéo à la demande d’Apple, The Morning Show propose une plongée dans l’univers d’une matinale télé installée mais fragilisée depuis que son présentateur vedette a été accusé de harcèlement sexuel.
Alliés dans la création, Michèle Métail et Louis Roquin parlent dans cet entretien des inventions qu’ils mettent en œuvre, des rencontres qu’ils provoquent entre leurs recherches, des coïncidences fécondes qui apparaissent, des principes qui les guident. L’ensemble pouvant sans doute être réuni sous une règle qui défait toute règle : déborder des cadres.
Le duc de Guermantes n’est jamais sans maîtresse, une maîtresse dont à chaque fois il est follement épris et qu’il affiche. Toutes se ressemblent d’ailleurs :
Lamentable ? Navrant ? On a du mal à trouver les mots qu’il faudrait. On ne veut pas lui faire de la pub. On cherche plutôt le symptôme. De quoi cet « essai » est-il le nom ? Des sottises, on en écrit depuis toujours et on devrait s’y être fait… Mais on se sent soudain une âme de lanceur d’alerte et le radar ABRL (« Attention Baufitude en Roue Libre ») clignote trop sa race.
À l’occasion des 30 ans de La Librairie du XXIe siècle créée et dirigée aux éditions du Seuil par Maurice Olender, la Bpi organisait, le 9 décembre, une rencontre avec quelques-un.e.s des auteur.e.s qui se croisent dans cette collection éclectique, riche de plus de 250 titres traduits en une quarantaine de langues.
Edit : en raison du mouvement de grève, la rencontre est reportée à une date ultérieure, qui vous sera communiquée dès que nous en aurons connaissance.
Ce 5 décembre, chacun l’a comme murmuré en soi ou formulé à haute voix pour lui-même et pour les autres, pour toutes celles et tous ceux qui vont s’unir autour de lui ou à qui on s’unira : ça ne peut pas continuer ainsi. Ça ne peut plus durer. Ça doit finir.