Septième lecture d’un extrait du « Monologue de Bassoléa », un des chapitres de Des espèces de dissolution, de Juliette Mézenc, paru en 2019 aux éditions de l’Attente.
Chute libre est une émission de Paul de Brancion qui s’entretient ici avec Joël Vernet.
Que l’image d’une maison introduise au portrait d’un écrivain pourrait surprendre, sauf à se souvenir d’un des passages les plus saisissants d’un livre de Claude Ollier, Une histoire illisible, que Christian Rosset cite dès le prologue, comme pour marquer le seuil du récit qu’il s’apprête à faire : « La maison avait un corps. Elle avait des mains, des yeux. Elle avait un souffle ».
On aurait intitulé ce texte : « Éloge du silence ». Parce que cela fait longtemps que ce titre-programme trotte en tête. Et puis, au moment de se mettre à l’écriture, découvrir que le titre existe, qu’il a été celui d’un livre à succès il y a trente ans et seize fois réédité depuis : un essai sur le silence qui est surtout un livre de sagesse, par un auteur qui puise dans la philosophie asiatique et cite le maître zen Deshimaru : « Vous devez pouvoir méditer sous les bombes ! »
Non,ce ne sera pas un texte sur le Covid-19, un de plus. Encore moins un texte sur le monde d’avant et le monde d’après, un de plus.
Prenez un premier rôle musculeux sévèrement burné, opposez-lui un adversaire un peu lisse mais ténébreux quand même, ajoutez un mentor au grand cœur et un ou deux personnages féminins histoire de réduire un peu le taux de testostérone au mètre carré et vous avez tous les ingrédients de Balle perdue : un film d’action français qui s’ajoute à la trop longue liste des films dont ne souviendra plus dès le début du générique de fin.
Obsessions, publié en 2014 dans la collection « L’infini » chez Gallimard, est le cinquième livre de Jean-Jacques Schuhl, après Rose Poussière et Télex n°1 publiés en 1972 et 1976 et après Ingrid Caven et Entrée des fantômes publiés en 2000 et 2010.
C’est une jeune femme brune au sourire conquérant, qui brandit un drapeau au cœur d’un concert de milliers de jeunes gens qui reprennent à plein poumon les refrains de cinq garçons dans le vent.
Le cinéma sert à poser des questions, pas à y répondre, disait le tout jeune Leos Carax à la Berlinale de 1987. Il semblerait que toute une nouvelle génération de cinéastes l’ait pris au pied de la lettre, commençant à remettre en cause toute forme d’assignation du film à un genre, à une fonction, à un public. Le nouveau film-question de Patric Chiha arbore fièrement son hybridité, en défiant dès son titre les attentes d’un spectateur éventuel, ce spectateur cœur de cible dont tout le monde sait qu’il n’existe plus mais qui continue, du fond du gouffre, à dicter la loi du marché affolé des images.
Les salles de cinéma rouvrent aujourd’hui. L’occasion de voir Si c’était de l’amour de Patric Chiha, sorti le 4 mars dernier, juste avant le confinement, auquel Diacritik avait consacré deux articles que nous republions pour fêter cette réouverture des salles obscures.