Le Treize est le récit détaillé des attentats du 13 novembre 2015 (préparatifs, déroulement), dans l’esprit du « récit documentaire » ou du « document poétique » inspirés notamment des objectivistes américains.
Dans Le grand incendie de Londres (1989), Jacques Roubaud évoque « la composition des gelées, et spécialement de la plus rare de toutes, la gelée d’azeroles », longtemps préparée par sa mère à Saint-Félix avant qu’il ne la fasse lui-même. Et l’écrivain l’assure, la gelée n’est ni une science ni une technique mais bien un art.
*Musique originale de Jeff Russo
Il y a plusieurs manières d’aborder la critique d’Alien : Earth (Noah Hawley, 2025) à la suite de sa diffusion depuis la mi-août dernière sur Disney+. On pourrait comme l’ont fait déjà beaucoup sur les réseaux sociaux, s’attacher à dire ce qui marche et ce qui ne marche pas, les raisons pour lesquelles on a aimé, ou pas, ou pas complètement. Ou encore comment on raccroche d’un opus à l’autre à la saga Alien — ou comment on échoue à le faire.
À la rentrée de septembre 2024, Flammarion a inauguré une collection dans laquelle « universitaires et écrivains des nouvelles générations » proposeront « des enquêtes variées abordant la politique, la terre, le social et l’intime ».
Voici un romancier qui cite les Ecritures – en français, en latin ; aujourd’hui dans son roman Persona grata comme précédemment dans Pour les siècles des siècles, qui lui-même faisait suite à Rabalaïre, tous les trois publiés chez P.O.L (en 2021, 2023 et 2025) – chez P.O.L où l’on a aussi un théoricien des images, Jean Louis Schefer (1938-2022) qui dans son ouvrage Cinématographies (1998) développait l’idée absurde (disait-il lui-même) « d’une généalogie des images depuis la scène de Golgotha »…
Lire est une activité dévorante pouvant s’accomplir à peu près partout, de manière volontiers désordonnée ; c’est affaire de trous dans l’emploi du temps, et non d’organisation rationnelle des activités du jour. Écrire un journal de lecture, cherchant à retenir de petites pensées éphémères, en écho à des éclats de textes explorés avec plus ou moins d’acuité, l’est davantage encore – le moment heureux de cette activité étant celui du montage. Mais avant d’y parvenir, il faut griffonner, raturer, détruire, reprendre, se frotter à certaines limites, alors qu’en finir n’est pas au programme : on ne rend sa copie qu’en raison de ce qui a été paraphé sur le dérisoire contrat qu’on a conclu avec soi-même. Il s’agit toujours d’un exercice de la liberté dont il faut saisir les opportunités, quitte à en sortir un peu sonné – entre fatigue et perplexité.
Si Arnaud des Pallières a adapté Michael Kohlhaas au cinéma il y a une dizaine d’années, avec Mads Mikkelsen dans le rôle-titre, de Heinrich von Kleist on connaît surtout en France Le Prince de Hombourg, Penthésilée ou La Marquise d’O. Pour le reste, de ce côté du Rhin, on ignore presque tout de lui et de ses tentatives éditoriales avortées.
Diacritik publie il suffit de traverser la mer, un feuilleton composé par la poétesse Catherine Weinzaepflen.
Comment le journaliste Nicolas Plommée arrive-t-il à procurer un plaisir philosophique au lecteur de son tout récent ouvrage référence en français sur Kylie Minogue ? En déroulant subtilement la vaste carrière de l’australienne…
Depuis ses débuts dans le champ littéraire, Paloma Hermina Hidalgo s’est distinguée par ce que l’on nomme communément une plume : un style, une écriture absolument singulière et hors-norme qui constellent le ciel de la poésie contemporaine.
Après Extrêmes et lumineux, Au nord du futur, Provisoires et Signes des temps, Christophe Manon fait paraître Élégies mineures. Entretien avec l’auteur.
Le Treize est le récit détaillé des attentats du 13 novembre 2015 (préparatifs, déroulement), dans l’esprit du « récit documentaire » ou du « document poétique » inspirés notamment des objectivistes américains.
Conan Doyle en Pléiade… On imaginait cela impossible, ne serait-ce qu’il y a une dizaine d’années. Lovecraft, oui, on est un peu moins surpris. Celui-là a une fibre littéraire qui le ferait accepter même par ceux que l’étiquette de la littérature de genre rebute. Et puis il y a son style et le genre, le fantastique (qui a toujours été le sous-genre le mieux accepté par la grande littérature – voyez Balzac, Maupassant, Borges). Mais Conan Doyle ?
À la rentrée de septembre 2024, Flammarion a inauguré une nouvelle collection dans laquelle « universitaires et écrivains des nouvelles générations » proposeront « des enquêtes variées abordant la politique, la terre, le social et l’intime ».
Si tant est qu’elle soit intense, fervente ou souveraine, une œuvre (perçue de façon fragmentaire ou dans sa totalité) nous rend – parfois – muets ou bègues.